Éliminatoires de la CAN 2027 : Le Mali face à ses premiers enjeux

Le Mali entame les éliminatoires de la CAN 2027 avec deux rendez-vous en quatre jours. Les Aigles reçoivent le Cap-Vert le 25 septembre à Bamako, avant de se déplacer au Liberia le 29 septembre.

Une nouvelle campagne s’ouvre pour les Aigles. Après sa nomination en juin dernier, Anthony Da Silva dirigera ses premiers matches officiels à la tête de la sélection malienne. Ces deux rencontres doivent permettre au technicien de poser les premières bases de son projet, mais surtout au Mali de prendre des points dès le début des éliminatoires.

Le regroupement a débuté le 21 septembre au Centre d’entraînement pour sportifs d’élite Ousmane-Traoré de Kabala, où les Aigles ont multiplié les séances collectives dès le lendemain. Pour cette entrée en matière, le sélectionneur s’appuie sur un groupe mêlant cadres habituels et nouveaux profils. Émile Doucouré, Adama Camara, Almamy Gory et Ange Martial Tia découvrent notamment la sélection.

Anthony Da Silva a toutefois dû revoir ses plans en attaque. Initialement convoqués, El Bilal Touré et Moussa Sylla ont déclaré forfait. Le premier a renoncé au rassemblement pour convenance personnelle, tandis que le second est retenu en Europe pour des raisons familiales.

Sékou Koïta et Mamadou Doumbia ont été appelés en renfort. Des cadres comme Djigui Diarra, Hamari Traoré, Amadou Haïdara, Aliou Dieng, Lassana Coulibaly, Kamory Doumbia et Lassine Sinayoko sont toutefois présents pour apporter leur expérience au groupe.

Six points en jeu

Face au Cap-Vert, l’objectif sera d’abord de réussir l’entrée en compétition à domicile.

Dans un groupe K également composé du Liberia et du Rwanda, chaque point pèsera lourd dans une campagne limitée à six journées. Les deux premières équipes du groupe décrocheront leur billet pour la phase finale.

Quatre jours plus tard, les Aigles changeront de décor avec un déplacement au Liberia. Ce deuxième rendez-vous donnera déjà davantage de consistance au bilan de cette première fenêtre internationale.

Cette double confrontation constituera également un premier révélateur pour Anthony Da Silva. Lors de la présentation de sa liste, le sélectionneur avait insisté sur le mérite, la régularité, le comportement et les performances en club comme critères de sélection. Place désormais au terrain pour un groupe très attendu.

Après ces deux journées, le Mali disputera un match amical contre la Tunisie, le 3 octobre à Radès. Les éliminatoires reprendront ensuite en novembre avec les troisième et quatrième journées, avant leur dénouement en mars 2027.

Mohamed Kenouvi

Aigles du Mali : Anthony Da Silva rebat les cartes pour les éliminatoires de la CAN 2027

Le sélectionneur national Anthony Da Silva a dévoilé, ce 10 septembre 2026, sa première liste de 26 joueurs pour le début des éliminatoires de la CAN 2027. De nouveaux visages apparaissent, tandis que plusieurs habitués manquent à l’appel.

Quinze joueurs de la dernière CAN sont toujours là, tandis que treize autres n’ont pas été retenus. Derrière ces chiffres, la première sélection d’Anthony Da Silva associe des cadres confirmés, des joueurs de retour et quelques nouveaux profils.

Un choix que le technicien franco-portugais inscrit dans une logique de mérite. « La porte de la sélection malienne est ouverte à tout joueur qui correspond à nos critères », a-t-il expliqué lors de la conférence de presse, citant notamment le travail au quotidien, le comportement, l’état d’esprit, les performances et la régularité en club.

Anthony Da Silva conserve notamment Djigui Diarra, Hamari Traoré, Amadou Haïdara et Lassine Sinayoko, autant de points d’appui pour entamer son mandat. Au milieu, Aliou Dieng, Lassana Coulibaly, Mamadou Sangaré et Kamory Doumbia apportent également leur expérience internationale. Devant, El Bilal Touré, Nene Dorgeles et Gaoussou Diarra sont reconduits. La défense garde aussi Ousmane Camara, Amadou Danté et Nathan Gassama.

Le groupe fait par ailleurs une place à Modibo Sagnan, Daouda Guindo, Cheick Keita, Ousmane Diakité, Issa Djiguiba et Moussa Sylla, tous absents de la liste pour la CAN au Maroc.

Du sang neuf autour des cadres

Dans les buts, le nouveau patron des Aigles fait appel à Émile Doucouré. Le gardien de 18 ans, arrivé à Genk en février après ses débuts dans l’élite belge avec le Beerschot, rejoint Djigui Diarra, Mamadou Samassa et Ngolo Traoré. Ce dernier, sociétaire du Stade malien, est le seul représentant du championnat national.

Adama Camara découvre également le groupe des Aigles. Pour le joueur du Paris FC, cette convocation prolonge une ascension entamée dans le football amateur. Passé notamment par le Racing Club de France, il a signé son premier contrat professionnel en 2023, à 26 ans.

Ange Martial Tia poursuit, lui, son chemin des sélections de jeunes vers les seniors. Formé à Afrique Football Élite et désormais au Stade de Reims, le milieu offensif faisait partie de l’équipe malienne troisième du Mondial U17 en 2023.

Almamy Gory connaît également sa première convocation avec les Aigles. L’attaquant d’Abha, passé notamment par Le Havre, Troyes et le Paris FC, fait partie des nouveaux visages retenus par Anthony Da Silva pour ce premier rassemblement.

Bissouma et plusieurs habitués hors du groupe

Une partie des absences s’explique par les blessures. Mahamadou Doumbia, Sikou Niakaté et Gaoussou Diakité, présents à la dernière CAN, sont indisponibles.

Le capitaine Yves Bissouma ne figure pas non plus dans cette première liste. Actuellement sans club et donc sans compétition, le milieu de terrain n’a pas été retenu. Mohamed Camara est également absent, tout comme Ibrahima Sissoko et les défenseurs Mamadou Fofana, Abdoulaye Diaby, Woyo Coulibaly et Fodé Doucouré. Le gardien Ismaël Diawara ainsi que les attaquants Mamadou Camara et Mamadou Doumbia complètent la liste des joueurs de la dernière CAN non convoqués.

Anthony Da Silva ne ferme toutefois pas la porte aux joueurs laissés de côté. « Un joueur qui n’est pas dans cette première liste ne doit  pas penser que l’histoire est terminée », rassure le sélectionneur.

Pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, le Mali recevra le Cap-Vert le 25 septembre 2026 à Bamako, avant de se déplacer à Monrovia pour affronter le Liberia le 29 septembre. Les Aigles affronteront ensuite la Tunisie en match amical le 3 octobre.

Mohamed Kenouvi

 

PMU–FEMAFOOT : 500 millions, pour quels résultats ?

Le PMU-Mali devient partenaire de la Fédération malienne de football avec un engagement annoncé de 500 millions de FCFA. Le montant ouvre des possibilités importantes, mais ses objectifs, son calendrier et les garanties d’intégrité doivent être rendus lisibles.

