La rentrée scolaire 2026-2027 a été officiellement lancée jeudi 1er octobre au Groupe scolaire Mamadou Diarra N°2 de Médina-Coura, à Bamako. La sécurité sanitaire des aliments en milieu scolaire a constitué le thème central de cette reprise.
La cérémonie a réuni élèves, enseignants, directeurs d’école, responsables du Centre d’animation pédagogique et de l’Académie d’enseignement de Bamako Rive gauche. Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, était accompagné de ses homologues de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports ainsi que de l’Agriculture. Cette mobilisation des différents acteurs de l’école a marqué le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire.
Dans une classe de 9e année, l’enseignant Abdoul Aziz Traoré a dispensé la leçon modèle sur le thème : « La sécurité sanitaire des aliments en milieu scolaire ». Il a notamment insisté sur les règles d’hygiène, la conservation des aliments et les précautions à observer pour limiter les risques liés à la consommation de produits impropres.
« L’école est un espace transversal où tout le monde a quelque chose à dire et à faire : les parents d’élèves, les enseignants, les syndicats, les autorités locales », a rappelé le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané. Il a également attiré l’attention sur les risques liés aux aliments mal transportés, mal conservés ou mal cuits, estimant que la protection de la santé des élèves nécessite l’implication de toute la communauté éducative.
Kadidja Kodio, directrice de l’Académie d’enseignement de Bamako Rive gauche, a insisté sur la pertinence de la thématique. « Les écoles sont entourées de vendeuses et la qualité des aliments laisse parfois à désirer, vu que les conditions de conservation ne respectent pas les règles de l’art », a-t-elle alerté. Selon elle, la leçon modèle doit permettre aux enfants d’acquérir des notions d’hygiène et de sécurité alimentaire qu’ils pourront également partager autour d’eux. Elle a notamment évoqué les aliments laissés à découvert, exposés aux insectes ou vendus à proximité de caniveaux, ainsi que les risques liés à la consommation de produits avariés.
Mme Camara Nana Kadia Koné, présidente de l’Association des femmes promotrices d’écoles privées du Mali (AFPEP-Mali), a pour sa part appelé à une mobilisation dépassant la distinction entre enseignement public et privé. « Ce n’est point une question d’école privée ou publique, il s’agit du Mali. Notre objectif est de donner une formation de qualité pour le développement de notre pays », a-t-elle déclaré. Elle a également mis en avant la contribution des établissements privés aux résultats enregistrés lors des examens nationaux.
Ali Sankaré

