Migrants de retour : 27 800 Maliens accompagnés

Plus de 27 800 ressortissants ont bénéficié d’un retour volontaire depuis 2022, selon le gouvernement. Le programme fait aussi état de 14 000 projets économiques et de 10 000 formations.

La troisième réunion du comité de pilotage du Programme de protection, de retour et de réintégration des migrants en Afrique subsaharienne s’est tenue le 1er octobre à Bamako. Elle était présidée par le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher.
La rencontre a réuni l’Organisation internationale pour les migrations, la Délégation de l’Union européenne au Mali, des services publics, des partenaires financiers et des représentants de la société civile.
Selon le bilan publié par le gouvernement, le MPRR-SSA a accompagné plus de 27 800 Maliens dans le cadre d’un retour volontaire depuis 2022. Le programme a également aidé 1 518 migrants étrangers en transit au Mali à regagner leur pays. Ces deux chiffres correspondent à des catégories distinctes.
Plusieurs formes d’assistance
Le ministère fait état de plus de 14 000 projets de réintégration économique, de 10 000 formations professionnelles et de près de 19 000 prises en charge psychosociales.
Ces données décrivent des interventions. Elles ne peuvent être additionnées pour obtenir un nombre global de bénéficiaires, car une même personne peut recevoir un soutien psychosocial, suivre une formation puis bénéficier d’un financement économique. APA relève explicitement ce possible chevauchement.
Un projet de réintégration économique peut prendre la forme d’une activité individuelle ou collective. Les communications publiées à l’issue de la réunion ne donnent pas la répartition des 14 000 projets par secteur, par région ou par montant.
Les formations professionnelles constituent une autre composante. Le ministère a demandé qu’elles correspondent aux activités exercées dans les territoires où les personnes s’installent après leur retour. Le suivi évoqué par Mossa Ag Attaher porte aussi sur la continuité des activités financées et la situation économique des bénéficiaires.
L’assistance psychosociale concerne notamment les personnes ayant subi des violences, une exploitation, une détention ou d’autres situations traumatisantes au cours de leur parcours. La Commission européenne indique que le programme prévoit également une aide médicale, un hébergement temporaire, l’établissement de documents de voyage et une assistance immédiate après l’arrivée.
Un dispositif régional mis en œuvre par l’OIM
Le MPRR-SSA intervient dans les pays d’origine et de transit situés sur les routes atlantiques, méditerranéennes occidentales et méditerranéennes centrales. L’Organisation internationale pour les migrations en assure la mise en œuvre.
Selon la Commission européenne, la première phase régionale a couvert seize pays d’Afrique subsaharienne, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Sa période officielle allait du 1er août 2022 au 31 mars 2025.
Le budget régional de cette phase atteignait 333,8 millions d’euros. La contribution de l’Union européenne représentait 330 millions d’euros, soit 98,9 % du total. Cette enveloppe couvrait l’ensemble des pays participants et ne correspond pas à une dotation réservée au Mali.
La Commission européenne indique qu’une seconde phase a été préparée en 2024. Le comité réuni à Bamako a demandé son articulation avec la Politique nationale de migration et le Cadre national pour la réintégration des migrants.
Les chiffres présentés le 1er octobre constituent un bilan cumulé depuis 2022. Le gouvernement fournit le nombre de retours et le volume des différentes assistances. La ventilation annuelle, le coût moyen des projets, leur répartition territoriale et le nombre d’activités encore opérationnelles ne figurent pas dans le compte rendu public.
Le bilan distingue cependant clairement trois ensembles. Plus de 27 800 Maliens ont été accompagnés pour revenir au pays. Quelque 1 518 migrants étrangers ont quitté le Mali avec une assistance au retour. Les projets, formations et prises en charge psychosociales décrivent les services fournis après ou autour de ces déplacements.
Massiré Diop

Déportations américaines : L’Afrique sollicitée comme continent tiers

Une enquête coordonnée par Forbidden Stories décrit un dispositif américain d’expulsions vers des pays tiers largement étendu à l’Afrique. Les accords associent négociations diplomatiques, conditions d’accueil et, dans plusieurs cas, contreparties financières.

Entre le 20 janvier 2025 et le 31 août 2026, au moins 25 447 personnes ont été expulsées des États-Unis vers 28 pays dont elles n’étaient pas ressortissantes, selon les données réunies par le consortium. Environ 20 000 ont été envoyées au Mexique. Les autres ont été transférées vers des pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique, parfois sans lien préalable avec leur destination. La plupart de ces transferts n’ont pas été annoncés publiquement.

Le dispositif est piloté notamment par l’Office of Remigration, créé en mai 2025 au sein du Département d’État. Une carte interne datée de mars 2026 montre que Washington avait approché 49 des 54 pays africains. 13 accords avaient alors été obtenus et 9 autres pays étaient en négociation.