La Fédération malienne de football et le PMU-Mali ont signé, mardi 1er septembre à Bamako, un accord commercial évalué à 500 millions de FCFA. Le document a été paraphé par le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia, et le président de la Fédération, Mahazou dit Baba Cisset.
La communication officielle présente le PMU-Mali comme un nouveau partenaire de la FEMAFOOT et évoque une « mise initiale » de 500 millions de FCFA. L’appui doit notamment concerner la jeunesse, le football féminin et les compétitions de base.
Le terme « accord commercial » doit être retenu. Il indique que le PMU-Mali ne se contente pas d’effectuer un don. L’entreprise obtient vraisemblablement en contrepartie une visibilité, des droits de communication ou une association de son image à certaines activités fédérales. La nature précise de ces avantages n’a pas été exposée dans les annonces rendues publiques.
La durée du partenariat, le calendrier des paiements, les programmes bénéficiaires et les objectifs mesurables n’ont pas davantage été détaillés. Ces informations sont nécessaires pour savoir si les 500 millions représentent un engagement ponctuel, une première tranche ou une contribution appelée à se renouveler.
Des priorités à désigner
La somme peut produire des effets visibles si elle est répartie selon un programme précis. Le football malien doit financer les sélections nationales, les compétitions, les clubs, la formation des entraîneurs et des arbitres, les déplacements, les équipements et l’entretien des installations.
L’expression générale de « développement du football » ne permet pas de connaître la part qui reviendra à chacun de ces besoins. Une enveloppe principalement absorbée par les équipes nationales n’aurait pas le même impact qu’un financement réparti entre les ligues régionales, les clubs de base et la formation.
Le football féminin dispose déjà de projets qui peuvent être consolidés. Avec l’appui de la FIFA, la FEMAFOOT a lancé une compétition féminine des moins de 17 ans associant quinze clubs. Elle a aussi annoncé son intention de développer cette catégorie et de créer une compétition des moins de 15 ans.
Une fraction clairement identifiée des 500 millions pourrait financer les déplacements des équipes féminines, les équipements, l’encadrement, les examens médicaux et la formation des techniciennes. Sans affectation précise, la référence au football féminin risque de rester une formule de présentation.
Les ligues régionales et les petites catégories ont besoin de la même visibilité. Les terrains, les ballons, l’arbitrage et les transports déterminent la régularité d’une compétition. Le nombre de clubs accompagnés, de matches organisés, de jeunes licenciés et d’éducateurs formés fournirait des résultats plus parlants que la seule annonce du montant.
Un contrat à suivre
Le PMU-Mali est répertorié parmi les organismes personnalisés rattachés au ministère de l’Économie et des Finances. Son engagement dans le sport s’ajoute à des soutiens déjà apportés au basketball, à l’hippisme, aux sports équestres et à la Biennale sportive de 2026.
Cette présence justifie un suivi rigoureux. Une présentation publique du contrat pourrait préciser sa durée, les échéances de paiement, les obligations de la Fédération, les droits commerciaux accordés au PMU-Mali et les conditions permettant à chaque partie de mettre fin au partenariat.
La FEMAFOOT devrait intégrer les versements dans ses comptes, puis indiquer leur utilisation lors de ses assemblées générales. Le PMU-Mali pourrait, de son côté, inscrire l’opération dans son rapport annuel et présenter les retombées commerciales ou sociales attendues.
Cette transparence protégerait les deux partenaires. Elle permettrait de distinguer les montants effectivement versés des engagements annoncés, et d’éviter que les mêmes dépenses soient présentées comme financées simultanément par plusieurs sponsors.
Le contrôle ne doit pas être interprété comme une suspicion. Il constitue une règle de bonne gestion pour toute opération importante. Les clubs, les joueurs, les parieurs et le public doivent pouvoir savoir ce que le football reçoit et ce que l’entreprise obtient en échange.
Préserver l’intégrité sportive
Le rapprochement entre une fédération et un opérateur de paris exige aussi des précautions particulières. La FIFA reconnaît que les paris constituent une source potentielle de financement, mais les considère également comme un risque pour l’intégrité des compétitions.
Son Code d’éthique interdit aux joueurs, arbitres, officiels et intermédiaires de parier directement ou indirectement sur les matches de football. Il leur interdit aussi de détenir un intérêt financier dans de telles activités ou de transmettre une information confidentielle pouvant servir à un pari.
Le partenariat annoncé ne constitue pas en lui-même une violation de ces règles. Il rend cependant indispensable une séparation claire entre les activités commerciales du PMU-Mali et les décisions sportives de la Fédération.
Le contrat ne devrait donner à l’opérateur aucun accès privilégié aux compositions d’équipes, aux dossiers disciplinaires, aux blessures non rendues publiques ou aux désignations d’arbitres. Les dirigeants fédéraux, joueurs et officiels doivent également recevoir une formation régulière sur les paris, les conflits d’intérêts et les tentatives de manipulation.
Un mécanisme confidentiel de signalement compléterait ces mesures. Une approche suspecte, une proposition financière ou une activité inhabituelle autour d’un match doit pouvoir être rapportée sans exposer immédiatement la personne qui donne l’alerte.
Les 500 millions annoncés peuvent renforcer durablement le football malien. Leur impact dépendra moins de la cérémonie de signature que de la répartition des fonds, du respect du calendrier et des résultats constatés sur les terrains. La publication d’une feuille de route donnerait au partenariat sa crédibilité et permettrait d’en mesurer les bénéfices dès la prochaine saison.
Massiré Diop

Aigles du Mali : Anthony Da Silva fixe le cap

Un mois après la signature officielle de son contrat, Anthony Da Silva a effectué sa première sortie devant la presse le 6 juillet 2026 à Bamako. Le nouveau sélectionneur des Aigles a dessiné les contours d’un projet fondé sur l’exigence, l’identité et le jeu.

La ligne directrice est fixée. Anthony Da Silva veut bâtir une sélection compétitive, ouverte, mais encadrée par des principes clairs. Son ambition est d’installer une méthode, une discipline et une culture de la performance.

« Je vais tout faire et tout donner pour rendre le sourire au peuple malien. Cela ne sera pas facile, nous allons y aller étape par étape », a-t-il déclaré dans une prise de parole à la fois prudente et ambitieuse.

Pour y parvenir, le sélectionneur entend clarifier les règles d’accès à l’équipe nationale. Les critères sont établis : « le patriotisme, qui est non négociable, la discipline, non négociable aussi, les performances et l’état d’esprit ».

Une sélection ouverte, mais exigeante

Anthony Da Silva assure que la porte restera ouverte à tous les profils, sans distinction entre joueurs locaux et expatriés. « À partir du moment où les joueurs rentrent dans les critères que nous avons définis, qu’ils évoluent dans le championnat local ou à l’étranger, qu’ils aient 17 ans ou 35 ans, ils pourront être appelés », a-t-il insisté.

Sur le terrain, le nouveau patron des Aigles veut une équipe plus entreprenante. Son idée est claire : prendre l’initiative, garder le ballon et imposer le rythme. « J’aime que mes équipes soient protagonistes du jeu, qu’elles aient le ballon, parce que c’est nous qui devons dicter le rythme ». Dans les trente derniers mètres, Da Silva veut une équipe « plus tueuse », convaincu que ce détail a manqué au Mali ces dernières années.

La CAN 2027 comme premier test

Ce projet devra vite se traduire en résultats. Dès septembre prochain, les éliminatoires de la CAN 2027 offriront au nouveau sélectionneur son premier grand défi. Le Mali évoluera dans un groupe comprenant le Cap-Vert, auteur d’une Coupe du monde solide en restant invaincu dans le temps réglementaire face à l’Espagne, l’Uruguay et l’Argentine, ainsi que le Liberia et le Rwanda.

Pour réussir cette entrée en matière, Anthony Da Silva mise aussi sur un travail quotidien avec la Fédération et la Direction technique nationale. « C’est un travail collectif », a-t-il rappelé, avant de résumer son engagement en trois mots : « honnêteté, transparence et beaucoup de travail ».

Mohamed Kenouvi

Femafoot : les premiers entraîneurs de gardiens de but certifiés au Mali

La Fédération malienne de football (Femafoot) a procédé, vendredi 3 juillet 2026 à son siège de Bamako, à la remise des attestations aux participants de la première formation nationale destinée aux entraîneurs spécialisés des gardiens de but. Organisée du 6 au 11 avril 2026, cette initiative marque une étape importante dans la professionnalisation de l’encadrement technique du football malien.

 

La cérémonie de remise des attestations a réuni les responsables de la Femafoot, les encadreurs de la formation ainsi que les stagiaires venus recevoir leur certification.

Dans son intervention, le directeur technique national, Ousmane Guindo, a rappelé que cette formation répond à une volonté de renforcer les compétences des acteurs du football national et d’adapter l’encadrement technique aux exigences du football moderne.

Selon lui, la spécialisation des entraîneurs des gardiens de but est devenue indispensable, dans un contexte où ce poste exige désormais des compétences techniques, tactiques, physiques et mentales spécifiques.

« Autrefois, les formations étaient principalement assurées par la FIFA. Aujourd’hui, nous avons jugé nécessaire de lancer cette formation au Mali afin de réduire notre retard et de disposer de spécialistes capables d’accompagner le développement de notre football », a-t-il expliqué.

Une formation alliant théorie et pratique

Durant six jours, les stagiaires ont bénéficié d’enseignements théoriques et pratiques portant notamment sur le profil de l’entraîneur des gardiens de but, les qualités requises pour exercer cette fonction, le profil du gardien moderne, les techniques fondamentales du poste ainsi que la préparation physique et mentale.

Le directeur technique national a également insisté sur la place stratégique du gardien de but au sein d’une équipe.

Selon lui, ce poste représente près de 60 % de la performance collective, d’où la nécessité de disposer d’entraîneurs qualifiés capables d’assurer une préparation adaptée.

Il a enfin annoncé que d’autres sessions de formation seront organisées afin de poursuivre la professionnalisation des encadreurs techniques et de mettre en place une véritable catégorisation des entraîneurs spécialisés.

