UFOA-A U20 : Un échec aux causes multiples pour les Aiglons

Éliminés après seulement deux rencontres du tournoi UFOA-A U20 2026, les Aiglons ne participeront pas à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie. Au-delà des insuffisances constatées sur le terrain, cette désillusion suscite des interrogations sur les choix techniques et les critères de sélection des joueurs.

Deux matchs, deux défaites sur le même score (0-1) et aucun but inscrit. Le bilan des Aiglons dans le tournoi qualificatif organisé à Bamako est loin des ambitions affichées. Battus par la Guinée le 15 octobre, puis par la Gambie trois jours plus tard, les hommes de Mamoutou Kané dit Mourlé ont prématurément abandonné leurs espoirs de qualification.

Sur le terrain, les difficultés offensives ont particulièrement pesé. Face aux Guinéens comme face aux Gambiens, les Juniors maliens ont éprouvé des difficultés à construire leurs actions et à déséquilibrer les défenses adverses. Malgré les changements opérés par le staff technique, l’équipe n’a jamais réussi à trouver la solution.

Des choix qui interrogent

Outre les insuffisances techniques et tactiques, cette élimination ravive le débat sur la composition des sélections nationales de jeunes. Certains observateurs s’interrogent sur les critères de choix des joueurs et sur la place accordée aux performances individuelles en clubs et dans les académies.

Toutefois, les résultats décevants ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que les meilleurs éléments ont été écartés. La constitution d’une sélection répond également à des exigences de complémentarité, d’équilibre entre les postes et d’adaptation au projet de jeu du sélectionneur.

Après la défaite contre la Gambie, Mamoutou Kané a assumé sa responsabilité dans l’élimination, tout en défendant ses choix. « Oui, je suis le principal responsable de cette élimination du Mali. Je ne regrette pas mes choix, l’équipe avait toute ma confiance », a déclaré le technicien qui avait conduit le Mali au sacre à la CAN U20 2019.

Cette contre-performance lui a finalement coûté son poste. Dans un communiqué publié le 20 octobre, la FEMAFOOT a annoncé avoir reçu sa démission, à l’issue d’échanges avec le Président du Comité exécutif. L’instance prévoit également une réorganisation de l’encadrement technique et du processus de sélection des équipes nationales de jeunes.

Cette nouvelle désillusion, quelques semaines après l’élimination des U17, appelle une réflexion sur les méthodes de détection et de sélection, mais aussi sur la capacité des encadrements techniques à tirer le meilleur parti des talents maliens disponibles.

 

CAN Féminine 2025 : Les Aigles Dames affûtent leurs armes

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la CAN féminine 2025, les Aigles Dames du Mali sont en pleine phase de préparation. Entre travail foncier à Bamako et stage bloqué à venir, la sélection nationale affine sa stratégie pour aborder la compétition avec ambition.

Les Aigles Dames intensifient leur préparation à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2025, prévue du 5 au 26 juillet au Maroc. De retour du tournoi UFOA-A, où elle a terminé 4ème, l’équipe nationale féminine est en regroupement à Bamako depuis le 9 juin 2025, avec une première phase de travail au Stade Mamadou Konaté. Ce stage initial a permis d’évaluer la forme physique des joueuses et de poser les bases tactiques du collectif.

La deuxième étape de la préparation se déroule actuellement au Centre technique pour sportifs d’élite Ousmane Traoré de Kabala, où les joueuses sont en internat depuis le 12 juin dernier. Là, les séances se multiplient à un rythme soutenu, entre renforcement athlétique, organisation défensive, travail technique et animation offensive.

« Nous insistons sur la condition physique et la préparation athlétique. Nous allons poursuivre les préparatifs pour corriger les lacunes et mettre en place une bonne équipe avant le coup d’envoi de la compétition », confie le sélectionneur national Mohamed Salloum Houssein, qui se montre par ailleurs satisfait de la dynamique observée au sein du groupe. Le staff technique note une bonne réceptivité des joueuses et une montée en puissance progressive dans l’intensité du travail.