Les arrangements diffèrent selon les États. L’Ouganda accepte uniquement des ressortissants africains sans antécédents criminels. La République démocratique du Congo exclut au contraire les ressortissants africains. En Eswatini, les documents consultés par le Washington Post font état d’un accord permettant l’accueil de 150 personnes au maximum contre un paiement direct de 5,1 millions de dollars. 19 migrants y ont déjà été envoyés.

Financements

Les négociations comprennent aussi un volet financier. À la fin juin, l’administration Trump avait autorisé ou promis au moins 410 millions de dollars pour faciliter des accords avec 31 pays, principalement en Afrique et en Amérique latine. Sur ce total, 81 millions étaient destinés directement à 13 gouvernements.

Les documents mentionnent également 179 millions de dollars promis à l’Organisation internationale pour les migrations et 124 millions au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Ces organisations ne sont pas parties aux accords bilatéraux. Les fonds concernent notamment l’accueil, le retour volontaire ou des projets dans les pays associés au dispositif.

Les conditions réservées aux personnes expulsées varient également. Des migrants envoyés en Guinée équatoriale ont affirmé, par l’intermédiaire de leurs avocats, avoir été détenus dans des conditions difficiles. D’autres, arrivés dans plusieurs pays africains, ont ensuite demandé à retourner dans leur pays d’origine avec l’aide de l’OIM.

En Afrique, les accords recensés fixent des profils, des quotas et des modalités de prise en charge différents selon les pays. Les financements américains font désormais partie de plusieurs de ces arrangements.

Traite des personnes : COMPASS célèbre cinq ans d’engagement au Mali

La lutte contre la traite des personnes a été au cœur d’une cérémonie organisée le 20 août 2026 à l’hôtel Maeva Palace, à Bamako, pour marquer le cinquième anniversaire du programme COMPASS au Mali. L’événement était couplé à la clôture des activités nationales organisées dans le prolongement de la Journée mondiale de lutte contre la traite des personnes, célébrée chaque année le 30 juillet.

La rencontre s’est tenue en présence des ministres de la Justice, Mamoudou Kassogué, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, de représentants diplomatiques et de plusieurs acteurs engagés dans la protection des migrants.  Selon le rapport américain de 2025 sur la traite des personnes, couvrant la période d’avril 2024 à mars 2025, les autorités maliennes ont déclaré 68 enquêtes, 300 personnes poursuivies et trois condamnations.

Derrière ces chiffres se trouvent des femmes, des hommes et des enfants confrontés à l’exploitation sexuelle, au travail forcé, à la mendicité contrainte ou à d’autres formes d’asservissement. Durant la même période, les services maliens ont identifié et orienté vers une prise en charge 102 enfants victimes, tandis qu’une organisation internationale a accompagné 285 autres personnes. La prévention doit ainsi empêcher que la précarité, les déplacements ou les promesses frauduleuses d’emploi soient utilisés pour recruter et exploiter les plus vulnérables.

Dans ce cadre, la responsabilité des médias et la mobilisation de la jeunesse occupent une place importante. Une information rigoureuse peut aider à reconnaître les méthodes de recrutement, faire connaître les voies de signalement et protéger l’identité des victimes.

La lutte contre la traite doit s’inscrire dans la durée, a rappelé Sara El-Koundi, chargée de protection à l’Organisation internationale pour les migrations au Mali.

« Les programmes ont une durée. Les projets ont un calendrier. Mais la dignité humaine n’a pas d’expiration », a-t-elle déclaré, présentant la traite comme l’une des formes les plus cruelles d’exploitation.

Elle a appelé à maintenir l’assistance et la protection des personnes vulnérables après la fin des projets. Le dernier rapport disponible recense treize centres de transit au Mali, mais un seul hébergement spécialisé pour les femmes adultes victimes de traite, situé à Bamako. La prise en charge reste plus limitée en dehors de la capitale et les hommes victimes ne disposent pas encore de services spécialisés.

Le représentant de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas a, pour sa part, rappelé le rôle de COMPASS dans l’accompagnement des migrants. Il a présenté le programme comme le résultat d’une coopération entre l’OIM, les autorités maliennes, les collectivités, les associations et les partenaires engagés dans la protection des personnes en déplacement.

Au Mali, COMPASS est mis en œuvre par l’OIM avec le financement du Royaume des Pays-Bas. Lancé en 2021, le programme intervient dans la protection des migrants vulnérables, la lutte contre la traite, l’assistance au retour, la réintégration et le renforcement des capacités nationales. L’OIM indique avoir protégé et accompagné 340 victimes de traite dans le pays en 2025. La phase actuelle de COMPASS, commencée en 2024 dans quatorze pays, doit se poursuivre jusqu’à la fin de 2027.

