Les États-Unis ont placé le 9 octobre la Cour pénale internationale sous sanctions. Les entreprises américaines ont six mois pour cesser leurs transactions avec l’institution, qui risque de perdre l’accès au dollar, aux services financiers et à certains fournisseurs technologiques.
Washington exige l’annulation des mandats visant Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, l’arrêt des enquêtes concernant des ressortissants américains et la limitation de la compétence de la Cour envers les États non membres.
La décision est intervenue quelques heures après l’attribution du Nobel de la Paix à Navi Pillay, juriste sud-africaine et ancienne juge de la CPI. Elle fut aussi Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme. Donald Trump, qui revendiquait ce prix, a vivement critiqué ce choix. Pillay a présidé une commission de l’ONU ayant accusé Israël de génocide à Gaza, ce qu’Israël rejette.
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La CPI a dénoncé une tentative « d’entraver le cours de la justice » et appelé ses 125 États membres à préserver son fonctionnement. À Bruxelles, l’Union européenne a regretté les sanctions. Londres s’est aussi démarquée de Washington : le Royaume-Uni et sept autres alliés ont exprimé leur « ferme désaccord ».
Cette offensive place désormais les alliés des États-Unis devant leurs engagements envers la justice internationale.




