Attaques coordonnées : plusieurs fronts simultanément visés

Des attaques simultanées ont visé le 25 avril 2026 des positions militaires et des centres urbains à Bamako, Kati, Sévaré, Konna, Gao et Kidal. Lancées à l’aube, elles ont donné lieu à des combats dans plusieurs zones avant une accalmie signalée dans la capitale, tandis que des tirs sporadiques persistaient dans le centre du pays en milieu d’après-midi.

Des groupes armés ont mené tôt samedi des attaques coordonnées contre des installations militaires dans la capitale malienne et dans plusieurs régions du pays. Les premières détonations ont été signalées aux environs de 5 heures du matin, notamment à Bamako et à Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Des tirs ont été entendus autour des installations militaires ainsi que dans les environs de l’aéroport international Modibo-Keïta, dont les activités ont été suspendues au cours de la matinée. L’aéroport international de Bamako a été fermé au cours de la matinée, entraînant la suspension du trafic aérien.
À Kati, des explosions ont provoqué des dégâts matériels dans plusieurs zones, y compris à proximité de résidences de responsables sécuritaires. Cette localité, qui abrite des infrastructures militaires majeures, a déjà été visée le 22 juillet 2022 par une attaque repoussée par les forces armées maliennes, ce qui en fait la seconde attaque enregistrée contre cette ville-garnison sous la transition en cours.
Extension des attaques au centre et au nord
Dans le centre du pays, des affrontements ont été signalés à Sévaré et à Konna, dans la région de Mopti. Des témoins ont fait état de tirs nourris dans les premières heures de la journée. À 10 heures passées, des tirs sporadiques continuaient d’être entendus dans certaines zones et, à Mopti, des détonations étaient encore signalées jusqu’aux environs de 15 heures selon des sources locales.
Dans le nord, des éléments du Front de libération de l’Azawad ont diffusé des images et revendiqué des opérations à Gao et Kidal, affirmant y avoir pris le contrôle de certaines positions, sans confirmation indépendante complète dans l’immédiat. À la différence de ces localités, les attaques enregistrées à Bamako, Kati, Sévaré et Konna n’ont fait l’objet d’aucune revendication officielle au moment des faits.
Attribution des attaques et réponse sécuritaire
L’État-major général des armées a évoqué l’implication de groupes armés terroristes non identifiés, sans désignation précise. Dans un communiqué ultérieur, l’armée a indiqué que la situation était sous contrôle et que plusieurs assaillants avaient été neutralisés, avec des équipements détruits, sans communiquer de bilan détaillé. Des informations concordantes issues de sources sécuritaires et médiatiques évoquent une possible implication du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, sans confirmation officielle.
Les attaques du 25 avril s’inscrivent dans une série d’actions visant des positions militaires et des centres urbains au Mali. Le 17 septembre 2024, des assauts avaient visé simultanément l’école de gendarmerie de Faladié et une base aérienne proche de l’aéroport de Bamako, dans une opération revendiquée par le GSIM/JNIM, entraînant la fermeture temporaire de l’aéroport et une mobilisation sécuritaire dans la capitale.
En début d’après-midi, aucune source officielle ne faisait état de combats en cours dans la capitale. Des réunions sécuritaires impliquant des responsables militaires ont été signalées à Bamako, tandis que des dispositions sont en cours pour organiser une riposte, notamment en direction de Gao et Kidal.
Aucun bilan officiel des pertes humaines et matérielles n’était disponible dans l’immédiat. Des sources locales faisaient état de victimes civiles possibles liées aux tirs et aux déflagrations, sans confirmation chiffrée. Le Maroc, les États-Unis, la Chine et l’Union africaine ont condamné les attaques et exprimé leur soutien aux autorités maliennes.
Par son étendue géographique et la simultanéité des assauts, l’opération apparaît comme l’une des plus vastes attaques coordonnées enregistrées ces dernières années au Mali.

Eaux minérales : attention aux non certifiées

À partir de 100 francs CFA la petite bouteille, l’eau minérale est de plus en plus accessible et l’offre est diversifiée. Mais, en cette période de fortes chaleurs et de grande consommation, toutes n’ont pas une Autorisation de mise sur le marché (AMM). C’est-à-dire la caution officielle de garantie de leur qualité. Pourtant, la procédure est simple et indispensable pour certifier l’eau.

La marque, la date de péremption, voici quelques-uns des détails auxquels s’intéresse la majorité des consommateurs. Pour le reste, elle fait confiance au nom du produit ou à la société productrice. Pour les consommateurs, peu de doutes sur la qualité des eaux « en bouteille ». Pourtant, ce n’est pas ni gage de sécurité, ni une assurance.

Pour garantir la qualité sanitaire des aliments, y compris les eaux, seule l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (ANSSA) est la référence. À travers un certain nombre de critères, elle délivre l’Autorisation de mise sur le marché (AMM), donnant aux produits non seulement la permission d’être sur le marché, mais aussi la garantie qu’ils répondent aux normes sanitaires requises.

Précautions nécessaires

Mais, compte tenu du principe de « liberté du commerce », plusieurs types d’eaux minérales se retrouvent sur le marché sans ce préalable. Les consommateurs ne sont donc pas à l’abri d’éventuels risques. Pour s’assurer de la qualité de l’eau qu’ils boivent, ils doivent être attentifs au « petit » logo jaune de l’Agence de sécurité sanitaire des aliments sur l’emballage des bouteilles. Il est accompagné de la mention « autorisé par le ministère de la Santé » et du numéro de délivrance de l’AMM.

Donc, en principe, ceux qui s’apprêtent à mettre sur le marché un produit de consommation, en l’occurrence de l’eau minérale, doivent d’abord se munir de cette autorisation. Pour l’obtenir, un certain nombre de conditions doivent être remplies par les demandeurs. Outre une demande manuscrite, un dossier technique, comprenant la description du produit (dénomination, composition, date de fabrication et de péremption, etc.), son origine, la copie conforme de l’AMM du pays d’origine ou son équivalent sont nécessaires pour les produits importés.

Quant aux produits locaux, en plus des documents précités, il faut un rapport d’évaluation de la qualité sanitaire fait par un organisme agréé et une analyse du produit par le Laboratoire national des Eaux.

Les dossiers sont examinés au cours des sessions de l’ANSSA, qui se tiennent en principe tous les trois mois. Les autorisations ainsi délivrées ont une validité de cinq ans, mais des contrôles inopinés peuvent le cas échéant permettre de les retirer lorsqu’elles ne respectent plus le cahier des charges.