Auteur/autrice : massire Diop
Ségou: le maire de Dogofry, Modibo Kimbiri, assassiné sur l’axe Diabaly–Dogofry
Énergie solaire : un nouvel élan pour les centres de santé
Publié ce lundi 1er septembre 2025, un rapport de l’IRENA souligne les impacts concrets de l’électrification solaire des centres de santé. Dans des localités comme Bozola, Niaréla et Bagadadji, des installations photovoltaïques rurales améliorent les soins et la conservation des vaccins.
Dans les quartiers populaires de Bamako — Bozola, Niaréla — ainsi qu’à Bagadadji, des Centres de Santé Communautaires (CSCOM) sont désormais équipés de panneaux solaires, offrant une fourniture électrique permanente. Cette alimentation fiable permet des accouchements nocturnes sécurisés, une conservation optimale des vaccins, et une meilleure continuité des soins.
Ces installations solaires réduisent la dépendance aux groupes électrogènes coûteux et sujets aux pannes. Dans un contexte de coupures électriques fréquentes et de crise financière d’Énergie du Mali, ces solutions garantissent une sécurité énergétique essentielle pour les services de santé de base.
Selon le rapport IRENA publié le 1er septembre 2025, l’électrification solaire transforme le quotidien des centres de santé dans tout le pays. Elle facilite un éclairage permanent pour les soins d’urgence, la conservation des vaccins et le fonctionnement des appareils de diagnostic. Le rapport indique qu’il s’agit de solutions durables, rendues possibles grâce à des partenariats entre communautés locales, techniciens formés et acteurs internationaux.
Ce déploiement s’inscrit dans un mouvement plus vaste : selon les données les plus récentes, le Mali compte déjà plus de 130 000 kits solaires installés dans les foyers, écoles, centres de santé, ainsi que 700 installations d’éclairage hors réseau et 400 mini‑réseaux pour les télécommunications et les hôpitaux. Ces chiffres témoignent d’une stratégie nationale ambitieuse en faveur des énergies renouvelables, en complément des projets solaires à grande échelle — comme la centrale photovoltaïque de Ségou (33 MW) et la centrale de Kita (50 MW), déjà opérationnelle depuis avril 2020.
Choguel Kokalla Maïga placé en garde à vue
L’ancien Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a été placé en garde à vue, ce mardi 12 août 2025, après avoir été auditionné pour la première fois le 1er août 2025 par la brigade du Pôle national économique et financier. Cette audition s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur des allégations de détournement de fonds publics.
Selon le communiqué de son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, Maïga a été convoqué pour des confrontations avec certains de ses anciens collaborateurs. Toutefois, ces confrontations n’ont pas eu lieu, et le placement en garde à vue a été notifié en fin de journée.
En plus de l’ex-Premier ministre, plusieurs de ses anciens collaborateurs, dont son ancien directeur de cabinet, le professeur Issiaka Ahmadou Singaré, ainsi que trois anciens directeurs administratifs et financiers de la Primature, sont également placés en garde à vue.
Cette mesure fait suite à un rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG) qui a révélé des irrégularités financières, notamment des dépenses excessives liées à la gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) et de la Primature. Maïga est présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation par les juridictions compétentes.
Décès de Tiébilé Dramé, une figure clé de la transition démocratique
L’ancien ministre des Affaires étrangères et figure de la transition démocratique au Mali, Tiébilé Dramé est décédé, ce mardi 12 août 2025 à Paris, à l’âge de 70 ans. Sa disparition a été confirmée par des sources proches de la famille.
École Hôtelière Chiaka Sidibé : Dix ans d’excellence et de passion au service de l’hôtellerie
En dix années d’existence, l’École Hôtelière Chiaka Sidibé s’est imposée comme une référence incontournable dans la formation des métiers de l’hôtellerie et de la restauration au Mali. Le 7 août 2025, une conférence de presse organisée dans l’enceinte du Grand Hôtel de Bamako a marqué le coup d’envoi des célébrations de cet anniversaire.