Présidant la cérémonie, le président de la Femafoot a rappelé que le renforcement des ressources humaines constitue l’une des priorités de l’instance dirigeante.

Il a salué le travail des formateurs ainsi que l’engagement des stagiaires, tout en soulignant que cette certification ne doit pas constituer une finalité.

« Cette formation doit servir le football malien. Les connaissances acquises doivent être transmises sur les terrains, dans les clubs et les centres de formation », a-t-il déclaré.

Le président de la Fédération a également demandé à la Direction technique nationale d’établir un répertoire des entraîneurs spécialisés déjà formés, en distinguant ceux qui exercent effectivement dans les clubs de ceux qui sont encore sans emploi.

Pour lui, il est essentiel que les techniciens formés puissent mettre leurs compétences au service du football national afin d’améliorer l’encadrement des gardiens de but.

Il a enfin encouragé les bénéficiaires à poursuivre leur perfectionnement, estimant que la formation continue demeure un levier essentiel pour accompagner la professionnalisation des clubs et élever le niveau du championnat malien.

S’exprimant au nom des bénéficiaires, Bounafou Doumbia, porte-parole des stagiaires, a remercié la Fédération malienne de football pour cette initiative inédite.

Il a souligné l’importance d’accorder une place plus importante aux gardiens de but dans les projets de développement du football malien, tout en plaidant pour la multiplication de ce type de formation afin de renforcer durablement les compétences des encadreurs techniques.

Par cette première promotion d’entraîneurs spécialisés des gardiens de but, la Femafoot franchit une nouvelle étape dans sa politique de formation et affiche son ambition de professionnaliser davantage l’encadrement technique du football malien.

Salimata Wagué

FEMAFOOT : Moustaph Maïga mise sur la modernisation

Moustaph Maïga veut mettre son expérience de terrain au service de l’administration fédérale. Le président de la Ligue régionale de football de Ségou postule au poste de secrétaire général de la FEMAFOOT avec une vision axée sur la modernisation, la digitalisation et la transparence.

À l’occasion d’une rencontre d’échanges organisée le 12 juin à Bamako, Moustaph Maïga a présenté son bilan à la tête de la Ligue régionale de football de Ségou et les grandes lignes de sa vision pour l’administration de la Fédération malienne de football. Sa démarche intervient dans une période de réorganisation de l’instance fédérale, après l’élection de Mahazou dit Baba Cisset à la présidence de la FEMAFOOT, le 16 avril 2026.
Journaliste de formation, ancien responsable de radios Jamana et fondateur du groupe de communication Sikoro-Le Ségovien, Moustaph Maïga met en avant deux atouts : sa connaissance des textes qui régissent le football et sa capacité à communiquer. Il revendique également une expérience acquise dans les structures locales, du District de football de Ségou à la Ligue régionale, dont il assure la présidence depuis 2022.
Son bilan ségovien occupe une place importante dans son argumentaire. Il affirme avoir instauré une régularité dans l’organisation des saisons sportives, avec un démarrage chaque 1er octobre et une clôture dans les délais. Son équipe met aussi en avant l’organisation de forums et colloques, la tenue annuelle d’une soirée du mérite sportif, quatre éditions de la Coupe de la Ligue, de la Ligue 2, du football féminin, des championnats de jeunes, du futsal et de plusieurs compétitions régionales.
La Ligue de Ségou revendique également deux trophées nationaux durant son mandat : le championnat national des cadets et la Supercoupe Assimi Goïta. Elle souligne aussi l’organisation dans la région de grandes affiches nationales, dont le derby Djoliba-Stade malien et des demi-finales de la Coupe du Mali, malgré les contraintes liées notamment à la crise de l’électricité.
Sur le plan structurel, Moustaph Maïga met en avant la réforme de la Ligue 2 régionale, passée de 48 clubs à 20, puis 16, avec une projection à 14 clubs, ainsi que la mise en place d’une Ligue 3 plus dynamique. Il cite également l’accompagnement des champions régionaux, dont l’ASAC, le FC Sido et le Centre de formation Balanzan, ainsi que la formation des secrétaires généraux, des délégués médicaux et des arbitres.
Pour la FEMAFOOT, son projet repose sur huit axes. Le premier concerne la modernisation de l’administration fédérale, avec la réduction des lenteurs, la mise en place d’un système de gestion électronique des documents, un tableau de bord de suivi des décisions et l’instauration d’une culture de responsabilité.
Le deuxième axe porte sur la transformation numérique. Moustaph Maïga propose une plateforme unique, la gestion en ligne des licences, une base de données centralisée des joueurs, entraîneurs, arbitres et clubs, ainsi qu’un renforcement de la cybersécurité. L’objectif est de limiter les déplacements inutiles et de fluidifier les démarches administratives.
Le troisième axe vise l’amélioration des services aux clubs et aux ligues, à travers un guichet unique d’assistance, la formation des dirigeants et l’accompagnement à la professionnalisation des structures. Le quatrième porte sur l’excellence des compétitions, avec un calendrier national stabilisé, des compétitions régionales mieux harmonisées, des rapports de match améliorés et la digitalisation des feuilles de match.
Le cinquième axe concerne les ressources financières. Le candidat propose la création d’un observatoire économique du football malien, la valorisation des données, des contenus numériques, des droits commerciaux, du marketing sportif et du naming des compétitions nationales. Le sixième axe est consacré au capital humain, avec un plan annuel de formation du personnel et des acteurs du football.
Les deux derniers axes portent sur la communication institutionnelle et la mémoire du football malien. Moustaph Maïga propose un site web officiel dynamique, la publication régulière des décisions et rapports non confidentiels, ainsi qu’une médiathèque destinée à conserver archives, trophées, fanions, textes, articles de presse et témoignages des anciennes gloires.
À travers cette vision, Moustaph Maïga veut faire du secrétariat général un outil de réforme administrative. Son ambition est de rapprocher davantage la FEMAFOOT des clubs, des ligues, des districts et des acteurs du football, tout en donnant à l’administration fédérale des mécanismes plus modernes, plus lisibles et plus efficaces.

Aigles du Mali : Anthony Da Silva investi d’une mission ambitieuse

La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a officialisé le 8 juin 2026 la signature du contrat d’Anthony Da Silva comme sélectionneur des Aigles. Le technicien franco-portugais est attendu pour porter un projet axé à la fois sur les résultats et le développement du football national.

Les contours de la mission confiée à Anthony Da Silva sont désormais connus. Le technicien franco-portugais arrive avec des objectifs élevés, allant de la qualification du Mali à la Coupe du monde 2030 à une présence durable dans le dernier carré des prochaines Coupes d’Afrique des Nations.

Lié à la FEMAFOOT pour les trois prochaines années, le nouveau patron des Aigles devra d’abord conduire le Mali à la CAN 2027, avant d’y atteindre les demi-finales. L’instance dirigeante du football national attend également une qualification pour l’édition suivante, avec, cette fois-ci, une place en finale comme objectif affiché. À plus long terme, le chantier majeur reste la qualification à la Coupe du monde 2030.

Mais le projet défendu par Anthony Da Silva ne se limite pas aux seuls résultats de l’équipe nationale. Dès l’annonce de sa nomination, le 4 juin, la FEMAFOOT avait souligné sa volonté de s’inscrire dans un travail de fond articulé autour de la performance, de la valorisation du championnat national et de l’accompagnement des talents locaux.

Un suivi permanent du football local

L’une des spécificités de ce projet réside dans la présence permanente du sélectionneur à Bamako. La FEMAFOOT a indiqué qu’Anthony Da Silva résidera au Mali afin de suivre de près les compétitions nationales, d’observer les joueurs évoluant dans les clubs locaux et de renforcer la collaboration avec la Direction technique nationale.

Sur le plan sportif, son arrivée pourrait marquer une évolution dans l’animation des Aigles. Alors que l’équipe avait, sous l’ancien sélectionneur Tom Saintfiet, privilégié une organisation très rigoureuse et défensive, Da Silva est réputé pour des systèmes davantage tournés vers la maîtrise du ballon et l’initiative offensive. Son approche s’appuie principalement sur le 4-2-3-1, avec la possibilité d’évoluer en 4-3-3 selon les profils disponibles.

Ancien joueur passé notamment par le Portugal et la Roumanie, Anthony Da Silva a ensuite exercé comme entraîneur dans plusieurs clubs portugais avant d’intégrer le staff du Cameroun entre 2019 et 2022. Plus récemment, il dirigeait le Politehnica Iași, en première division roumaine. Le Mali constituera son premier grand défi international en tant que sélectionneur principal d’une équipe nationale.

