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Cop 31 : Négocier malgré les divisions

À Antalya, les intérêts énergétiques et les rivalités géopolitiques pèseront sur les négociations climatiques. La coopération entre États reste déterminante…

À Antalya, les intérêts énergétiques et les rivalités géopolitiques pèseront sur les négociations climatiques. La coopération entre États reste déterminante pour transformer les engagements collectifs en actions.

Limiter le réchauffement à 1,5°C, accélérer la transition énergétique et protéger les populations. Les objectifs de la diplomatie climatique restent ambitieux, mais leur réalisation se heurte aux divergences économiques et politiques.
Prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, la COP31 rassemble des États aux priorités différentes. La réduction des émissions et la place des énergies fossiles figurent parmi les dossiers sensibles.
À la COP28, en 2023, les pays avaient convenu d’une transition hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques. À Belém, lors de la COP30 en 2025, plus de 80 pays ont soutenu une feuille de route en ce sens. Faute de consensus, elle a été écartée du texte final.
Le 3 novembre, la présidence brésilienne de la COP30 a présenté sa propre feuille de route sur cette transition. Issue de consultations internationales, cette contribution volontaire reste extérieure aux négociations. Elle propose des pistes d’action adaptées aux situations nationales, sans constituer un accord adopté par les États.
Divisions
Pour certains pays, la transition énergétique représente une nécessité climatique et une occasion de développer de nouvelles industries. Pour d’autres, les recettes pétrolières, les emplois et les besoins énergétiques rendent une transformation rapide délicate.
Les discussions concernent aussi les rythmes de transformation, les garanties pour les travailleurs et les moyens d’assurer une énergie disponible et abordable pendant la transition, selon les situations nationales.
Le financement et l’accès aux technologies compliquent les discussions. Les pays en développement réclament un soutien pour réduire leurs émissions tout en poursuivant leur développement. Le partage des responsabilités et les modalités de l’aide entretiennent les désaccords.
Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, effectif depuis le 27 janvier 2026, modifie aussi les équilibres diplomatiques. La coopération des grandes puissances demeure essentielle à la réduction des émissions mondiales.
La conférence abordera également l’adaptation, la transition juste et l’application des engagements précédents. Particularité de cette édition, la Turquie assurera la présidence de la COP31, tandis que l’Australie conduira les négociations.
Les discussions porteront notamment sur la poursuite du programme de travail sur l’atténuation, prévu jusqu’en 2026. Ce dispositif organise des échanges et des rencontres consacrés aux investissements pour accélérer la réduction des émissions. Son avenir offre un dossier concret sur lequel apprécier la capacité des États à maintenir une coopération malgré leurs divergences et à donner une continuité aux engagements climatiques.
Mohamed KENOUVI

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