Intelligence artificielle : Entre avantages et limites pour le journaliste
Le recours des professionnels des médias à des robots numériques pour la recherche, le tri, la rédaction d’articles et la génération d’images connaît une expansion fulgurante dans les rédactions. Malgré les opportunités, savoir manier ces outils préserve de nombreux dangers. Tel a été l’objet de réflexion des journalistes, en prélude à la 4e nuit de l’Union Nationale des Journalistes Reporters du Mali (UJRM).
Le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a servi de cadre à cette journée de réflexion organisée par l’UJRM, ce vendredi 08 août 2025. Placée sous le parrainage et la co-animation de M. Salif Sanogo, journaliste, et de M. Yacouba Diarra de Robot Mali, cette rencontre avait pour thème l’apport et les dangers de l’intelligence artificielle dans les rédactions. Selon M. Sanogo, « un article écrit à 15% par l’IA n’est plus un article de journaliste, c’est l’article d’un robot. Certains vont jusqu’à 80% d’usage d’IA au Mali ».
L’usage de l’IA connaît une progression rapide dans tous les secteurs, et particulièrement chez les journalistes. Selon l’enquête « State Of The Media » menée par Cision, 17% des journalistes dans le monde déclaraient utiliser régulièrement l’IA en 2024, 28% de façon occasionnelle, et le reste pas du tout. Ce taux a considérablement augmenté, atteignant 53% en 2025. Les journalistes y recourent principalement pour gagner du temps dans des tâches chronophages : transcription d’interviews ou de contenus audio, recherche documentaire, correction de textes, voire rédaction partielle d’articles. Pour M. Sanogo, utiliser l’IA pour rédiger entièrement un article soulève une question éthique importante.
Face aux risques d’un usage non contrôlé, M. Sanogo rappelle que faire écrire un texte par l’IA comporte plusieurs dangers : celle-ci puise dans des sources multiples sans toujours garantir la fiabilité, ce qui expose à des risques de plagiat, de mésinformation ou de désinformation.
Contrôler l’usage
Nonobstant ses avantages, l’intelligence artificielle a ses limites, puisqu’il faut de l’intelligence humaine pour l’utiliser efficacement. Sans requêtes claires et objectives, elle ne peut produire de résultats pertinents. Pour cela, il est essentiel de former les journalistes à une utilisation maîtrisée de ces outils. Selon le conférencier, « l’intelligence artificielle ne peut pas remplacer l’intelligence humaine ».
Pour sa part, M. Yacouba Diarra, de Robot Mali, après avoir énuméré les apports de l’IA dans le travail journalistique, a expliqué ses limites, notamment son incapacité à reproduire le sens critique et le jugement humain.
Pour contrer les menaces croissantes liées à l’IA, M. Sanogo a lancé un appel à la réflexion sur l’élaboration d’une charte visant à limiter l’usage de l’IA à 15% dans les rédactions, comme cela se fait dans certains pays.
Joseph Amara Dembélé
Café statistique : favoriser la diffusion des données statistiques
L’Institut National de la Statistique (INSTAT) a organisé le 17 juillet 2025 un « café statistique » à l’intention des représentants des médias. Une trentaine de journalistes et de membres de l’INSTAT ont pris part à ce cadre d’échanges destiné à sensibiliser sur l’utilisation des données statistiques.
Ghana : Deux ministres périssent dans un crash d’hélicoptère militaire
Le Ghana est en deuil après le crash tragique d’un hélicoptère militaire qui a coûté la vie à huit personnes, dont deux ministres du gouvernement, ce mercredi dans la matinée.
Libération sans opération militaire de quatre chauffeurs marocains enlevés en janvier 2025
Le Gouvernement du Mali a annoncé, le 4 août 2025, la libération de quatre chauffeurs routiers marocains enlevés le 18 janvier 2025 dans le nord-est du Burkina Faso, près de la frontière nigérienne. L’enlèvement avait été attribué au groupe armé « État islamique dans la province du Sahel » (EIPS), actif dans la zone dite des trois frontières.