Mohamed Kenouvi

Sélectionneur des Aigles : Plusieurs profils en lice pour succéder à Tom Saintfiet

Le dépôt des candidatures pour le poste de sélectionneur des Aigles du Mali s’est achevé le 10 mai 2026. Si la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) n’a pas officiellement communiqué la liste des postulants, plusieurs techniciens africains et européens de renom ont fait acte de candidature.

La succession de Tom Saintfiet à la tête des Aigles du Mali suscite un vif intérêt. Selon des informations recoupées auprès de plusieurs sources concordantes, plus d’une dizaine d’entraîneurs auraient déposé leurs dossiers pour prendre les commandes de la sélection nationale malienne.

Parmi les candidatures figure celle du technicien malien Baye Bah, Champion d’Afrique U17 et Vice-champion du monde U17 avec le Mali en 2015.

Son compatriote Fousseyni Diawara, actuel sélectionneur des Aigles Espoirs, apparaît également comme un sérieux prétendant. Ancien adjoint des Aigles et du Sily National de Guinée, l’ex-international malien bénéficie d’une bonne connaissance de l’environnement de la sélection et d’une proximité reconnue avec plusieurs joueurs binationaux. Certains observateurs en font même l’un des favoris.

Des techniciens expérimentés venus de plusieurs horizons

La liste des postulants comprend aussi plusieurs entraîneurs étrangers au parcours solide sur le continent africain. Le Sénégalais Omar Daf, libre depuis son départ d’Amiens, ambitionne de diriger pour la première fois une sélection nationale.

Son compatriote Amara Traoré, ancien sélectionneur du Sénégal entre 2009 et 2012, mise sur son expérience des compétitions africaines et de la gestion d’un groupe national.

Le Camerounais Rigobert Song fait également partie des candidats annoncés. L’ancien capitaine des Lions Indomptables est réputé pour son leadership et sa forte personnalité. Il a notamment qualifié les Lions indomptables pour la Coupe du monde 2022 et la CAN 2023.

Autre profil de poids, le Sud-Africain Pitso Mosimane, passé notamment par Al Ahly et Mamelodi Sundowns, dispose d’un palmarès impressionnant sur le continent.

Le Congolais Florent Ibengue, finaliste de la CAN 2015 avec la RDC, ainsi que le Néerlandais Marc Wotte, spécialiste de la formation des jeunes, figurent aussi parmi les prétendants.

Le Bosnien Faruk Hadžibegić a également officiellement déposé sa candidature, tout comme le duo composé de l’Italien Stefano Cusin et de l’ancien international malien Adama Coulibaly.

La FEMAFOOT devrait désormais entamer la phase de présélection des dossiers avant des entretiens avec une Commission technique et le Comité exécutif.

La validation finale reviendra ensuite aux instances compétentes de la fédération. Le nom du prochain sélectionneur national devrait être connu au plus tard début juin.

Mohamed Kenouvi

FEMAFOOT : Mahazou dit Baba Cisset élu nouveau président

Réunie en Assemblée générale élective extraordinaire ce 16 avril 2026, la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a officiellement élu Mahazou dit Baba Cisset comme son nouveau président pour un mandat de quatre ans. Sans véritable suspense, le candidat unique a été largement plébiscité par les délégués présents.

Sur les 72 votants enregistrés, 69 se sont prononcés en sa faveur, contre une seule voix défavorable et deux abstentions, soit un score écrasant de 95,83 %.  Une démonstration de soutien qui traduit la volonté d’une grande majorité des acteurs du football malien d’ouvrir un nouveau cycle.

Le scrutin, supervisé par des représentants de la FIFA et de la CAF, s’est déroulé dans un climat apaisé, avec une forte mobilisation. Au total, 72 délégués étaient présents sur les 77 attendus.

L’installation officielle du nouveau comité exécutif est annoncée pour le 19 avril, tandis que les activités fédérales devraient reprendre leur rythme normal dès la semaine suivante.

Un profil entre gestion et ambition sportive

Né le 12 janvier 1973 à Bamako, Mahazou Baba Cisset présente un profil atypique, à la croisée du monde des affaires et du sport. Formé en économie et gestion à l’ENA, il a bâti l’essentiel de sa carrière dans le secteur privé, notamment à travers sa société de sous-traitance minière créée en 2015.

Son engagement dans le football s’est intensifié ces dernières années avec la fondation de l’Académie ABM Foot en 2022, puis du FC Malicoura en 2023. Une implication progressive qui lui a permis de s’imposer comme un acteur crédible du développement du football local.

À la tête de la FEMAFOOT, il succède à Mamoutou Touré dit Bavieux et hérite d’un chantier important. Son programme s’articule autour de trois axes majeurs, en l’occurrence la transparence dans la gestion, la réconciliation des acteurs du football malien et la professionnalisation du secteur.

Ambitieux, le nouveau président affiche clairement ses objectifs : structurer durablement le football national et positionner le Mali parmi les nations majeures du continent. Une nouvelle ère s’ouvre désormais, avec des attentes élevées et des défis à la hauteur des espoirs suscités.

Mohamed Kenouvi

Alhadji Dicko : « Notre objectif est de nous qualifier pour la Coupe du monde »

Les Aigles du Mali s’apprêtent à participer à la première fenêtre de qualification pour la Coupe du monde FIBA Qatar 2027, prévue du 26 février au 1er mars prochain en Égypte. À quelques jours de cette importante échéance, le sélectionneur national Alhadji Dicko se confie, dans cet entretien exclusif, sur les préparatifs du tournoi. Propos recueillis par Mohamed Kenouvi

Nous sommes à quelques jours du début de la première fenêtre de qualification pour la Coupe du monde 2027. Comment avancent les préparatifs ?
Il nous reste encore neuf jours (entretien réalisé le 17 février 2026, NDLR). Ce n’est pas beaucoup, mais je peux vous assurer que les préparatifs avancent bien sur le plan administratif. Nous avons convoqué des joueurs qui, pour la plupart, ont répondu favorablement. Les billets ont été envoyés et ils commencent à arriver. Certains sont déjà sur place. Nous aurons un court temps de travail pour ajuster les différents schémas. Il faut comprendre que les joueurs sont en pleine saison. La FIBA accorde simplement cette pause pour permettre leur participation aux compétitions internationales.
Qu’en est-il du programme de regroupement des joueurs ?
Le regroupement dépend surtout des calendriers des différents championnats. Par exemple, Mahamane Coulibaly est présent depuis le 14 février. En Italie, Oumar Ballo est arrivé hier soir (16 février, NDLR) et une grande partie du groupe est attendue demain (18 février, NDLR). Les arrivées vont se poursuivre jusqu’au 21 février. Il n’y aura pas de préparation lourde, car les joueurs sont en jambes. Dans de nombreux championnats, la première phase est en cours. Notre travail consistera surtout à mettre en place des schémas de jeu pour aborder cette fenêtre avec sérénité.
Peut-on avoir un aperçu des joueurs convoqués ? S’agit-il du même groupe vice-champion d’Afrique à l’AfroBasket 2025 ?
C’est pratiquement le même groupe, à 85 ou 90 %. Un joueur, encore pris par ses obligations universitaires aux États-Unis, ne sera pas disponible, et un autre, engagé en Euroligue, n’a pas pu être libéré par son club. Sur les 12 joueurs vice-champions d’Afrique à l’AfroBasket 2025, dix seront présents. Nous avons complété l’effectif avec deux nouveaux joueurs.
La route vers la Coupe du monde 2027 est encore longue. Quels sont vos objectifs pour cette première fenêtre ?
J’ai l’habitude de dire qu’on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. Nous avons un objectif clair : nous qualifier pour la Coupe du monde. Nous allons jouer nos matchs avec l’ambition d’en gagner le maximum.
Le Mali est logé dans le groupe D aux côtés de l’Égypte, de l’Angola et de l’Ouganda. Quel regard portez-vous sur ces adversaires ?
Ce sont des équipes que nous connaissons pour les avoir affrontées lors de l’AfroBasket 2025. Nous étions dans le même groupe que l’Égypte et l’Ouganda, et nous avons joué l’Angola en finale. Nous savons donc à peu près leur valeur. Un match de basketball reste un match de basketball. Nous aborderons le tournoi avec beaucoup de respect pour nos adversaires, mais en restant concentrés sur notre objectif : gagner chaque match.

Mercato hivernal : Le point sur les mouvements des Aigles

Le mercato hivernal, ouvert le 1er janvier et clos le 2 février 2026 dans la majorité des championnats européens, a été marqué par plusieurs mouvements concernant les internationaux maliens. Prêts stratégiques, transferts définitifs et prolongations de contrat ont rythmé cette fenêtre pour les Aigles.

