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Dominique KOUADIO: « À la date du 23 octobre, le nombre de nouveaux déplacés enregistrés avait atteint environ 3 500 personnes ».

Environ 3 500 nouveaux déplacés avaient été enregistrés à Macina au 23 octobre, selon Médecins Sans Frontières (MSF). Dans cet…

Environ 3 500 nouveaux déplacés avaient été enregistrés à Macina au 23 octobre, selon Médecins Sans Frontières (MSF). Dans cet entretien écrit daté du 26 octobre 2026, le chef de mission OCP de l’organisation, Dominique KOUADIO, décrit les conditions d’accueil, les besoins sanitaires et les interventions de ses équipes.

Quel est le bilan actualisé des déplacements à Macina ?
Le chiffre de 5 000 personnes déplacées correspond au cumul des déplacements enregistrés entre 2023 et 2025. Les 3 400 nouveaux déplacés sont ceux arrivés depuis le début du mois de septembre à ce jour. À la date du 23 octobre, le nombre de nouveaux déplacés enregistrés avait atteint environ 3 500 personnes.
Combien de personnes avez-vous prises en charge et pour quelles pathologies ?
La majorité des déplacés qui viennent en consultation sont des femmes et des enfants. En quinze jours, les équipes de MSF ont pris en charge 2 131 personnes, dont 662 femmes et 591 enfants.
Les pathologies les plus dominantes restent le paludisme, les infections respiratoires, etc.
Dans quelles conditions les déplacés sont-ils hébergés ?
Les déplacés arrivés dans la nouvelle vague sont pour la plupart accueillis dans des familles d’accueil. Cette situation implique probablement des conditions de vie et d’hébergement dans la promiscuité et nous pensons que cela les expose davantage aux vecteurs du paludisme vu la période d’hivernage, mais aussi à plus de vulnérabilité aux infections respiratoires aiguës.
Rencontrez-vous des difficultés d’accès aux déplacés ?
Nos équipes sont présentes dans la ville de Macina, où se trouvent les personnes déplacées. Nos activités se déroulent au CSCOM central de Macina. Donc, nous ne rencontrons pas de difficultés d’accès aux déplacés.
Avec la nouvelle stratégie qui sera mise en place, nous prévoyons de mettre en place une équipe plus décentralisée, qui mènera des activités directement sur les sites de concentration des personnes déplacées, tandis qu’une autre équipe continuera d’intervenir au CSCOM.
En coordination avec les autres acteurs humanitaires, nous restons ouverts pour des actions plus décentralisées (cliniques mobiles) sur les sites de concentration des déplacés et en fonction de l’évolution des besoins.
Quels besoins doivent être couverts en priorité ?
Les besoins en abris, en articles de ménage, en vivres, en soutien psychologique, en protection, en approvisionnement en eau potable, en support en cash et en soins de santé primaires sont les plus urgents (besoins insuffisamment couverts au regard de la situation actuelle).

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