Depuis plusieurs jours, les yeux rougis se multiplient autour de nous. Dans les familles, les quartiers et les lieux de travail, la conjonctivite communément appelée « Apollo » circule visiblement. La rentrée scolaire y ajoute désormais un espace particulièrement sensible avec des classes souvent chargées où les enfants partagent tables, fournitures et jeux.
Le ministère de la Santé a reconnu le 30 septembre une multiplication des cas, tout en jugeant la situation peu alarmante. Ce message doit aujourd’hui sortir des communiqués pour entrer dans les écoles. Attendre une forte progression des consultations avant d’organiser la prévention ferait perdre un temps précieux.
Les gestes recommandés sont pourtant simples. Se laver régulièrement les mains, éviter de se frotter les yeux et garder pour soi serviettes, mouchoirs et autres effets personnels réduisent les risques de transmission. Les remèdes improvisés, notamment le citron, le savon ou les collyres utilisés sans prescription, peuvent aggraver l’irritation.
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Chaque établissement devrait consacrer quelques minutes à cette sensibilisation. Les enseignants peuvent reconnaître les premiers signes, prévenir les parents et orienter les enfants concernés vers un professionnel de santé. Encore faut-il mettre à leur disposition de l’eau, du savon et des consignes claires.
Une remontée régulière des cas observés dans les écoles permettrait aussi aux services sanitaires de suivre l’évolution de la maladie et de concentrer leurs actions sur les zones les plus touchées.
Il ne s’agit pas d’alarmer, encore moins de stigmatiser les malades. Il s’agit tout simplement d’empêcher qu’une affection très contagieuse gagne rapidement les salles de classe. Face à « Apollo », la prévention doit commencer maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.