Plusieurs joueurs maliens ont changé d’environnement au cours de ce marché d’hiver, souvent dans le cadre de prêts destinés à gagner du temps de jeu.

C’est le cas du milieu défensif Sékou Koné, prêté par Manchester United au FC Lausanne Sport jusqu’à la fin de la saison 2025-2026. C’est l’opportunité pour le jeune international de 20 ans, formé au Guidars FC de Bamako, de poursuivre sa progression dans un championnat compétitif.

Le défenseur Moussa Diarra rejoint pour sa part le RSC Anderlecht, en Belgique, sous la forme d’un prêt avec option d’achat, en provenance du Deportivo Alavés. L’ancien Toulousain n’y a disputé que 3 matchs depuis le début de la saison.

Même formule pour l’attaquant Wilson Samaké, qui s’engage en première division bulgare avec le PFC Arda, en prêt assorti d’une option d’achat, après son passage à Bandırmaspor, en Turquie.

En Italie, le milieu de terrain Coli Saco, joueur de Naples, est cédé temporairement à la Casertana FC, en série C. Ce prêt intervient après une première expérience récente en Suisse, du côté d’Yverdon.

Prêts, transferts libres et prolongations

D’autres dossiers ont été conclus sous forme de transferts définitifs. Les Girondins de Bordeaux ont enrôlé le défenseur Almamy Touré, libre depuis la fin de son contrat avec Kaiserslautern. Déjà présent à l’entraînement avec le club, il s’est officiellement engagé après plusieurs semaines d’essai concluantes.

Le FC Nantes a également finalisé l’arrivée du milieu défensif Ibrahima Sissoko, en provenance de Bochum. L’international malien est désormais lié aux Canaris par un contrat courant jusqu’en 2028, signe d’un engagement sur la durée.

Dans le registre des prêts sortants, Clermont Foot 63 a envoyé son latéral Cheick Oumar Konaté en Grèce, à l’AE Kifisias, jusqu’à la fin de la saison, sans option d’achat.

Enfin, tous les mouvements n’ont pas rimé avec départs. À l’AJ Auxerre, Lassine Sinayoko a prolongé son contrat jusqu’en 2027, avec une année supplémentaire en option, alors qu’il était courtisé par plusieurs clubs de Ligue 1 et de Premier League. C’est une marque de confiance forte pour l’attaquant malien, présent au club depuis 2017.

Mohamed Kenouvi

CAN 2025 : les Aigles du Mali accrochés par la Zambie pour leur entrée en lice

Pour leur premier match à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les Aigles du Mali ont concédé le match nul face à la Zambie, ce lundi 22 décembre, dans le cadre de la première journée du groupe A. Une rencontre globalement maîtrisée par la sélection malienne mais marquée par des occasions manquées et une égalisation concédée en toute fin de partie.

 

Opposés aux Chipolopolo de Zambie, les Aigles ont affiché une bonne maîtrise collective dès l’entame. En première période, le Mali s’est créé la meilleure occasion du match lorsqu’un penalty a été accordé à la suite d’une faute dans la surface. El Bilal Touré, chargé de l’exécution, a vu sa tentative repoussée par le gardien zambien, laissant le score vierge à la pause.

Au retour des vestiaires, la pression malienne a fini par payer. À la 61e minute, Lassine Sinayoko a ouvert le score, concrétisant une phase de domination marquée par un jeu plus incisif et une présence offensive plus affirmée. Le Mali semblait alors en mesure de gérer son avance, continuant à contrôler le rythme de la rencontre sans parvenir toutefois à se mettre définitivement à l’abri.

Ce manque d’efficacité a été sanctionné dans le temps additionnel. La Zambie a égalisé par Patson Daka, profitant d’un dernier ballon exploitable pour arracher le match nul et priver les Aigles d’un succès qui leur tendait les bras.

Ce résultat laisse le Mali avec un point au classement du groupe A, dans une poule où chaque détail pèsera dans la course à la qualification. L’autre rencontre du groupe a vu le Maroc s’imposer, plaçant les Aigles face à un défi majeur lors de la prochaine journée.

Sur le plan du jeu, la sélection malienne a montré une organisation solide et une capacité à imposer son tempo, malgré plusieurs absences notables. Elle devra néanmoins améliorer son efficacité offensive et la gestion des moments clés pour espérer engranger des points décisifs.

À l’issue de la rencontre, aucune déclaration individuelle de joueurs maliens n’avait encore été rendue publique en début de soirée, le groupe semblant concentré sur la suite de la compétition.

Les Aigles du Mali retrouveront le terrain le 26 décembre 2025 face au Maroc, pays hôte, pour un match déjà déterminant dans la phase de groupes, avant de conclure cette première étape de la compétition contre les Comores.

 

CAN 2025 : Une édition aux équilibres incertains

Du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, le Maroc sera l’épicentre du football africain en accueillant la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Organisée avec un calendrier inédit pour la compétition, cette CAN s’annonce disputée et riche en enjeux, dans un contexte où favoris confirmés et outsiders déterminés chercheront à s’imposer sur la scène continentale.

Le positionnement de la CAN 2025 en décembre et janvier marque une rupture avec les habitudes récentes. En arrêtant ce calendrier, la Confédération africaine de football a notamment tenu compte des contraintes liées à la nouvelle Coupe du Monde des clubs, disputée durant l’été, et à des conditions climatiques jugées plus favorables à cette période de l’année. La CAF annonce un coup d’envoi à Rabat avec un match du groupe A entre le Maroc et les Comores.

Neuf stades, répartis entre Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès, Tanger et Agadir, accueilleront les rencontres, illustrant l’ampleur du dispositif mis en place par le pays hôte.

Sur le plan sportif, cette édition s’annonce ouverte. Depuis 2010, le trophée continental a changé de mains à presque chaque édition, traduisant un football africain de plus en plus homogène et imprévisible. Sur cette période, seule la Côte d’Ivoire est parvenue à inscrire son nom au palmarès à deux reprises, confirmant la difficulté à s’imposer durablement dans la compétition.

Le Maroc face au poids de son statut

En tant que pays organisateur, le Maroc portera naturellement l’étiquette de favori. Portés par le parcours historique réalisé lors de la Coupe du monde 2022, les Lions de l’Atlas abordent cette CAN avec un effectif expérimenté et un encadrement désormais installé. Achraf Hakimi, Sofyan Amrabat et Youssef En-Nesyri symbolisent une génération ambitieuse, désireuse d’offrir au pays un deuxième titre continental, près d’un demi-siècle après le premier.

Toutefois, évoluer à domicile n’est pas systématiquement un avantage décisif. Les précédentes éditions ont montré que la pression liée au statut de favori peut peser lourd sur le pays hôte, dans une compétition où la marge d’erreur est réduite.

Des poids lourds aux outsiders ambitieux

Face au Maroc, plusieurs grandes nations avancent avec des arguments solides. L’Algérie, en quête de rachat après ses dernières désillusions, s’appuie sur un effectif mêlant expérience et jeunesse. L’Égypte, forte de ses sept titres continentaux, demeure une référence, portée par son efficacité et par des joueurs de premier plan comme Mohamed Salah.

La Côte d’Ivoire, tenante du titre, mise sur la continuité, tandis que le Sénégal et le Nigeria affichent des ambitions élevées grâce à des effectifs fournis et compétitifs. Le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, conserve également son statut d’adversaire redouté.

Derrière ces sélections, plusieurs équipes apparaissent comme des outsiders crédibles. Le Mali, la Tunisie, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo, le Burkina Faso ou encore le Gabon disposent du potentiel nécessaire pour bousculer la hiérarchie. Fidèle à son histoire, la CAN pourrait aussi voir émerger des surprises venues de nations moins attendues, à l’image de la Gambie ou de la Guinée équatoriale.

Le Mali, l’espoir d’un premier sacre

Parmi les outsiders, le Mali suscite une attention particulière. Jamais sacré malgré plusieurs parcours aboutis, le pays nourrit toujours l’ambition de décrocher son premier titre continental.

Sous la direction de Tom Saintfiet, les Aigles disposent d’un groupe équilibré, associant cadres expérimentés et jeunes talents en progression. Le Mali devra d’abord franchir l’obstacle d’un groupe A relevé, composé du Maroc, de la Zambie et des Comores, avant d’espérer prolonger l’aventure et, peut-être, d’écrire une nouvelle page de son histoire footballistique. Rappelons que le Mali figurait régulièrement parmi les sélections présentes au second tour lors des dernières éditions.

