Réformes UEMOA : 149 textes soumis à la revue annuelle

La phase technique de la douzième revue annuelle commence le 4 novembre à Bamako. L’exercice examinera l’application des règles communautaires…

La phase technique de la douzième revue annuelle commence le 4 novembre à Bamako. L’exercice examinera l’application des règles communautaires et l’avancement des projets financés au niveau régional.

Des représentants du Mali et de la Commission de l’UEMOA se réunissent du 4 au 6 novembre à Bamako pour la phase technique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires.
Cette douzième édition porte sur 149 textes réglementaires dans les huit États membres. Elle examine également onze projets et programmes communautaires représentant un coût global de 19,6 milliards de FCFA.
Cette dernière somme concerne l’ensemble du portefeuille régional soumis à la revue. Elle ne représente pas un financement exclusivement destiné au Mali.
Un taux malien de 75,52 % en 2025
Lors de l’évaluation précédente, le Mali avait obtenu un taux moyen de mise en œuvre de 75,52 %. Le résultat atteignait 80,06 % en 2024, soit une baisse de 4,54 points en un an.
Le taux ne mesure pas seulement l’adoption formelle d’un texte communautaire dans la législation nationale. Les évaluateurs examinent aussi son application effective par les administrations concernées ainsi que l’avancement physique et financier des programmes.
La revue permet ainsi d’identifier les textes transposés, ceux dont l’application reste partielle et les projets confrontés à des retards administratifs, budgétaires ou techniques.
Une évaluation destinée aux administrations
Les textes communautaires évalués concernent plusieurs domaines de l’intégration économique. Leur application agit notamment sur la gestion des finances publiques, le fonctionnement du marché commun et les politiques sectorielles conduites dans les États membres.
La Commission a retiré du portefeuille régional quatorze projets déjà achevés, en clôture ou devenus inactifs. Leur coût cumulé atteignait 56,79 milliards de FCFA. Ce retrait permet de concentrer l’évaluation de 2026 sur les opérations encore en cours.
La rencontre de Bamako doit produire un résultat technique avant l’évaluation politique entre le gouvernement malien et la Commission de l’UEMOA. Le nouveau taux permettra de savoir si la baisse constatée en 2025 a été corrigée et dans quels secteurs les écarts persistent.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP