À moins d’un mois de la Coupe du monde féminine de la FIBA, prévue du 4 au 13 septembre à Berlin, la sélection malienne intensifie sa préparation. Après le regroupement de Bamako, un stage en Espagne et plusieurs matches amicaux doivent permettre au groupe d’Oumarou Sidiya d’affûter ses armes.
Les Aigles Dames sont regroupées à Bamako depuis le 23 juillet 2026, pour la première étape d’une préparation articulée autour de trois phases. Plusieurs cadres ont déjà rejoint le groupe, tandis que d’autres sont encore attendues. Sous la direction du sélectionneur Oumarou Sidiya, le staff technique s’emploie à placer l’équipe dans les meilleures conditions avant le rendez-vous mondial.
Ce regroupement doit se poursuivre jusqu’au 23 août prochain. La sélection malienne devrait ensuite s’envoler pour l’Espagne, où elle participera à un tournoi triangulaire face à l’Espagne et à la Chine avant de disputer un match amical contre le Nigeria. Elle ralliera ensuite Berlin pour achever sa préparation sur place.
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Deux joueuses majeures, Sika Koné et Aïcha Coulibaly, actuellement engagées en WNBA, aux États-Unis, sont notamment attendues. La sélection enregistre également le retour de Mariam Coulibaly. Longtemps absente de l’équipe nationale, l’intérieure malienne a repris les entraînements avec ses coéquipières et devrait participer à la compétition.
Franchir la phase de groupes
Logé dans le groupe A avec le Japon, l’Espagne et l’Allemagne, pays-hôte, le Mali devra rapidement trouver son rythme. Pour Amadou Kouyaté, journaliste sportif, la mission s’annonce particulièrement exigeante.
« Les rencontres ne seront pas faciles. Toutes les équipes qualifiées viendront avec l’ambition d’aller le plus loin possible et d’atteindre le dernier carré », prévient-il. Selon lui, les Aigles Dames doivent se fixer comme premier objectif de franchir la phase de groupes et de se mêler à la course aux quarts de finale.
Au sein de la sélection, la confiance est de mise. « Nous avons déjà passé deux semaines ensemble. Les préparatifs vont bon train et l’ambiance est bonne dans le groupe », assure Oumarou Sidiya.
Le technicien malien veut surtout tirer les enseignements de la précédente participation. « L’équipe ambitionne de faire mieux que lors de la dernière édition : gagner des matches en poule et atteindre les quarts de finale. Pour y parvenir, nous devons mieux négocier nos entames de match et éviter de laisser trop d’espaces. Nous savons que notre groupe est difficile, mais c’est le niveau d’une Coupe du monde », souligne-t-il.
Le Mali débutera la compétition contre le Japon le 4 septembre, avant d’affronter l’Espagne le lendemain, puis l’Allemagne le 7 septembre.
Ali Sankaré




