Chan 2023 : le Sénégal sur le toit de l’Afrique

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Le Sénégal a réalisé samedi soir l’exploit de remporter le Championnat d’Afrique des nations (Chan) de football au bout d’une finale époustouflante face à l’Algérie, battue aux tirs au but (4-5).Le Sénégal entre une nouvelle fois dans l’histoire du football africain. A deux jours du premier anniversaire du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (Can) remporté en 2022 au Cameroun par leurs aînés, les Lions locaux sénégalais se sont imposés samedi 4 février en finale de la septième édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) face aux Fennecs d’Algérie, pays organisateur de cette compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats de leur pays.

Le sort du match a été décidé à l’issue des tirs au but (4-5) après un match âprement disputé au stade Nelson Mandela d’Alger, plein à craquer. Les deux équipes n’ont pas marqué le moindre but après les 120 minutes disputées dans cette rencontre riches en duels.

Les protégés du sélectionneur Pape Thiaw ont livré un match solide sans parvenir à concrétiser leurs occasions. Inefficaces devant, les partenaires du milieu Lamine Camara, élu homme du match, ont géré physiquement, tactiquement et mentalement la partie même s’ils ont été inquiétés en fin de prolongations par les assauts algériens. Mais avec la présence de l’imposant Pape Mamadou Sy, nommé meilleur gardien de but du Chan, les Sénégalais sont parvenus à garder leurs cages inviolées jusqu’à l’étape fatidique des tirs au but.

Face au premier tireur algérien, Akram Djahnit, le gardien de Génération Foot, le club qui a formé Sadio Mané, Ismaila Sarr et bien d’autres Lions de l’équipe A, prend le dessus avant d’être sanctionné parce qu’il n’avait pas un de ses pieds sur sa ligne de but. Le joueur algérien se reprend et marque, relançant la partie après le premier but du Sénégal.

Les joueurs suivants l’imitent jusqu’au quatrième tireur sénégalais, le capitaine Cheikhou Oumar Ndiaye, qui envoie le ballon sur la barre transversale. Mais les Sénégalais gardent leur sang-froid. Ils reprennent même confiance après qu’Aimen Mahious, meilleur buteur du Chan avec cinq réalisations dont deux sur penalty, rate carrément sa tentative mollement tirée.

Le Sénégal assure son sixième tir avec le défenseur de Teungueth FC, Ousmane Diouf, avant de voir la frappe d’Ahmed Kendouci échouer sur la barre transversale, permettant aux Lions locaux de remporter leur premier trophée dans cette compétition à laquelle ils prennent part pour la troisième fois.

« Après la Can, le Sénégal remporte la coupe du Chan ! Chaleureuses félicitations aux vaillants Lions locaux et à leur encadrement pour cette victoire historique qui couronne un parcours héroïque. Chers lions, vous êtes entrés dans l’histoire ! La Nation entière est fière de vous », a réagi le président Macky Sall sur sa page Twitter.

En plus du Chan et de la Can, le Sénégal a remporté en 2022 la Coupe d’Afrique des nations de football de plage, le tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa-A) des joueurs de moins de 20 ans et le tournoi de l’Ufoa-A chez les dames (UFOA-A) en janvier dernier, témoignant de la bonne santé du football sénégalais.

Croissance économique : l’Afrique devant le reste du monde en 2023 et 2024

Dans son rapport semestriel, la Banque africaine de développement (Bad) estime à environ 4 % en moyenne le Produit Intérieur Brut réel du continent noir en 2023-2024.L’Afrique n’est pas toujours le dernier de la classe. Si les moyennes du reste de la planète devraient s’établir à 2,7 et 3,2 % en 2023-2024, ledit continent table sur une croissance d’environ 4 % de son Produit Intérieur Brut (PIB) réel.

Grâce à une analyse complète de la croissance régionale, le rapport semestriel de la Banque africaine de développement (Bad), publié hier jeudi, a montré que « les cinq régions du continent, confrontées à d’importants vents contraires résultant des chocs socio-économiques mondiaux, restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme ».

D’après le document, « la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc de la Covid-19 et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ». Néanmoins, a ajouté la source, 53 des 54 pays de l’Afrique ont affiché une croissance positive et « les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables », indique la Bad.

