Plusieurs préavis de grève convergent vers la fin de septembre. Les demandes portent sur les rémunérations et le respect des accords conclus, tandis que les prix alimentaires évoluent différemment selon les marchés.
À Loulo-Gounkoto, les syndicats des travailleurs de SOMILO SA et de GOUNKOTO SA ont annoncé quatre jours de grève, du 28 septembre au 1er octobre. Ils accusent leurs directions de ne pas avoir traité les demandes transmises depuis février, notamment sur les heures supplémentaires, le remboursement des frais de mission et l’application d’accords sociaux.
Les salariés de Food & Events Africa, prestataire chargé de la restauration et des services de soutien sur le complexe, prévoient cinq jours d’arrêt, du 28 septembre au 2 octobre. Leurs représentants reprochent à la direction de ne pas appliquer les accords relatifs aux heures supplémentaires, aux avantages sociaux et aux conditions de travail. Les syndicats de la Direction nationale de la Géologie et des mines et d’autres services de l’administration minière ont, quant à eux, déposé un préavis de 72 heures, du 29 septembre au 1er octobre. Ils réclament des salaires impayés, des indemnités et des primes sectorielles.
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Quotidien difficile
Ces préavis portent sur la régularité des revenus et le respect des accords. Car les retards de paiement ou de remboursement affectent les dépenses familiales.
Les prix alimentaires présentent toutefois des évolutions contrastées. D’après la FAO, les cours de gros du mil et du sorgho sont restés globalement stables au Mali en août 2026. Sur certains marchés, ils ont néanmoins progressé respectivement jusqu’à 9% et 10% en un mois.
Par rapport à août 2025, les prix ont reculé jusqu’à 33% pour le mil et 29% pour le sorgho, grâce aux disponibilités issues de la bonne récolte céréalière de 2025. Cette détente nationale ne profite pas uniformément aux consommateurs. À Gao et Tombouctou, en revanche, les céréales sont nettement plus chères que sur les autres marchés suivis, en raison des perturbations commerciales et de l’épuisement des stocks familiaux. L’amélioration nationale ne décrit pas entièrement ce que paient réellement les ménages, selon leur ville et l’état des circuits d’approvisionnement locaux.
Au moment de l’annonce des mouvements, Barrick et le ministère des Mines n’avaient pas réagi publiquement aux préavis. Les syndicats ont maintenu leurs échéances tout en laissant ouverte la possibilité de négociations. Les prochains jours diront si les paiements réclamés et les accords contestés pourront être réglés avant les premiers arrêts de travail.
Joseph Amara Dembélé




