Six orpailleurs de nationalité burkinabè ont péri le 30 octobre sur un site de la commune de Nouga. Les autorités locales se sont rendues sur les lieux avec les services de sécurité, de secours et de protection de l’environnement.
Six personnes ont trouvé la mort vendredi 30 octobre dans l’effondrement d’une galerie d’orpaillage située près de Dioulafoundou, dans la commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba.
Selon le compte rendu de l’Agence malienne de presse, les victimes étaient toutes de nationalité burkinabè. Elles travaillaient sur un site artisanal isolé. Un engin excavateur a été mobilisé pour retirer les corps de la galerie.
Le préfet de Kangaba s’est rendu sur place en compagnie de représentants de la police, de la gendarmerie, de la Garde nationale, de la Protection civile ainsi que des services chargés de l’environnement et des forêts.
Le bilan public porte sur six décès. Le compte rendu disponible décrit une fosse transformée en galerie, mais il ne présente pas encore de rapport technique sur l’état du terrain, les soutènements utilisés ou les conditions de travail avant l’effondrement.
Le préfet a mis en cause le fonctionnement du comité local de vigilance et demandé sa réactivation. Cette déclaration constitue l’appréciation de l’autorité administrative après sa visite. Les conclusions d’une enquête technique ou judiciaire n’ont pas encore été rendues publiques.
La présence de six travailleurs burkinabè illustre la circulation de la main-d’œuvre dans les zones aurifères proches des frontières. Elle appelle également une coordination entre les administrations pour l’identification des victimes, l’information de leurs familles et le rapatriement éventuel des dépouilles.
Une série d’accidents dans les zones aurifères
La commune de Nouga avait déjà été touchée par un accident meurtrier le 29 janvier 2025. L’effondrement d’un site à Danga avait causé la mort de treize personnes.
En février de la même année, un autre effondrement à Bilalikoto, dans le cercle de Kéniéba, avait fait au moins 43 morts. Neuf décès avaient ensuite été rapportés en mars 2025 à N’Tahaka.
Ces accidents se produisent généralement sur des sites artisanaux où les galeries sont creusées avec des moyens limités. Les risques portent sur l’instabilité du sol, l’accumulation d’eau, la profondeur des excavations et l’absence de soutènement adapté.
Des règles renforcées en 2026
Le gouvernement a créé en mars 2026 une Brigade spéciale des mines disposant d’une compétence nationale et de pouvoirs de police judiciaire. Elle est chargée de rechercher les infractions minières et de contribuer à la sécurisation des sites.
L’orpaillage avait également été suspendu du 15 juin au 30 septembre pendant la saison des pluies, période durant laquelle les sols deviennent particulièrement instables. L’accident de Nouga s’est produit un mois après la fin de cette suspension.
Les contrôles réalisés depuis la reprise des activités, l’autorisation applicable au site et les conclusions de l’enquête permettront de préciser les responsabilités. La commune doit aussi établir si le site était connu des services miniers et si son exploitation avait fait l’objet d’une inspection récente.

