Grande Commission mixte Mali-Maroc : le développement au cœur de la 4e session

La capitale malienne accueillera, du 21 au 24 juillet 2026, la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération entre le Mali et le Maroc. Ce mécanisme diplomatique bilatéral permettra aux deux pays d’évaluer les actions déjà engagées, de renforcer leur partenariat et de préparer la signature de nouveaux accords dans plusieurs secteurs stratégiques.

Cette nouvelle session doit donner un nouvel élan aux relations diplomatiques et économiques entre Bamako et Rabat, vingt-six ans après la troisième rencontre de la Grande Commission mixte, tenue en juin 2000. Les travaux porteront notamment sur le commerce, les investissements, l’agriculture, les infrastructures, les mines, l’énergie, la santé, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la sécurité, la culture, la jeunesse et le sport. Ils seront coprésidés par les ministres chargés des Affaires étrangères des deux pays.
Un forum d’affaires réunissant des opérateurs économiques maliens et marocains est également annoncé le 23 juillet, en marge de la session, afin de favoriser les échanges directs, les investissements et la création de partenariats entre les secteurs privés.
Selon le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la rencontre s’inscrit dans la dynamique de consolidation des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Mali et le Maroc, sous l’impulsion des plus hautes autorités des deux États.
La rencontre offrira aux deux parties l’occasion de procéder à une évaluation approfondie de la coopération bilatérale, d’examiner les progrès accomplis depuis les précédents engagements et d’identifier les projets qui nécessitent une nouvelle impulsion. Elle devra également permettre de définir des orientations stratégiques et des actions prioritaires destinées à diversifier le partenariat dans des domaines porteurs de croissance, d’emploi et de développement.
La quatrième session devrait enfin être marquée par la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente visant à renforcer le cadre juridique de la coopération, à faciliter les investissements et à ouvrir de nouvelles perspectives aux institutions publiques, aux entreprises et aux acteurs économiques des deux pays.
Joseph Amara Dembélé

Mali–Maroc : Rabat suspend l’AEVM après le réalignement de Bamako

Le Maroc met fin à l’autorisation électronique de voyage pour les Maliens à partir du 27 avril 2026. Cette décision intervient après des annonces diplomatiques récentes entre Bamako et Rabat.

L’ambassade du Royaume du Maroc à Bamako a notifié la suspension des Autorisations électroniques de voyage accordées aux ressortissants maliens. Cette mesure fait suite à la visite du 10 avril 2026 du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au cours de laquelle plusieurs annonces ont été faites avec les autorités maliennes.
Le Mali a acté le retrait de sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique, un élément central dans l’évolution des relations entre les deux pays. Dans le même temps, le Maroc a annoncé l’augmentation du nombre de bourses accordées aux étudiants maliens, avec un objectif porté à 300 bénéficiaires.
La suppression du dispositif électronique implique désormais un retour aux procédures de visa classiques auprès des services consulaires marocains. Elle modifie les conditions d’accès au territoire marocain pour les étudiants, les opérateurs économiques et les patients maliens.
Les flux entre les deux pays restent soutenus, notamment dans le domaine universitaire où le Maroc accueille un nombre important d’étudiants maliens dans les filières techniques, médicales et scientifiques.