Cinq économies africaines, parmi les plus dynamiques du monde avant la pandémie du nouveau coronavirus, devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024. Il s’agit du Rwanda (7,9 %), de la Côte d’Ivoire (7,1 %), du Bénin (6,4 %), de l’Éthiopie (6,0 %) et de la Tanzanie (5,6 %). D’autres pays africains, sur la période considérée, devraient enregistrer une croissance supérieure à 5,5 % : République démocratique du Congo (6,8 %), Gambie (6,4 %), Libye (12,9 %), Mozambique (6,5 %), Niger (9,6 %), Sénégal (9,4 %) et Togo (6,3 %).

Les cinq régions africaines dans le vert

Dans le détail, la croissance en Afrique centrale, soutenue par des cours favorables des matières premières, a été la plus rapide du continent à 4,7 % contre 3,6 % en 2021. À l’opposé, la croissance de l’Afrique australe est celle qui a le plus ralenti, passant de 4,3 % en 2021 à environ 2,5 % en 2022. « Ce ralentissement résulte de la faiblesse de la croissance en Afrique du Sud, où la hausse des taux d’intérêt, la faiblesse de la demande intérieure et les coupures de courant persistantes ont pesé sur l’économie », a expliqué l’institution financière.

En Afrique de l’Ouest, la croissance devrait passer à 3,6 % en 2022 contre 4,4 % en 2021. « Cela tient à des ralentissements en Côte d’Ivoire et au Nigeria, les deux plus grandes économies de la région. La croissance du Nigeria en 2023 – bien qu’affectée par la Covid-19, l’insécurité et la faiblesse de la production pétrolière malgré la hausse des prix internationaux de l’or noir – pourrait bénéficier des efforts en cours pour rétablir la sécurité dans la région productrice de pétrole en proie à des troubles », a avancé le document.

La croissance de l’Afrique du Nord devrait baisser de 1,1 %, passant de 5,4 % en 2021 à 4,3 % en 2022 à cause « de la forte contraction en Libye et de la sécheresse au Maroc », mais elle devrait se stabiliser à 4,3 % en 2023 grâce au « fort rebond attendu dans ces deux pays et une croissance soutenue ailleurs dans la région ».

Pour l’Afrique de l’Est, la Bad s’attend à 4,2 % de croissance en 2022 contre 5,1 % en 2021. « Bien que la structure de production (de cette partie du continent) soit relativement diversifiée, les pays de la région, en grande partie des importateurs nets de produits de base, subissent de plein fouet la hausse des prix internationaux, en plus des chocs climatiques récurrents et de l’insécurité, notamment dans la Corne de l’Afrique », a relevé l’institution dont le siège se trouve à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

« Avec 54 pays à différents stades de croissance, différentes structures économiques et diverses dotations en ressources, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines », a déclaré Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Bad.

De son côté, l’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Centre pour le développement durable de l’université de Columbia (États-Unis), a fait savoir que « l’Afrique peut et va atteindre une croissance de 7 % ou plus par an de manière constante dans les décennies à venir. Ce que nous verrons, en nous fondant sur la résilience que nous constatons dans ce rapport, c’est une véritable accélération du développement durable de l’Afrique, qui fera du continent la composante à croissance rapide de l’économie mondiale. L’Afrique est l’endroit où il faut investir ».

Décisions audacieuses pour atténuer les risques

La Banque africaine de développement a appelé « à des mesures monétaires et fiscales robustes, soutenues par des politiques structurelles » à l’échelle nationale, régionale et mondiale face aux risques cumulés.

Ceux-ci « comprennent la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure. Les changements climatiques – avec leurs effets néfastes sur l’approvisionnement en denrées alimentaires et le risque potentiel d’un changement de politique dans les pays où se tiendront des élections en 2023 – représentent des menaces tout aussi redoutables », a prévenu l’institution financière, non sans préciser les mesures fortes nécessaires.