Les chauffeurs transportaient du matériel vers le Niger lorsqu’ils ont été interceptés sur un axe isolé, dans une zone où circulent fréquemment des groupes armés non étatiques.
AfroBasket 2025 : le Mali tombe en finale face au Nigeria, quintuple champion d’Afrique
Le Nigeria a conservé son titre continental en battant le Mali 78 à 64 en finale de l’AfroBasket féminin 2025, dimanche 3 août au Palais des Sports de Treichville à Abidjan. Déjà quadruple tenant du titre (2017, 2019, 2021, 2023), le Nigeria devient la première nation à remporter cinq titres consécutifs dans l’histoire de la compétition.
Le Mali avait entamé la rencontre avec intensité, remportant le premier quart-temps 26 à 21. Les Nigérianes ont ensuite rééquilibré les débats avant la pause (15-20), portant le score à 41 partout à la mi-temps. Plus tranchantes au retour des vestiaires, les D’Tigress ont pris l’ascendant dans le troisième quart (20-15), avant de conclure la rencontre avec autorité dans les dix dernières minutes (17-8), pour un score final de 78 à 64.
Sika Koné a été la meilleure marqueuse du Mali avec 16 points et 13 rebonds, bien accompagnée par Sira Thienou (14 pts), Djeneba N’Diaye (13 pts, 5 rbds) et Alima Dembélé (11 pts, 5 rbds). Le parcours malien reste solide, avec une demi-finale parfaitement maîtrisée face au Soudan du Sud (76-50).
Cette édition 2025 a été marquée par la performance historique du Soudan du Sud qui, pour sa toute première participation, a remporté la médaille de bronze en s’imposant face au Sénégal (66-65). Quatre nations — Nigeria, Mali, Soudan du Sud et Sénégal — sont qualifiées pour les tournois de qualification à la Coupe du Monde FIBA Women 2026, qui se déroulera à Berlin du 4 au 13 septembre.
Organisé du 26 juillet au 3 août en Côte d’Ivoire, l’AfroBasket 2025 a réuni 12 sélections nationales. Le Mali, déjà finaliste en 2021, confirme sa régularité au plus haut niveau africain, en attendant les prochaines échéances internationales.
Cybercriminalité : Moussa Mara en détention provisoire après un tweet sur des détenus
L’ancien Premier ministre Moussa Mara a été placé sous mandat de dépôt ce vendredi 1er août 2025 à Bamako, après une audition devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Cette mesure intervient dans le cadre d’une procédure liée à un message publié le 4 juillet 2025 sur le réseau social X (anciennement Twitter), dans lequel il exprimait sa solidarité à l’égard de plusieurs personnes détenues.
Dans le message en question, M. Mara évoquait les visites qu’il a effectuées à plusieurs figures de la société civile incarcérées, dont Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, Rose « La Vie Chère », Clément Dembélé, Issa Kaou N’Djim et l’imam Bandiougou. Il écrivait notamment : « Nous faisons ces périples régulièrement pour leur signifier notre solidarité. Nous poursuivons des efforts auprès des familles également. Tout cela pour que jamais ne s’éteigne en eux la flamme de l’espoir. […] Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître. Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive et le plus tôt possible ».
Ce message avait déjà donné lieu à des auditions successives. Le 15 juillet devant la Brigade d’investigations judiciaires, puis le 16 juillet devant le procureur du tribunal de grande instance de la Commune IV. À cette date, aucune suite judiciaire n’avait été annoncée.
Selon l’avocat de Moussa Mara, Me Mountaga Tall, le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a statué sur les mêmes faits et le même dossier, sans qu’aucun nouvel élément ne soit versé. « Le même dossier, les mêmes faits, aucun élément nouveau. Et pourtant, le procureur décide de placer mon client en détention provisoire », a-t-il déclaré. Il précise que le procès est prévu pour le 29 septembre 2025.
Me Tall indique que les chefs d’inculpation notifiés à son client sont les suivants : atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public et publication et diffusion de fausses nouvelles mensongèrement attribuées à des tiers, faites de mauvaise foi, susceptibles de troubler la paix publique. L’avocat conteste l’ensemble de ces qualifications et affirme que la défense reste déterminée à « faire triompher le droit ».
