Sommet Russie–Afrique : Assimi Goïta est arrivé à Moscou

Le président de la Transition a quitté Bamako dimanche 25 octobre pour participer au troisième sommet Russie–Afrique. La rencontre est prévue les 28 et 29 octobre dans la capitale russe.
Assimi Goïta a quitté Bamako dimanche 25 octobre à destination de Moscou. Le gouvernement malien confirme qu’il participera au troisième sommet Russie–Afrique, organisé les 28 et 29 octobre à l’invitation du président russe Vladimir Poutine.
Cette annonce établit le départ effectif du chef de l’État et l’objet principal de son voyage. Le programme rendu public dimanche porte uniquement sur le sommet. La composition de la délégation, les audiences bilatérales et les documents susceptibles d’être signés devraient être précisés au fil du séjour. Pour autant, des sources indiquent que plusieurs personnalités prennent part à ce déplacement dont le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre délégué en charge de la Défense et des anciens Combattants et le chef de la diplomatie malienne.
Le président Assimi Goïta avait déjà participé au deuxième sommet Russie–Afrique en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg. Son nouveau déplacement intervient seize mois après sa première visite bilatérale officielle en Russie, effectuée du 23 au 26 juin 2025.
Trois accords signés en 2025
La visite de juin 2025 avait donné lieu à une rencontre avec Vladimir Poutine au Kremlin et à la signature de trois accords.
Le premier a créé une commission intergouvernementale chargée de la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Le deuxième porte sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique, en partenariat avec l’entreprise publique russe Rosatom. Le troisième fixe un cadre général aux relations bilatérales, notamment dans les domaines politique, diplomatique et sécuritaire.
Les échanges de 2025 avaient également concerné les investissements, les transports, la formation, les infrastructures, les ressources minières et l’énergie. Le chef de l’État avait ensuite poursuivi son séjour à Kazan, dans la République du Tatarstan, où il avait rencontré des responsables publics et des entreprises russes.
Ces engagements fournissent le principal cadre de lecture du voyage actuel. Le sommet permettra aux délégations de reprendre les discussions engagées lors de la visite bilatérale, tout en les inscrivant dans une rencontre réunissant la Russie et plusieurs pays africains.
Sécurité, énergie et échanges économiques
La défense demeure l’un des principaux domaines de coopération entre Bamako et Moscou. Le Mali reçoit du matériel militaire russe et accueille des personnels russes engagés dans la formation et l’appui aux forces nationales.
La coopération énergétique couvre plusieurs projets à des niveaux d’avancement différents. L’accord conclu avec Rosatom établit un cadre juridique pour l’usage civil de l’énergie nucléaire. Sa mise en œuvre peut concerner la formation de spécialistes, les applications médicales et agricoles, la recherche ainsi que d’éventuelles infrastructures énergétiques.
La commission intergouvernementale constitue, pour sa part, le mécanisme chargé d’organiser les discussions économiques et techniques. Elle couvre le commerce, les investissements, les mines, l’énergie, les sciences et les projets associant les administrations ou les entreprises des deux pays.
Le sommet des 28 et 29 octobre doit maintenant préciser les thèmes effectivement inscrits à l’agenda malien. Les communiqués publiés à Moscou permettront d’identifier les rencontres réalisées, les accords conclus et les projets assortis d’un calendrier.