Il y a « un resserrement rapide et agressif de la politique monétaire dans les pays à forte inflation, et un resserrement modéré dans les pays où les pressions inflationnistes sont faibles », « le renforcement de la résilience grâce à la stimulation du commerce intra-africain afin d’amortir les effets de la volatilité des prix des produits de base sur les économies », « l’accélération des réformes structurelles pour renforcer les capacités de l’administration fiscale et investir dans la numérisation et la gouvernance électronique afin d’améliorer la transparence, de réduire les flux financiers illicites et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures ».

Mais aussi « l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et l’adoption de politiques susceptibles de mobiliser les financements du secteur privé, en particulier dans le cadre de projets entièrement nouveaux, à l’épreuve des changements climatiques et des pandémies, et mobiliser les ressources de l’Afrique pour un développement inclusif et durable », « la prise de mesures décisives pour réduire les déficits budgétaires structurels et l’accumulation de la dette publique dans les pays confrontés à un risque élevé de surendettement ou déjà en situation de surendettement ».

Coupe du monde des clubs : quatre arbitres africains choisis par la Fifa

Les villes marocaines de Tanger et Rabat accueilleront, du 1er au 11 février 2023, la compétition intercontinentale.Ce lundi, la Fédération internationale de football association (Fifa) a publié la liste des arbitres qui officieront lors de la Coupe du monde des clubs, Maroc 2022. « Celle-ci, dressée en étroite collaboration avec les confédérations, comprend 26 arbitres, dont 6 centraux, 12 assistants et 8 arbitres vidéo », indique un communiqué de l’instance faîtière du foot mondial.

L’Afrique sera représentée par l’Algérien Mustapha Ghorbal (arbitre central), son compatriote Mokrane Gourari (assistant), le Tunisien Khalil Hassani (assistant) et le Marocain Redouane Jiyed (assistance vidéo à l’arbitrage).

Avant le démarrage du tournoi, dont le tirage au sort a été effectué vendredi dernier à Salé, au Maroc, « tous les arbitres participeront à un séminaire de préparation organisé le 27 janvier à Rabat », ajoute le document.

Wydad Athletic Club (Maroc, Afrique), Al-Hilal SFC (Arabie saoudite, Asie), Seattle Sounders (États-Unis, Amérique du Nord), CR Flamengo (Brésil, Amérique du Sud), Auckland City FC (Nouvelle Zélande, Océanie), Real Madrid (Espagne, Europe) et Al Ahly (Égypte, Afrique) sont les clubs en lice.

Chan 2023 : l’Algérie bat d’entrée la Libye

Un seul but a suffi au bonheur des Fennecs, vendredi soir au stade Nelson Mandela d’Alger, face aux Chevaliers de la Méditerranée.Le Championnat d’Afrique des nations (Chan) de football, compétition réservée aux joueurs évoluant dans leur pays, a commencé par un succès du pays hôte sous les yeux de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (Caf) et de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (Fifa).

Après une cérémonie d’ouverture riche en sons et en couleurs, l’Algérie a vaincu sur le score d’un à zéro la Libye, vainqueur de l’épreuve en 2014, en Afrique du Sud. Le succès des troupes du sélectionneur Madjid Bougherra a mis du temps à se dessiner. Car les Chevaliers de la Méditerranée, à défaut d’être tranchants en attaque, ont bien défendu en première période.

Dans le début du second acte, l’Algérie a buté sur une formation compacte et rigoureuse. Mais sur une passe en retrait mal assurée de l’un de ses défenseurs, le gardien libyen, Muad Allafi, a maladroitement taclé Aymen Mahious dans la surface de réparation.

Abongile Tom, l’arbitre sud-africain de la partie, a alors désigné le point de penalty. L’avant-centre ayant subi la faute s’est fait justice lui-même en prenant à contre-pied le portier adverse (57′).

Coachés par le Français Corentin Martins, les Chevaliers de la Méditerranée, après ce coup du sort, ont plus d’une fois inquiété Alexis Guendouz. Battu sur une reprise du gauche du capitaine Ali Ramadhan Ali suite à un corner, le dernier rempart algérien a été sauvé par son poteau.

Jusqu’à la dernière seconde du temps additionnel, l’Algérie a tremblé avec son public. Au coup de sifflet final, d’aucuns ont ainsi laissé exploser leur joie pour fêter un triomphe qui lance idéalement les Fennecs dont l’entraîneur a remporté la Coupe arabe de la Fifa en décembre 2021 au Qatar.