CAN 2025 : Dernière ligne droite pour les Aigles

À quelques jours du coup d’envoi de la CAN 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc, les Aigles du Mali affinent les derniers détails de leurs préparatifs sous la houlette du sélectionneur national Tom Saintfiet.

La dynamique s’accélère cette semaine, marquée d’abord par l’annonce très attendue de la liste finale des joueurs retenus pour la compétition continentale, faite ce jeudi 11 décembre au journal télévisé de l’ORTM. Le technicien belge a confirmé la présence de ses cadres, fidèles au projet depuis sa nomination.

Dès le lendemain, ce vendredi 12 décembre,  Tom Saintfiet en conférence de presse, a dressé les grandes lignes de la préparation et fixé le cap : hisser le Mali parmi les sélections les plus performantes du tournoi. Finalistes en 1972, les Aigles courent depuis derrière un premier sacre africain.

Cap sur Casablanca

Un premier groupe d’une dizaine de joueurs et une partie du staff technique, s’est envolé dès le 13 décembre pour Casablanca. C’est dans la capitale économique marocaine que se déroulera le stage final.

Le lendemain, les Aigles ont entamé leur première séance d’entraînement, avec l’arrivée progressive d’autres joueurs les 14 et 15 décembre, avant que le groupe ne soit enfin au complet le 16 décembre. Ainsi réunis, les Aigles entreront dans le vif du sujet, alternant séances tactiques et mises en place techniques pour affiner les automatismes. Ce planning non officiel pourrait toutefois évoluer.

Le Mali reste sur un match amical disputé le 18 novembre dernier face à la Jordanie qui s’est soldé par un score nul et vierge (0-0). Vu le timing serré, l’équipe ne livrera plus aucun autre match amical avant son entrée en lice face à la Zambie le 22 décembre prochain.

Objectif « demi-finales »

Tous les regards se tournent désormais vers le calendrier du premier tour. Le Mali, logé dans le groupe A, entrera dans la compétition le 22 décembre face à la Zambie, avant d’enchaîner avec un choc très attendu contre le Maroc le 26 décembre. Les Aigles clôtureront la phase de groupes le 29 décembre face aux Comores.

Pour le sélectionneur national Tom Saintfiet, « ce sont trois équipes très fortes ». « Nous allons nous concentrer sur chaque match. Notre ambition est claire : nous voulons aller au 2ème tour et atteindre au minimum les demi-finales », assure-t-il.

Éliminatoires Coupe du Monde 2026 : Le parcours décevant des Aigles

Les éliminatoires africaines de la Coupe du Monde 2026 se sont achevées le 14 octobre 2025 sur une nouvelle désillusion pour le Mali. Malgré une fin de parcours encourageante, les Aigles terminent 3èmes de leur groupe, privés une nouvelle fois d’une qualification pour la Coupe du Monde.

Le Mali avait pourtant démarré ces éliminatoires sous de bons auspices. Le 17 novembre 2023, les Aigles s’imposaient 3-1 face au Tchad au Stade du 26 Mars, lançant idéalement leur campagne. Mais, dès la deuxième journée, les premiers doutes apparaissaient. Un nul frustrant (1-1) à Bamako contre la Centrafrique, alors que la domination malienne avait été nette. Ces deux points perdus à domicile allaient peser lourd dans la course à la qualification.

Les difficultés se sont confirmées quelques mois plus tard. Le 6 juin 2024, les Aigles s’inclinaient à domicile contre le Ghana (1-2), après avoir pourtant ouvert le score. Ce revers face à un concurrent direct a marqué un tournant psychologique, avant un second nul stérile face à Madagascar (0-0) à Johannesburg. Puis, en mars 2025, malgré un éclatant succès de 3-0 face aux Comores, le Mali retombait dans ses travers quatre jours plus tard, incapable de battre une nouvelle fois la Centrafrique (0-0) à Casablanca.

Ces deux matchs nuls face aux Fauves de Bas-Oubangui représentent sans doute le véritable échec des Aigles dans cette campagne. Quatre points perdus face à un adversaire abordable, alors que le Ghana ne laissait aucune miette. Même les victoires suivantes, 3-0 contre les Comores, 2-0 au Tchad et 4-1 face à Madagascar,  n’ont pu permettre de combler le retard accumulé. La défaite 1-0 à Accra en septembre 2025 n’a fait que confirmer la tendance : un Mali solide mais incapable de gagner lorsque l’enjeu s’élève.

Au final, les Aigles terminent 3èmes de leur groupe, derrière un Ghana plus constant et une équipe malgache opportuniste. Cette nouvelle élimination prolonge la « malédiction » du Mali, toujours en quête d’une première participation à la Coupe du Monde.

Pour de nombreux observateurs, cet échec est avant tout celui de l’inconstance. « Le Mali a payé cher son manque de réalisme face aux équipes dites moyennes. Ce n’est pas contre le Ghana qu’on se qualifie, mais en battant ceux qu’on doit battre », estime un analyste sportif.

Mohamed Kenouvi

Amadou Kouyaté: “On peut dire que les joueurs se sont épuisés, donc ils sont passés un peu à côté”.

Les Aigles du Mali se sont inclinés face à l’Angola 43 à 70 lors de la finale de l’Afrobasket tenue en Angola du 12 au 24 août 2025. Dans l’ entretien qu’il nous a accordé, Amadou Kouyaté, journaliste sportif analyse le parcours des Aigles et les perspectives pour l’équipe nationale.  Propos recueillis par Ali Sankaré.

  • Quelle analyse faites-vous de la finale qui a opposé la Mali à Angola?

 

On a quand-même assisté à un match inédit.  On félicite d’abord l’équipe pour sa qualification à ce niveau à l’AfroBasket qui est à sa 31ème   édition. Et c’est la première fois que le Mali atteint ce niveau. On félicite l’équipe, l’encadrement et la fédération pour l’effort qu’ils ont consenti.

En ce qui concerne cette finale, on peut dire que nos jeunes sont passés à côté. Vu les efforts qu’ils ont fourni lors des matchs de huitième de finale, en match de barrage contre la Guinée Conakry, ensuite la Côte d’Ivoire et le Sénégal. On peut dire que les joueurs se sont épuisés, donc ils sont passés un peu à côté. Lors de la cette finale on sentait la fatigue chez eux, malgré l’envie de remporter ce trophée. Mais on leur tire chapeau pour avoir atteint ce niveau et d’avoir ramené la première médaille argent .

  • Quelles peuvent être les perspectives pour cette équipe de Basketball?

Les perspectives sont énormes. Dans un premier temps, le Mali doit participer aux éliminatoires de la Coupe du monde, qui sont prévus pour le mois de novembre prochain. Donc l’idéal c’est quand-même d’essayer de conserver ce jeu, voir les manquements constatés lors de l’Afrobasket en Angola. Il faut noter que nous allons rencontrer les mêmes équipes avec lesquelles on a eu à jouer lors de cet Afrobasket, il s’agit de  l’Égypte, l’Ouganda  et puis le Sénégal et l’Angola. Donc, il faut corriger les erreurs et viser une première qualification à la coupe du monde, parce que le Mali n’a jamais participé à la coupe du monde senior.

 

  • Quelles sont les chances de participation pour cette équipe à la coupe du monde ?

Cela peut être difficile, parce qu’il ya  certains universitaires qui sont parmi  eux et avec la rentrée au niveau des États-Unis,ils commenceront à jouer. Est-ce qu’ils auront l’occasion de venir rejouer avec le Mali ? Parce que déjà les préparatifs ont commencé, que ca soit au niveau NBA ou au niveau des universitaires, ça va être très compliqué.

 

  • Comment jugez vous le niveau de l’Afrobasket?

On peut dire contrairement aux  années précédentes, que cette année le niveau est très élevé, parce qu’auparavant on ne voyait pas des joueurs de la NBA participer à l’AfroBasket car des fois ils avaient du mal à sortir. Mais cette fois, plusieurs joueurs sont venus. Il ya aussi la Basket African League, qui est quand-même une petite filiale de NBA. Parmi les joueurs qui se sont distingués, il y a Jacques Boissy du Sénégal ou Alou Diarra  du Mali.

  • Des joueurs locaux se sont aussi fait remarquer…

Bien sûr il y a deux joueurs du stade Malien de Bamako. Il s’agit de Mahamane Coulibaly qui a terminé parmi les cinq majeurs, il ya aussi Allaye Togo, tous deux ont récemment pris part aux phases des poules de la Basket African League,  malheureusement le Stade Malien ne s’est pas qualifié pour la phase finale en Afrique du Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Afrobasket 2025 : le Mali s’offre le ticket de la demi-finale

Les Aigles se sont envolés pour la demi-finale de la 31ème édition de la compétition du championnat d’Afrique de basket-ball masculin Angola 2025, ce mercredi 20 Août. Au terme d’un match à suspens et à l’issue de la prolongation, l’équipe malienne s’impose contre les Eléphants de la côte d’ivoire, premier du groupe A, avec un score de 102 à 96.