Ce placement sous mandat de dépôt intervient après une mesure d’interdiction de sortie du territoire prise à l’encontre de M. Mara le 21 juillet 2025.
Moussa Mara, ancien maire de la Commune IV de Bamako, a dirigé le gouvernement entre avril 2014 et janvier 2015. Il a également été député et président du parti Yelema.
Aucune information officielle n’a été communiquée par le parquet quant à la durée de la détention provisoire ni sur la date exacte de l’inculpation formelle.
Mouvement féministe du Mali : les acteurs formés en communication interne
Le Mouvement féministe du Mali (MFM) a organisé les 18 et 19 juillet 2025 un atelier sur la communication interne à l’intention de ses membres. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des membres, en vue d’une pleine opérationnalisation du mouvement.
« Le mouvement entre dans une phase d’extension de ses activités dans les régions déjà couvertes », explique madame Diarra Djingarey Maïga, présidente du MFM. Ce renforcement institutionnel doit donc permettre aux membres de participer pleinement à cette extension. En outre, le mouvement féministe a des valeurs et des principes qu’il entend partager pour une meilleure appréhension par le public et pour lutter contre les stéréotypes souvent négatifs liés au féminisme. C’est pourquoi il est important que ces valeurs soient d’abord celles des membres, à travers leurs interactions internes et avec les autres.
Conformément à l’un de ses principes, qui est l’inclusion et la non-discrimination, le mouvement a intégré à cette formation une communication sur la langue des signes, qui est le mode d’expression de certains de ses membres, afin de les outiller sur des messages clés du mouvement.
L’atelier sur la communication interne vise donc un double objectif : dans le cadre de l’extension régionale, mieux faire connaître et comprendre les droits des femmes sur le plan local et être des vecteurs de changement.
Communication stratégique
Animé par un expert en communication, « l’atelier sur la communication interne consistait à expliquer les généralités sur la communication », a précisé Sadou Yattara, chargé de la formation. En permettant aux responsables d’avoir une communication stratégique à destination des structures d’exécution, la communication interne permet aussi à ces dernières d’émettre des avis pour orienter les décideurs. Dans le même temps, elle facilite l’échange entre les différents membres, quel que soit leur niveau, afin que personne ne se sente exclu et que chaque membre devienne un « ambassadeur » du mouvement, a conclu M. Yattara.
Dans un monde où la communication reste incontournable mais complexe, le MFM entend être un acteur engagé dans la construction de son image et de son message.
Afrobasket féminin 2025 : Le Mali retrouve le Soudan du Sud en demi-finale ce samedi
Après un parcours sans faute, les Aigles Dames du Mali se sont qualifiées pour les demi-finales de la 29ᵉ édition de l’Afrobasket féminin, organisée à Abidjan (Côte d’Ivoire). En quart de finale ce jeudi 31 juillet, les Maliennes ont dominé le Mozambique sur le score net de 86 à 68, confirmant leur statut de prétendantes sérieuses au titre.
Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en quart de finale face au Mozambique, un défi décisif
Les Aigles Dames du Mali ont brillamment validé leur ticket pour les quarts de finale de la 29ᵉ édition de l’Afrobasket féminin, organisée à Abidjan (Côte d’Ivoire) depuis fin juillet 2025. Avec deux victoires lors de la phase de groupes, elles ont terminé en tête du groupe B, devant le Cameroun et le Soudan du Sud, affichant une belle régularité et un collectif soudé.
Le début du parcours malien a été marqué par un match tendu, remporté de justesse 55-53 face au Soudan du Sud, adversaire coriace et prometteur du tournoi. La capitaine Djeneba N’Diaye et ses coéquipières ont ensuite confirmé leur solidité face au Cameroun en infligeant un large revers (75-49), montrant ainsi un équilibre entre défense et attaque.