Encourager la sensibilisation

La cérémonie a également été consacrée à la remise des prix du concours de productions journalistiques organisé après l’atelier de formation des 4 et 5 août 2026. Conduite par l’OIM avec le Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées et l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication, cette formation avait réuni 30 élèves journalistes et communicateurs.

Les participants avaient été formés au traitement rigoureux et éthique de la traite, avec une attention particulière à la protection des victimes et à l’utilisation des termes appropriés. Le concours leur a ensuite permis de mettre en pratique les connaissances acquises. Mariam Aboubacar a été distinguée dans la catégorie télévision et journalisme mobile, Moussa Cissé en radio et Bagna Maïga pour la presse écrite et les médias en ligne.

Un autre moment de la cérémonie a été la remise du Prix feu Boubacar Touré, créé en hommage au premier président du Comité national de lutte contre la traite des personnes. La distinction a été décernée à l’Association pour la promotion des initiatives de développement, APID, pour sa contribution à la protection des victimes et à la prévention du phénomène.

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, a félicité les lauréats du concours et les partenaires distingués. Il a salué leur contribution aux actions de prévention, d’identification et d’accompagnement des victimes.

Parmi les activités de la 13e édition nationale de la Journée mondiale figuraient des séances de mobilisation dans les écoles et les universités. Elles visaient à informer les jeunes sur les méthodes utilisées par les trafiquants, notamment les fausses offres d’emploi, les promesses de voyage et les recrutements liés aux escroqueries en ligne.

La rencontre a enfin rappelé que la réponse ne dépend pas seulement des institutions judiciaires et des organisations internationales. Elle repose aussi sur la vigilance des familles, le travail des médias, l’engagement des associations et la capacité des services compétents à identifier rapidement les victimes. La poursuite de COMPASS jusqu’en 2027 devra notamment contribuer à renforcer les mécanismes de signalement, d’orientation et de prise en charge dans les régions situées hors de Bamako.

Salimata Wagué

Traite des personnes : les futurs journalistes face aux nouveaux pièges

Les 4 et 5 août, l’Hôtel Azalaï de Bamako a accueilli une session de renforcement des capacités de futurs journalistes sur la lutte contre la traite des personnes. Organisée autour du thème « Piégés derrière l’arnaque », la formation a permis aux participants de mieux comprendre le phénomène, le cadre juridique qui l’encadre et les précautions à prendre dans son traitement journalistique.

Pendant deux jours, des étudiants de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication ont été sensibilisés aux différentes formes de traite des personnes, notamment l’exploitation sexuelle, la mendicité forcée, le travail forcé et la traite aux fins de prélèvement d’organes.

À l’ouverture des travaux, le directeur des Études de l’ESJSC, Mohamed Diarra, a insisté sur la responsabilité des journalistes dans l’information du public face à un phénomène souvent alimenté par de fausses promesses d’emploi et de migration.

La présidente du Comité national de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées, la magistrate Oumou Elkhaïrou Niaré, est revenue sur les efforts entrepris par le Mali depuis 2010. Elle a notamment présenté les missions du comité, créé en 2011, ainsi que l’installation de structures régionales à Kayes, Koulikoro, Ségou, Bougouni et Sikasso. Parmi les perspectives évoquées figurent l’application effective des textes spécifiques et la transformation du comité en une agence dédiée à la lutte contre la traite.

Sara El-Koundi, représentante de l’Organisation internationale pour les migrations, a pour sa part, insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face au phénomène et sur la protection des migrants exposés aux réseaux de traite.

Les participants ont également été formés aux notions fondamentales de la traite des personnes. Les intervenants ont rappelé la différence entre la traite et le trafic illicite de migrants, présenté les principaux indicateurs permettant d’identifier des victimes et expliqué le cadre juridique international, notamment la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, dite Convention de Palerme.

Une large place a été accordée au rôle des médias. Les formateurs ont insisté sur la protection de l’identité des victimes, la vérification des informations et la nécessité d’éviter le sensationnalisme. Les réseaux sociaux, les nouvelles technologies et les fausses offres d’emploi ont également été présentés comme des moyens utilisés par les trafiquants pour attirer leurs victimes.

La formation s’est achevée par le lancement d’un concours de production journalistique destiné aux étudiants participants. Les meilleures productions seront récompensées dans trois catégories, télévision, radio et presse écrite.

Le concours permettra surtout de mesurer la manière dont les participants traduiront ces enseignements dans leurs futurs reportages, avec une difficulté centrale, raconter les parcours des victimes sans les exposer davantage.

Salimata Wagué

Afrique de l’Ouest : les femmes de plus en plus visibles sur les routes migratoires

Publié début décembre 2025 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), un nouveau rapport intitulé « Women on the move » analyse les déplacements de 15 360 voyageuses en Afrique de l’Ouest et du Centre en 2024.