 

La rencontre très attendue entre les deux équipes a tenu toutes ses promesses.  Après les doutes suscités par ses débuts dans la compétition, les Aigles avaient l’opportunité de se hisser à ce niveau, après leur dernière demi-finale en août 1999, perdue face à l’Angola 77-69. Privés de podium depuis leur médaille de bronze obtenue en 1972 à Dakar, les hommes du coach Elhadj Dicko reviennent avec l’espoir dans la compétition de l’Afrobasket après cette victoire bien méritée face à un adversaire de taille. Grâce à une équipe solide et bien constituée, les Aigles s’imposent dès le premier quart temps et terminent par le score de 28 à 27. Un léger retard qui sera vite remonté par la Côte d’Ivoire. Elle assure le spectacle avec des tirs à trois points et avec des tentatives infructueuses, les hommes d’Elhadj Dicko iront en mi-temps avec le score de 42 à 54 en faveur des Ivoiriens.

Loin de sombrer, les Aigles reprennent la pression et l’avantage, 71 à 69.  Le dernier quart temp est explosif, les deux équipes se rendent coup pour coup et les Aigles arrachent l’égalité en toute fin de match, envoyant les deux équipes en prolongation, 90-90. Le score final est en faveur des Aigles, 102 à 96, et ravive l’espoir d’un retour du Mali sur la scène continentale.

Après 6 confrontations de 2015 à 2025, cette victoire permet aux Aigles de compter le même nombre de match perdu face aux Eléphants et met les deux équipes à égalité, 3 victoires chacune.

 

Joseph Amara DEMBELE

Mercato : Les Aigles en mouvement

Depuis début juillet, plusieurs joueurs maliens ont animé le marché des transferts européens, entre nouvelles signatures et départs actés.

L’attaquant Wilson Samaké, 21 ans, a officialisé son engagement avec Bandirmaspor, club turc de deuxième division, pour trois saisons. Formé au Stade Rennais, où il évoluait avec l’équipe réserve, Samaké a porté les couleurs maliennes aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et récemment lors du tournoi Maurice Revello. Ce transfert marque une étape importante dans la carrière du jeune buteur, qui cherchera à s’imposer comme titulaire en Turquie.

Autre international malien du tournoi Revello, Souleymane Sagnan, défenseur, a signé son premier contrat professionnel avec le RC Lens. Il s’est engagé pour trois ans, jusqu’en juin 2028, un signal fort de la confiance placée en lui par les Sang et Or.

Soumaila Traoré, formé à l’Olympique de Marseille, devait initialement rejoindre Montpellier, relégué en Ligue 2, mais c’est finalement un retour au FC Versailles qui s’est concrétisé. Il y arrive sous forme de prêt avec option d’achat, après avoir déjà été prêté au club francilien en seconde partie de la saison dernière. L’international malien U23 devrait y bénéficier d’un temps de jeu plus conséquent.

Transferts et repositionnements en vue

Parmi les transferts les plus remarqués figure celui de Gaoussou Diarra, qui rejoint Feyenoord Rotterdam en provenance d’Istanbulspor. Le club néerlandais a officialisé l’opération début juillet pour un montant estimé à 3,5 millions d’euros. À 22 ans, l’attaquant malien va découvrir l’élite néerlandaise et pourrait participer à la prochaine Ligue des Champions, une belle vitrine pour ses ambitions internationales.

Dans un autre registre, Fousseyni Doumbia, défenseur de l’Eintracht Francfort, a signé son premier contrat professionnel avec l’équipe première après ses belles performances au tournoi Maurice Revello 2025. Régulier avec la réserve, il franchit un cap dans sa carrière en intégrant la Bundesliga.

Mauvaise nouvelle en revanche pour Moussa Djenepo. Le joueur de 27 ans et le Standard de Liège ont trouvé un accord à l’amiable pour résilier son contrat. Si le club belge réalise ainsi une économie salariale de 1,6 million d’euros annuels, l’attaquant malien se retrouve désormais sans club et libre sur le marché.

Quant à Yves Bissouma, milieu de terrain de Tottenham, il est très convoité. Fenerbahçe a ouvert des discussions, tandis que la Roma et la Juventus suivent également son dossier de près.

Mohamed Kenouvi

Coupe du monde de Basket U19 2025 : Le Mali s’arrête en huitièmes

Le Mali a été éliminé en huitièmes de finale de la Coupe du monde U19 de basketball masculin, qui se déroule en Suisse du 28 juin au 7 juillet 2025. Avec une seule victoire en quatre rencontres, les Aiglons se contentent de finir le tournoi avec un classement honorable.

Les Aiglons avaient pourtant bien entamé la compétition dans le groupe A, aux côtés de la Serbie, de la Nouvelle-Zélande et de l’Argentine. Pour leur premier match, le 28 juin, ils ont battu la Serbie sur le fil, dans un match très disputé jusqu’à la dernière seconde, 72 – 70. Cette victoire serrée a révélé la détermination de l’équipe, avec un Sékou Bagayoko impressionnant à la mène et un collectif solide, notamment au rebond.

Lors du deuxième match, le 29 juin, le Mali a affronté la Nouvelle-Zélande. Moins efficaces offensivement, les Aiglons se sont inclinés 73 – 50. Malgré un double-double de Youssouf Traoré (11 points, 10 rebonds) et la créativité d’Ibrahim Doumbia (6 passes décisives), l’équipe a souffert face à l’adresse extérieure des Néo-Zélandais.

Les Aiglons ont bouclé la phase de poules sur une nouvelle défaite le 1er juillet contre l’Argentine. Ils ont perdu 77 -6 6, dominés physiquement et techniquement par des Argentins bien organisés. Ce revers place le Mali à la 3ème place de son groupe, avec un bilan d’une victoire et de deux défaites.

Rêve brisé

Malgré ces deux défaites, le Mali s’est qualifié pour les huitièmes de finale grâce à un format qui qualifie les quatre équipes de chaque groupe. Mais en huitièmes de finale le 2 juillet 2025 face au Canada, un adversaire redoutable avec des prospects évoluant en NCAA et qui a terminé 2ème du groupe B derrière l’Allemagne, les Aiglons n’ont pas pu rehausser leur niveau de jeu.

Après avoir remporté le premier quart-temps sur le fil (17 – 15), les protégés du technicien Moussa Cissé ont été dominés tout le reste du match, s’inclinant à l’arrivée 100 à 75.

Avec cette élimination, les Aiglons voient leur rêve de faire au moins aussi bien que leurs prédécesseurs, Vice-champions du monde en 2019 après une finale perdue face aux États-Unis, s’envoler.

Pour la suite de la compétition, ils disputeront des matchs de classement qui détermineront le classement final de chaque pays participant.

Mohamed Kenouvi

CHAN 2024 : Les Aigles locaux visent la qualification

Exempté du premier tour des éliminatoires du CHAN 2024, le Mali a rendez-vous avec la Mauritanie pour le compte du 2ème et dernier tour. Cette double confrontation s’avère décisive, avec à la clé un billet qualificatif pour le prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), qui se tiendra du 1er au 28 février 2025 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

Les Aigles locaux se rendront d’abord à Nouakchott pour le match aller, prévu le 22 décembre 2024, avant de recevoir les Mourabitounes locaux le 26 décembre au Stade du 26 mars de Bamako pour la manche retour.

Pour ce duel crucial, le sélectionneur national Baye Ba a convoqué 30 joueurs. Ces derniers sont entrés à l’internat à Kabala le 9 décembre pour une mise au vert de 10 jours. Cette dernière étape des préparatifs avait déjà débuté quelques semaines auparavant avec des matchs amicaux contre des clubs de première division. Les Aigles locaux s’envoleront pour la capitale mauritanienne le 19 décembre prochain.

Objectif qualification

Après 2011, 2014, 2016, 2020 et 2022, les Aigles locaux souhaitent décrocher une 6ème qualification au CHAN, tournoi réservé exclusivement aux joueurs locaux évoluant dans les championnats de leurs pays.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre notre objectif, qui est de nous qualifier pour la phase finale du tournoi », confie le sélectionneur national Baye Ba, qui reconnaît toutefois la qualité de l’adversaire.

« Ce seront deux grands matchs, à Nouakchott comme à Bamako. L’équipe mauritanienne est solide, avec des joueurs qui, pour la plupart, évoluent en équipe nationale senior », glisse le technicien.