Chan 2023 : la course à la succession du Maroc lancée ce vendredi

Sans le double tenant du titre, le Championnat d’Afrique des nations de football verra dix-sept sélections se disputer le trophée.L’Algérie accueille, du 13 janvier au 4 février 2023, l’unique compétition internationale réservée aux footballeurs locaux. Pendant près d’un mois, le ballon officiel du tournoi confectionné par l’équipementier Umbro, « Marhaba » signifiant « Bienvenue » en arabe, roulera à Alger, Annaba, Constantine et Oran.

Et tout un pays vibrera au rythme des matchs de la 7ème édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) de football. Depuis 1990, les terres de Rabah Madjer et Riyad Mahrez n’avaient abrité une compétition d’une telle envergure.

« L’Algérie a gagné le pari des infrastructures. J’ai pu visiter les quatre sites qui seront dédiés au Chan. Ces stades sont d’un standing mondial », a déclaré hier mercredi, en conférence de presse, Veron Mosengo-Omba, le Secrétaire Général de la Confédération africaine de football (Caf).

Le pays hôte et la Libye lanceront les hostilités ce vendredi au stade Nelson Mandela. Une enceinte neuve de 40.000 places située à Baraki, dans la banlieue de la capitale algérienne. La finale du Chan s’y jouera aussi.

« Pour la première fois, a indiqué M. Mosengo-Omba, 28 caméras capteront tous les moments sur le terrain et 66 pays vont diffuser ce tournoi. Cela démontre l’intérêt suscité désormais par cette joute » qui constitue une vitrine pour des joueurs rêvant de monnayer leur talent en Europe, cœur battant du football mondial.

De plus, l’assistance vidéo à l’arbitrage (Var) sera utilisée lors de toutes les rencontres. Parmi les équipes qualifiées, Madagascar est la seule qui fera ses grands débuts dans la compétition. Les autres sont pour la plupart au rendez-vous à chaque édition. Onze des dix-sept sélections sur la ligne de départ ont au moins une fois atteint les demi-finales.

Cette année, les techniciens locaux seront au nombre de quinze sur les bancs de touche. Un nouveau record ! Le Maroc pouvait davantage entrer dans l’histoire. Mais sauf retournement de situation, le double tenant du titre ne défendra pas son « bien ».

« La sélection marocaine de football n’est pas en mesure de faire le déplacement à Constantine (Algérie) » parce que « l’autorisation définitive de son vol Royal Air Maroc (RAM) de Rabat vers Constantine n’a pas été confirmée » par la Caf, a annoncé ce jeudi, dans un communiqué, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

Une situation découlant de l’interdiction pour les avions marocains de survoler l’espace aérien algérien en vigueur à partir de septembre 2021. « Les pays sont souverains. Ces derniers jours, nous avons essayé de parler avec chaque partie. Les complications étaient là avant que je devienne président. Il ne faut pas que la politique s’implique dans le football. Des décisions seront prises selon les règles qui régissent la Caf », a réagi le Sud-Africain Patrice Motsepe, patron de l’instance faîtière du foot africain.

Les différents groupes du Chan 2023 :

Groupe A : Algérie (pays hôte), Éthiopie, Libye et Mozambique.

Groupe B : République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal et Ouganda.

Groupe C : Ghana, Madagascar, Maroc (retrait) et Soudan.

Groupe D : Angola, Mali et Mauritanie.

Groupe E : Cameroun, Congo et Niger.

Foot en Algérie : Rayan Aït-Nouri et Houssem Aouar en approche

Le latéral gauche et le milieu offensif, ayant aussi la nationalité française, auraient finalement opté pour les Fennecs.Sortie au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations 2021 malgré son statut de tenante du titre et absente du Mondial 2022, l’Algérie veut se donner les moyens de revenir en force. Djamel Belmadi, le sélectionneur national, travaille avec son staff à renforcer son groupe dans tous les secteurs.

