Le Conseil des ministres a adopté, vendredi 25 septembre, les projets de texte portant création de la Société malienne de Transport et de Logistique ainsi que l’approbation de ses statuts. La décision a été prise sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures.
Selon le communiqué gouvernemental, la société aura pour mission d’assurer le transport public routier de personnes et de marchandises, à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali. Cette formulation lui attribue à la fois une activité nationale, des liaisons transfrontalières et le transport de voyageurs.
La décision porte, à ce stade, sur la création juridique de la structure et l’approbation de ses statuts. Le communiqué publié après le Conseil des ministres s’arrête à son nom et à sa mission. Il ne chiffre ni son capital social, ni son parc initial de véhicules, ni la date de démarrage de ses opérations.
Une réponse liée aux circuits d’approvisionnement
Le gouvernement relie cette création aux difficultés rencontrées dans l’importation et l’exportation des produits. Le communiqué cite le transport, l’entreposage, la manutention et le stockage des marchandises agricoles, des intrants et des hydrocarbures.
Le Mali dépend principalement des corridors routiers reliant son territoire aux ports des pays côtiers. Les produits importés transitent par plusieurs frontières avant leur acheminement vers les dépôts et les centres de consommation. Les mêmes voies servent à exporter le coton, les produits agricoles et d’autres marchandises.
La Société malienne de Transport et de Logistique est ainsi présentée par le gouvernement comme un outil intervenant sur l’ensemble de cette chaîne. Sa mission officielle dépasse le seul déplacement des camions puisqu’elle s’inscrit dans une réforme consacrée à l’importation, au stockage et à l’exportation des produits considérés comme stratégiques.
Les premières informations publiées ne précisent pas la répartition des activités entre la nouvelle société, les entreprises privées de transport, les opérateurs pétroliers et les organismes publics déjà engagés dans l’approvisionnement. Cette organisation pourra être établie à partir des statuts complets et des textes d’application.
Près de 58 millions de litres reçus en une semaine
La création intervient alors que les services publics et les opérateurs suivent chaque semaine les entrées d’hydrocarbures. Selon les chiffres présentés lors de la 34e réunion de suivi de l’approvisionnement, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, 57,999 millions de litres de gazole et de supercarburant ont été réceptionnés entre le 14 et le 20 septembre.
Plusieurs sources, qui rapportent ces données, chiffre à environ 1 273 le nombre de camions-citernes correspondant. Un autre convoi de 1 278 citernes était en cours de réception à Bamako au moment de la réunion.
Au 20 septembre, les dépôts d’OMAP, de SANKE et de STAR Oil comptaient ensemble 10,171 millions de litres de gazole et 10,089 millions de litres de supercarburant, d’après la même source. Ces chiffres portent uniquement sur les trois dépôts cités et sur la situation enregistrée à cette date.
Ils décrivent des opérations conduites avant la mise en activité annoncée de la nouvelle société. Ils donnent néanmoins une indication sur le volume des flux que mobilise l’approvisionnement du pays et sur le nombre de véhicules engagés pendant une seule semaine.
La mission adoptée le 25 septembre couvre également le transport de voyageurs. Les textes rendus publics placent donc dans une même structure deux activités distinctes, le transport public de personnes et le transport de marchandises. Les statuts complets permettront d’identifier les organes de direction, les ressources initiales et les modalités d’exploitation retenues pour chacune d’elles.
Massiré Diop