Retrouvailles

Ce sera la quatrième fois dans l’histoire que le Mali et la Mauritanie se rencontrent lors des qualifications du CHAN. La première remonte aux qualifications du CHAN en 2016. Lors du match aller disputé au Stade du 26 Mars, les Aigles locaux s’étaient imposés 2-1 avant d’aller décrocher quelques jours plus tard un match nul (1-1) en Mauritanie, assurant ainsi leur billet pour la phase finale.

En 2018, les Mourabitounes locaux avaient pris leur revanche en s’imposant 1-0 à Bamako après un match nul 2-2 à domicile.

Les deux équipes se sont à nouveau rencontrées lors des éliminatoires du CHAN en 2020. Après avoir tenu les Mourabitounes locaux en échec 0-0 lors du match aller à Nouakchott, les Aigles locaux avaient dominé le match retour à Bamako 2-0.

Mohamed kenouvi

CAN 2025 : Le Mali brille sous Tom Saintfiet et termine les qualifications en apothéose

Le 19 novembre 2024 au Stade du 26 Mars de Bamako les Aigles du Mali ont conclu en beauté leur campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 en infligeant une défaite cinglante à l’Eswatini, 6 buts à 0. Cette rencontre, bien que sans enjeu majeur pour le Mali, déjà qualifié, a permis de démontrer la puissance offensive retrouvée de l’équipe sous la houlette de Tom Saintfiet.

Le match a été marqué par un triplé de Néné Dorgeles, une performance individuelle remarquable. Kamory Doumbia, fidèle à sa réputation, a également trouvé le chemin des filets, confirmant son rôle-clé au sein de l’attaque malienne. Les autres buteurs de la rencontre ont contribué à cette victoire éclatante, illustrant la profondeur et la diversité des talents offensifs disponibles.

Cette démonstration offensive est d’autant plus significative que jusqu’à cette 6ème journée le Mali n’avait pas inscrit plus d’un but par match lors des éliminatoires. Cette performance offensive souligne une évolution notable sous la direction de Tom Saintfiet.

Nommé sélectionneur des Aigles le 28 août 2024 , le technicien belge a rapidement imprimé sa marque sur l’équipe nationale. Depuis sa prise de fonction, le Mali a disputé six matchs sans connaître la défaite, enregistrant quatre victoires et deux matchs nuls. Sous sa direction, l’équipe a marqué dix buts et n’en a concédé qu’un seul, témoignant d’une solidité défensive et d’une efficacité offensive accrues.

Cette qualification marque également la dixième participation consécutive du Mali à une phase finale de la CAN, un record qui témoigne de la constance et de la compétitivité de la sélection sur la scène continentale.

Avec une phase de qualifications conclue de manière aussi convaincante, les perspectives pour les Aigles du Mali sont prometteuses. Sous la direction de Tom Saintfiet, l’équipe semble avoir trouvé un équilibre entre solidité en défense et efficacité en attaque, augurant de belles performances lors de la CAN 2025. Les supporters maliens peuvent légitimement nourrir de grands espoirs pour la phase finale de la compétition, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

MD

Eliminatoires CAN 2025 : un nouveau départ pour les Aigles

 

Le sélectionneur national par intérim Alou Badra Diallo dit Conty a publié samedi 31 août dernier la liste des Aigles qui prendront part aux matchs des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025. Secouée par une crise depuis plusieurs semaines, l’équipe nationale, avec quelques nouveaux joueurs mais aussi certains cadres absents, s’apprête à entamer une nouvelle page.

Pour ces deux matchs, contre le Mozambique le 6 septembre à Bamako et l’Eswatini le 10 septembre en Afrique du Sud, Alou Badra Diallo a fait appel à un groupe de 27 joueurs dont 3 gardiens, 8 défenseurs, et autant de milieux de terrain et d’attaquants.

Certains joueurs vont rejoindre le nid des Aigles pour la toute première fois, à l’instar du jeune prodige de Brighton qui évolue en prêt du coté de Sturm Graz, Malick Yalcouyé, de l’attaquant de Haugesund en Norvège, Sory Ibrahim Diarra ou encore du milieu de terrain de Rapid Viennes, Mamadou Sangaré dit Gaucher.

En plus d’eux, deux joueurs locaux, du Djoliba AC notamment, le gardien Youssouf Koita et le défenseur Ousmane Diallo sont aussi à la première convocation en équipe nationale séniors.

Des retours et des absents de taille

D’autres joueurs font également leur grand retour après avoir été écartés de la sélection ces derniers mois pour diverses raisons. Il s’agit de Massadio Haidara qui vient de s’engager avec le Stade Brestois, d’ Yves Bissouma de Tottenham, de Moussa Djenepo d’Alanyaspor en Turquie et de Lucien Kevin Zohi du stade Lavallois en France.

En revanche, plusieurs cadres de la sélection n’ont pas été convoqués et rateront les deux premiers matchs des éliminatoires de la CAN 2025. Parmi eux, Diadié Samassékou, Cheick Doucouré, Adama Traoré « Noss », Boubacar Kiki Kouyaté, Ibrahima Koné, Kamory Doumbia, Moussa Diarra, Amadou Danté, Modibo Sagnan, ou encore Sikou Niakaté.

Présents sur la liste, le capitaine Hamari Traoré et le milieu de terrain de Leipzig Amadou Haidara ne pourront finalement pas honorer leur convocation pour raison de blessure. Hamari Traoré, victime d’une rupture de ligaments samedi en Liga contre Getafe, sera indisponible pour tout le reste de la saison. Quant à Amadou Haidara, victime d’un coup de tête et sorti dès la 14ème minute de jeu lors du choc en Bundesliga ce week-end contre le Bayer Leverkusen, il sera absent des terrains au moins jusqu’à la mi-septembre.

Selon certaines sources, Nene Dorgelès serait également touché lors du match de dimanche dernier avec son club Redbull Salzburg et serait incertain pour répondre à l’appel en équipe nationale.

Objectif six points

Le Mali entame ces éliminatoires de la CAN 2025 après une défaite à domicile face au Ghana et un match nul en supériorité numérique face à Madagascar dans le cadre des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 en juin dernier, suivi d’une crise entre la FEMAFOOT et les joueurs de l’équipe nationale. Selon, le 3ème vice-président de la fédération, « toutes les divergences sont désormais aplanies ». L’objectif pour le staff technique et les joueurs est de gagner ces deux premières rencontres pour amorcer une nouvelle dynamique pour l’équipe, retrouver la confiance et renouer avec le public sportif national.

Alors qu’initialement Alou Badra Diallo dit Conty devrait diriger l’équipe lors de ces deux matchs, c’est finalement le nouveau sélectionneur Tom Saintfiet lui-même qui sera aux commandes pour ces rencontres. Présenté lundi à la presse par le ministère des Sports, le technicien belge a rejoint les joueurs au Centre pour sportifs d’élite Ousmane Traoré de Kabala et s’apprête à vivre son baptême de feu ce vendredi 6 septembre à la tête des Aigles.

Mohamed Kenouvi

Les 27 Aigles convoqués

Gardiens (3) : Djigui Diarra (Young Africans/TAN), N’Golo Traoré (Stade malien), Youssouf Koïta (Djoliba AC),

Défenseurs (8) : Hamari Traoré (Real Sociedad/ESP), Falaye Sacko (Montpellier/FRA), Massadio Haidara (Brest/FRA), Mamadou Fofana « Nojo » (Amies SC/FRA), Cheick Keita (Charleroi/BEL), Abdoulaye Diaby (St Gallen/SUI), Salim Diakité (Palerme/ITA), Ousmane Diallo « Senty » (Djoliba AC)

Milieux (8) : Yves Bissouma (Tottenham/ENG), Ousmane Diakité (West Bromwich/ENG), Amadou Haidara « Doudou » (RB Leipzig/GER), Malick Yalcouyé (Sturm Graz/AUT), Lassana Coulibaly (US Lecce/ITA), Mohamed Camara « Tiamatié » (Al Saad/QAT), Aliou Dieng (Al Kholood/SAU), Mamadou Sangaré « Gaucher » (Rapid Vienne/AUT)

Attaquants (8) : Dorgelès Nene (RB Salzbourg/AUT), Lassine Sinayoko (AJ Auxerre/FRA), Moussa Sylla (Schalke 04/GER), Moussa Djenepo (Alanyaspor/TUR), Adama Traoré « Malouda » (Ferencvaros/HUN), Sékou Koïta (CSKA Moscou/RUS), Lucien Zohi (FC Laval/FRA), Sory Ibrahim Diarra (Haugesund/NOR)