Messi, Mbappé, Maroc : Les fait marquants du début du Mondial

Après les vingt premières rencontres disputées depuis le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, plusieurs tendances se dégagent : des favoris au rendez-vous, quelques résultats inattendus, des stars qui marquent l’histoire et des statistiques révélatrices.

Plusieurs prétendants au titre ont réussi leur entrée en matière. Championne du monde en titre, l’Argentine a parfaitement lancé sa campagne en dominant l’Algérie (3-0), portée par un Lionel Messi toujours aussi influent. La France a également assuré l’essentiel face au Sénégal (3-1), tandis que la Norvège s’est montrée particulièrement convaincante contre l’Irak (4-1).

Mais la prestation la plus spectaculaire est venue de l’Allemagne. La Mannschaft a infligé un sévère 7-1 à Curaçao, signant au passage la plus large victoire enregistrée depuis le début du tournoi. La Suède a elle aussi marqué les esprits en corrigeant la Tunisie (5-1), confirmant ses ambitions dans un groupe F qui s’annonce disputé.

L’Afrique entre résistance et occasions manquées

Si les sélections africaines n’ont pas toutes obtenu les résultats espérés, plusieurs d’entre elles ont démontré leur capacité à rivaliser avec des adversaires de premier plan.

Le Maroc a ainsi décroché un nul remarqué face au Brésil (1-1), le pays le plus titré de la compétition. Le Cap-Vert a créé une autre surprise en neutralisant l’Espagne (0-0), tandis que l’Égypte a tenu la Belgique en échec (1-1). Ces performances témoignent de la montée en puissance de plusieurs nations africaines sur la scène mondiale.

La Côte d’Ivoire demeure toutefois la seule sélection du continent à avoir remporté son premier match, grâce à son succès face à l’Équateur (1-0). À l’inverse, le Sénégal et l’Algérie ont cédé face à la France et à l’Argentine, deux des principaux candidats au sacre. L’Afrique du Sud a également perdu lors du match d’ouverture contre le Mexique.

Les stars répondent présentes

Les grands noms du football mondial n’ont pas tardé à se mettre en évidence. À 39 ans, Lionel Messi continue d’enrichir un palmarès déjà exceptionnel. Auteur d’un triplé contre l’Algérie, l’Argentin, qui dispute sa sixième Coupe du monde, a égalé le record du meilleur buteur en Coupe du monde détenu par l’Allemand Miroslav Klose avec 16 buts.

Kylian Mbappé a lui aussi marqué les esprits. Buteur face au Sénégal, le capitaine des Bleus est devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avec 58 réalisations. Il compte désormais 14 buts inscrits en Coupe du monde.

De son côté, Erling Haaland a confirmé son statut de redoutable finisseur en inscrivant un doublé lors de la victoire de la Norvège contre l’Irak. Un signal fort envoyé à la concurrence dès son entrée en lice.

Chiffres à retenir

Les vingt premiers matchs du tournoi ont produit 62 buts, soit une moyenne de 3,1 réalisations par rencontre. Une statistique qui traduit un début de compétition animé, marqué par plusieurs démonstrations offensives.

Huit rencontres se sont terminées sur un score de parité, illustrant également l’équilibre observé dans plusieurs groupes. Avec sept buts inscrits, l’Allemagne possède pour l’instant la meilleure attaque du tournoi devant la Suède (5) et la Norvège (4). Quatre matchs restaient à disputer avant la fin de la première journée de la phase de groupes au moment où nous mettions sous presse.

Par ailleurs, plusieurs favoris ont déjà été accrochés. Le Brésil, l’Espagne, la Belgique et l’Uruguay ont tous concédé un match nul lors de leur entrée en lice. Autant de résultats qui rappellent qu’aucune sélection ne semble à l’abri dans cette Coupe du monde 2026, déjà riche en enseignements et en promesses pour la suite.

Mohamed Kenouvi

Football : une nouvelle ère de démesure

Les chiffres s’affolent dans le milieu du football avec l’apparition d’un nouvel acteur qui dépense sans compter. L’Arabie Saoudite, qui compte bien attirer les stars dans son championnat, met les moyens.

Le football s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Celle de la démesure des salaires. Fin décembre 2022, Cristiano Ronaldo a quitté Manchester United pour signer un contrat de deux ans et demi avec Al Nassr, pour un montant estimé à plus de 400 millions d’euros. Une brèche dorée dans laquelle plusieurs stars vont s’engouffrer, d’après plusieurs médias. En premier lieu, Karim Benzema. Le dernier Ballon d’Or a fait ses adieux au Real Madrid dimanche dernier, après 14 saisons. Le lendemain après s’être entretenu avec les dirigeants d’Al Ittihad, il a signé un contrat de trois ans pour un salaire de 200 millions d’euros par an, soit 600 millions en tout. Le nom du champion du monde argentin Lionel Messi a été un temps associé au championnat saoudien. Mais « La Pulga » a finalement choisi de rejoindre l’Inter Miami, le club de David Beckham aux États-Unis. Toutefois, l’Arabie Saoudite, qui souhaite organiser la Coupe du monde dans un horizon de 10 ans et rehausser son image à l’international, ne lésine pas sur les moyens. Le contrat de tous les records. Au-delà, les clubs saoudiens visent aussi, d’après de nombreux médias, les Français Hugo Lloris et N’golo Kanté qui aurait déjà signé à Al Ittihad, l’Espagnol Sergio Ramos, le Croate Luka Modric et le Brésilien Roberto Firmino.

Une démesure croissante

Ces chiffres pharaoniques pourraient apporter un nouveau paradigme au milieu du football qui a durant la dernière décennie atteint des sommets avec des transferts à plus de 100 millions d’euros, 14 depuis 2013, pour la plupart des flops. Le plus onéreux fut celui de Neymar, transféré en 2017 du FC Barcelone au Paris Saint-Germain pour 222 millions d’euros. Un record encore inégalé. Et un montant qui aujourd’hui est un salaire annuel. Une nouvelle démesure du football. Jusqu’à où ?