Ce jeudi 31 juillet, le Mali affrontera le Mozambique en quart de finale, une étape cruciale qui pourrait ouvrir la voie vers le dernier carré. Le Mozambique a réussi à se qualifier en dominant largement la Guinée (91-38), mais le match s’annonce disputé. Les Mozambicaines sont réputées pour leur jeu physique et leur expérience sur la scène continentale.
Si les Aigles Dames s’imposent, elles retrouveront le Soudan du Sud, qui s’est imposé de justesse (69-68) contre l’Ouganda lors des huitièmes de finale, confirmant son statut d’équipe surprise du tournoi. Cette possible revanche promet une confrontation intense, avec en jeu une place en demi-finale.
Le basket féminin malien montre ainsi un net regain de compétitivité, porté par un groupe jeune mais talentueux, notamment grâce aux performances remarquées d’Alima Dembélé et Sika Koné. Leurs qualités individuelles alliées à une cohésion collective solide font du Mali une des équipes à suivre pour les phases finales.
Le Mali a ainsi une belle carte à jouer et un objectif clair visant à poursuivre l’aventure au-delà des quarts de finale pour renouer avec les grandes performances continentales et honorer ses ambitions.
Renforcement de l’engagement citoyen : Le NIMD réunit les acteurs nationaux
Les 24 et 25 juillet 2025, le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli une session nationale de dialogue multi-acteurs organisée par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD). L’objectif était de renforcer l’engagement citoyen dans la vie publique et de favoriser la refondation au Mali à travers la validation collective d’actions concrètes et inclusives.
Baccalauréat 2025 : le taux de réussite stagne à 27 %
Le ministère de l’Éducation nationale du Mali a rendu publics, le 25 juillet 2025, les résultats officiels du baccalauréat session de juin. Sur 157 821 candidats inscrits, 43 363 ont été déclarés admis, portant le taux de réussite national à 27,48 %. Ce résultat reste pratiquement identique à celui de l’année précédente, où il s’élevait à 27,42 %.
Cette stabilité confirme une tendance de fond : malgré les efforts engagés ces dernières années, notamment l’organisation des États généraux de l’éducation, les performances globales à l’examen de fin d’études secondaires ne montrent pas de progrès significatif.
Les États généraux de l’éducation, organisés à Bamako en janvier 2024, avaient pour objectif de redéfinir les priorités et les mécanismes du système éducatif malien. Neuf piliers stratégiques avaient été définis, incluant la professionnalisation du corps enseignant, la révision des curricula, l’intégration des langues nationales, l’inclusion scolaire, ainsi que la sécurisation des établissements. Ces recommandations s’inscrivaient dans le cadre plus large du PRODEC 2 et des Assises nationales de la refondation.
À ce jour, aucun indicateur national ne permet d’établir une amélioration sensible sur le terrain. Les syndicats d’enseignants comme plusieurs établissements d’enseignement privé signalent que les conditions d’apprentissage demeurent inchangées dans de nombreuses régions.
Sur le plan statistique, la situation éducative au Mali reste préoccupante. Selon les données consolidées du secteur, près de 60 % de la population n’a jamais été scolarisée, un taux qui dépasse 64 % en milieu rural. L’analphabétisme affecte également 61 % des femmes, ce qui limite largement l’accès à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle.
Comparativement à d’autres pays de la région, les écarts sont marqués. Le Bénin, par exemple, a enregistré un taux d’admissibilité de 73,02 % en 2025. En Côte d’Ivoire, le taux de réussite au baccalauréat cette année est de 36,73 %. Le Sénégal affichait déjà 56,6 % en 2024. Ces données confirment que le Mali reste, à l’échelle ouest-africaine, l’un des pays où l’accès à l’enseignement supérieur demeure le plus faible après l’enseignement secondaire.
Le suivi-évaluation des recommandations issues des États généraux de l’éducation n’a pas encore permis de mesurer l’état de leur mise en œuvre. Le tableau de bord national des statistiques enseignantes, élaboré en partenariat avec l’UNESCO, reste en cours de déploiement.
Les autorités n’ont pour l’instant annoncé aucun ajustement spécifique à la politique d’évaluation ou au dispositif de préparation du baccalauréat pour 2026.
