Le Conseil national de Transition a adopté jeudi le projet de loi de finances rectificative avec 121 voix favorables. Les dépenses augmentent de 415,1 milliards de FCFA et le déficit prévisionnel progresse de 100 milliards.
Le Conseil national de Transition a adopté, jeudi 22 octobre, le projet de loi modifiant le budget de l’État pour 2026. Le texte avait été approuvé en Conseil des ministres le 3 juillet avant sa transmission à l’organe législatif.
Les dépenses budgétaires passent de 3 578,217 milliards à 3 993,319 milliards de FCFA. Cette augmentation de 415,103 milliards représente une progression de 11,6 %.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les recettes sont relevées de 3 057,792 milliards à 3 372,895 milliards de FCFA. Leur hausse atteint 315,103 milliards, soit 10,3 %. La différence entre les recettes et les dépenses porte le déficit prévisionnel à 620,425 milliards de FCFA, contre 520,425 milliards dans le budget initial.
Trois nouvelles sources de recettes
Le projet de loi attribue 100 milliards de FCFA de recettes supplémentaires à l’amélioration du produit de la taxe ad valorem appliquée au secteur minier. Cette progression est liée à l’évolution du cours de l’or, selon la note de présentation du ministère de l’Économie et des Finances.
La taxe sur les gains des paris sportifs doit apporter 50 milliards de FCFA. Les contributions destinées aux fonds miniers représentent 165,103 milliards supplémentaires.
Quatre comptes spéciaux du Trésor sont concernés. Le Fonds minier de développement local doit recevoir 18,436 milliards de FCFA. Le fonds consacré aux infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport représente 121,573 milliards. Le financement de la recherche géologique, de la formation et du renforcement des capacités atteint 24,475 milliards. Une enveloppe de 619 millions de FCFA est affectée à la promotion du secteur minier.
Du côté des dépenses, le texte inscrit 200 milliards de FCFA de crédits de paiement supplémentaires pour les opérations de sécurisation du territoire. Il prévoit également une subvention exceptionnelle de 50 milliards de FCFA à la Compagnie malienne pour le développement des textiles. Un prêt de 30 milliards de FCFA à la CMDT figure parmi les charges de trésorerie.
Quinze établissements sanitaires concernés
Le programme sanitaire présenté devant le CNT prévoit la transformation des centres de santé de référence des six communes de Bamako en hôpitaux de district modernes.
Deux hôpitaux de district doivent être construits à Kangaba et à Bla. Sept hôpitaux régionaux sont également annoncés à Koulikoro, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro et Bandiagara.
Ces quinze opérations seront financées sur le budget national, selon le compte rendu de la séance. Le montant affecté séparément à chaque établissement et le calendrier des travaux n’ont pas été communiqués.
La Commission des finances du CNT a par ailleurs demandé au gouvernement de l’informer de toute ouverture de crédits par décret d’avance. Elle recommande également la publication périodique des ressources obtenues grâce à la cession de bâtiments appartenant à l’État.
Le vote du 22 octobre approuve ainsi la nouvelle enveloppe budgétaire et les changements de recettes et de dépenses. L’exécution des crédits consacrés aux hôpitaux, à la sécurité, à la CMDT et aux fonds miniers apparaîtra dans les prochains états d’exécution du budget.