Cette étude, fondée sur le dispositif de Flow Monitoring de l’OIM, documente les profils, les itinéraires et les risques auxquels sont exposées les femmes, notamment au Mali et au Niger.

Le document repose sur des données collectées à 27 points de suivi des flux dans sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le long de principaux axes de transit. Il s’inscrit dans un dispositif lancé par l’OIM en 2016 pour observer les mouvements intra et interrégionaux. En 2024, 22 % des personnes interrogées dans la région sont des femmes, dont la majorité a entre 25 et 59 ans, et une part plus réduite appartient à la tranche des 18–24 ans.
Les informations fournies par les autorités nationales montrent que trois pays dominent les pays d’origine des voyageuses interrogées : le Nigeria représente 26 % des cas recensés, devant le Burkina Faso (18 %) et le Niger (15 %). Les destinations déclarées restent d’abord régionales dans la mesure où 68 % des femmes interrogées projettent de rester en Afrique de l’Ouest, près de la moitié d’entre elles mentionnant le Niger comme pays de destination. Près de 29 % disent se diriger vers l’Afrique du Nord, tandis que des proportions plus faibles citent l’Europe ou l’Afrique centrale.
Les raisons avancées pour le départ sont principalement économiques. Selon le rapport, 61 % des voyageuses déclarent se déplacer pour des motifs liés au travail, au commerce ou à la recherche d’opportunités professionnelles. Les mouvements de regroupement familial, qu’ils soient permanents ou de courte durée, représentent 19 % des motifs évoqués. D’autres facteurs apparaissent dans les réponses, comme la poursuite d’une formation, l’accès à certains services, les effets des conflits, des catastrophes ou du changement climatique, mais dans des proportions plus réduites.
Le Mali est directement concerné par cette dynamique. Le rapport souligne qu’entre 2020 et 2024, la part des femmes parmi les migrants interrogés a augmenté de 10 points de pourcentage au Mali et de 6 points au Niger, illustrant une féminisation progressive des flux sur ces axes. Ces deux pays concentrent à eux seuls 35 % de l’ensemble des voyageurs recensés dans l’étude. Au sein des programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration vers l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les femmes sont également plus nombreuses. En effet, leur proportion a augmenté de 8 points entre 2020 et 2024, tandis que leur nombre a presque été multiplié par cinq. Parmi les bénéficiaires féminins de ces retours, 49 % se réinstallent au Niger et 27 % au Mali, les autres se répartissant entre le Burkina Faso, la Mauritanie, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et d’autres pays.
L’étude aborde aussi les situations de vulnérabilité. Lors des entretiens menés au Tchad, au Mali et au Niger, moins de 1 % des femmes interrogées se sont identifiées comme victimes de travail forcé. Parmi ces dernières, seulement 44 % disposaient de documents d’identité au moment de l’enquête. Les personnes concernées mentionnent principalement la confiscation de leurs papiers, non restitués ensuite, et, dans une moindre mesure, la perte des documents. Ces éléments restent limités en proportion mais apportent des indications sur les risques spécifiques rencontrés par une partie des voyageuses sur les routes migratoires.
En rassemblant ces indicateurs pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le rapport de l’OIM fournit un cadre statistique commun sur la présence des femmes dans les flux migratoires régionaux. Il offre aux autorités nationales et aux partenaires un outil de suivi pour comparer les situations entre pays, observer les tendances dans le temps et ajuster les dispositifs d’assistance et de gestion des mouvements de population.

Ségou : Commémoration de la Journée internationale des migrants 2024

La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Ségou a accueilli, le jeudi 19 décembre, le lancement officiel de la Journée Internationale des Migrants, édition 2024.

Pour la circonstance, le présidium était occupé par le Premier Ministre le Général de Division Abdoulaye Maïga, le ministre des Maliens établis à l’Exterieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher.
L’événement a réuni les autorités administratives et communales de Ségou, des représentants des partenaires techniques et financiers, des services techniques, des organisations de la société civile, des notables et d’autres personnalités de la région.
Le thème retenu pour cette édition est : « Migrations, Genre et Changements climatiques : quelle protection pour les personnes en mobilité ? ». Ce thème met l’accent sur la protection des migrants, particulièrement les populations vulnérables, dans un contexte mondial marqué par les changements climatiques.
D’après l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), plus de 30 000 migrants ont perdu la vie ou disparu au cours des dix dernières années en tentant de rejoindre l’Europe, avec 8 606 décès enregistrés en 2023 et 6 997 en 2024.
Le Ministère des Maliens Établis à l’Extérieur, en collaboration avec l’OIM, a mis en œuvre des mesures pour réduire les impacts de la migration irrégulière. Ces efforts ont permis le retour volontaire et digne de plus de 44 000 Maliens au cours des dernières années, dont 9 000 en 2024, ainsi que la réinsertion socio-économique de 33 000 personnes.