Matchs amicaux en vue

La phase locale de préparation se poursuivra jusqu’à la fin du mois de juin. Ensuite, l’équipe s’envolera pour le Maroc, où un dernier stage bloqué est prévu. Durant ce séjour, les Aigles Dames disputeront au moins deux matchs amicaux, selon les informations recueillies auprès de la Femafoot. Ces rencontres permettront de tester les acquis tactiques et de renforcer la cohésion du groupe avant le démarrage de la compétition, avec pour objectif initial de passer le cap du premier tour.

Les Aigles Dames sont logées dans le groupe C, particulièrement relevé, aux côtés de la Tanzanie, du Ghana et de l’Afrique du Sud, Championne d’Afrique en titre. Elles entreront en lice le 7 juillet face à la Tanzanie, avant d’affronter le Ghana le 11 juillet et de terminer la phase de groupe contre l’Afrique du Sud le 14 juillet.

Mohamed Kenouvi

CAN U-17 : 3 équipes disqualifiées pour infraction aux règles d’éligibilité

La Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans (U-17) est en effervescence à l’aube du tournoi qualificatif WAFU A pour Sénégal 2024. Trois équipes nationales ont été disqualifiées pour non-conformité aux règles strictes d’éligibilité imposées par la Confédération Africaine de Football (CAF). La Guinée, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone ont été disqualifiées après la révélation des résultats des tests d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) de leurs joueurs.

Le tournoi qualificatif de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 de l’UFOA A, organisé cette année au Sénégal, repose sur des règles d’éligibilité particulièrement strictes. Ces règles, régies par l’article 27.4 du règlement de la compétition, visent à assurer que seuls les joueurs de moins de 17 ans participent à ce prestigieux championnat. À la suite des tests IRM obligatoires effectués sur les équipes participantes, trois sélections nationales ont été prises en défaut.

Le communiqué publié par la Commission d’organisation du Tournoi UFOA A, informe que le dépassement du nombre de joueurs jugés inéligibles dans les équipes de Guinée, de Guinée-Bissau et de Sierra Leone a entraîné leur disqualification immédiate. Selon l’article 27.4 du règlement de la CAN U17, si une équipe présente quatre ou plus de joueurs non conformes après les tests d’éligibilité, celle-ci est automatiquement exclue du tournoi. En se basant sur cette disposition, les équipes de Guinée, de Guinée-Bissau et de Sierra Leone ont été écartées de la compétition.

Ce durcissement de la règlementation par la CAF vise à garantir l’intégrité du tournoi et à empêcher toute tentative de fraude sur l’âge des joueurs. Cette politique, qui s’appuie sur des tests scientifiques précis, a souvent été un sujet de débats, mais elle reste aujourd’hui la norme pour les compétitions de jeunes catégories sur le continent africain.

Avec la disqualification de ces trois nations, la compétition va changer radicalement de format. Initialement prévu pour inclure plusieurs équipes en phase de groupes, le tournoi sera désormais organisé sous forme de poule unique. Les cinq équipes restantes – Sénégal, Gambie, Liberia, Mali et Mauritanie – s’affronteront directement pour décrocher la qualification tant convoitée pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations U17.

Un calendrier réaménagé du tournoi a été promis par les organisateurs et sera publié dans les prochaines heures, tandis que le coup d’envoi de la compétition est maintenu pour demain, le 21 octobre 2024. Les regards sont désormais tournés vers le Sénégal, hôte du tournoi et les autres équipes toujours en lice, qui auront à cœur de tirer profit de ces bouleversements pour avancer dans la compétition.

Une décision applaudie, mais controversée

Si la décision de disqualifier les équipes non conformes est largement saluée pour sa rigueur et son respect des règles, elle n’en est pas moins source de controverses. En Guinée et en Sierra Leone, des voix s’élèvent déjà pour contester les résultats des tests et dénoncer une injustice à l’égard de leurs jeunes joueurs. Toutefois, la CAF a jusqu’ici maintenu sa position, soulignant l’importance de respecter les normes d’âge dans les compétitions internationales.