L’annonce de Djahid Zefizef, président de la Fédération algérienne de football (Faf), devrait donc lui faire plaisir. « Houssem Aouar (24 ans) nous a donné son accord pour rejoindre la sélection algérienne » a-t-il indiqué sur la radio Chaîne 3 (publique). Il en serait de même pour Rayan Aït-Nouri (21 ans).

Milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais (Ligue 1 française), le premier nommé a une fois joué sous les ordres de Didier Deschamps. C’était le 7 octobre 2020 à l’occasion d’un match amical entre la France et l’Ukraine (7-1). Le second, sociétaire de Wolverhampton (Premier League anglaise), a évolué dans les équipes de France des moins de 18, 19 et 20 ans.

Outre ces deux joueurs, M. Zefizef a assuré que des discussions sont en cours avec l’attaquant franco-algérien Amine Gouiri (22 ans), mais « rien n’est encore décidé ».

CHAN 2023 : quelles chances pour le Mali ?

Le sélectionneur national  Nouhoum Diané a dévoilé lundi 2 janvier sa liste des 26 joueurs retenus pour  le CHAN Algérie 2023. Une compétition dans laquelle les Aigles locaux ambitionnent de faire mieux que la finale perdue en 2021 au Cameroun.

La sélection nationale locale est arrivée ce mercredi  4 janvier en Tunisie pour un stage de préparation de 10 jours au cours duquel le groupe va disputer quelques matchs amicaux.

Pour la 7ème  édition de cette compétition réservée uniquement aux joueurs évoluant sur le continent, le Mali pourrait mieux faire que lors de l’édition précédente où il s’est incliné contre le Maroc en finale.

Pour plusieurs analystes sportifs, la sélection possède plusieurs atouts et devrait avoir des chances d’aller loin dans le tournoi.

« Je pense que la force de l’équipe reste le collectif qu’a pu se créer Nouhoum Diané. On a vu que depuis le départ il a gardé le même groupe à l’exception de 2 ou 3 joueurs qui n’étaient pas dans le premier lot mais qui ont également de la valeur à ajouter »», confie le journaliste et consultant sportif Drissa Niono.

« Aujourd’hui Hamala Diakité monte en puissance. Depuis le début de la saison c’est un maillon essentiel de la formation de l’AS Real leader du championnat. Il y a également  Sada Diallo qui était sur une très bonne ascendance mais qui a eu des difficultés depuis quelques mois à cause des blessures », poursuit –il. Pour lui, l’équipe dispose de joueurs techniques  qu’il faut, et qui peuvent également beaucoup batailler au milieu de terrain à l’instar de Moussa Coulibaly ou Fady Coulibaly.

Au moins une dizaine de joueurs du groupe  en sont à leur premier CHAN. Une situation qui pourrait constituer une entrave mais qui ne serait pas sans solution. A en croire Drissa Niono, ce qui pourrait être l’une des difficultés est la clé tactique en défense qui sera mise au point par le sélectionneur.

« J’ai des inquiétudes au niveau de la défense  notamment la complémentarité entre Barou Sanogo  et Emile Koné. Mais je crois que si les deux arrivent à faire 2 ou 3 matchs ensemble en préparation à Tunis, cela peut permettre de retrouver cette complémentarité », indique celui qui soutient par contre qu’en attaque, l’équipe dispose  de joueurs d’expérience qui peuvent marquer de buts.

De son côté, Amadiar Traoré, journaliste sportif, partage les mêmes inquiétudes sur le plan défensif. « Le sélectionneur aura beaucoup de difficulté surtout au niveau de l’axe de la défense pour trouver une paire qui vont combiner durant toute la compétition. Pour faire une compétition exceptionnelle, il faut avoir une solidité extraordinaire avec un bon gardien de but », souligne-t-il.

Selon lui pour que le Mali soit capable d’aller chercher ce trophée qui le fuit depuis quelques années, il faudra que les joueurs soient  être aguerris sur tous les plans, physique, mental et technique et savoir respecter le schéma technique de jeu proposé par le staff

Pour ce championnat d’Afrique des Nations  qui débute le 13 janvier, le Mali joue son premier match le 16 janvier face à l’Angola avant d’en découdre le 24 janvier avec la Mauritanie. Dans ce groupe D  à 3, seul le premier se qualifie pour le prochain tour.