Le quinzième contingent de l’APEJ ouvre à 2 500 diplômés maliens une année d’apprentissage dans des structures professionnelles. Le programme leur apportera une expérience, mais sa portée dépendra du nombre de stages transformés en emplois durables.
Officiellement engagés le 10 août à Bamako, ces jeunes constituent la majeure partie des 2 869 bénéficiaires prévus en 2026 dans la composante consacrée au renforcement de l’employabilité. Le plan d’action comprend 44 activités destinées à plus de 17 400 jeunes, entre formation, entrepreneuriat et insertion professionnelle.
Le budget 2026 de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes atteint 6,390 milliards de francs CFA, contre 6,542 milliards dans le budget rectifié de 2025, soit une baisse de 2,32%. Malgré ce recul, l’État maintient sur financement national le programme, porté de 500 à 2 500 stages depuis 2025 et inscrit dans la programmation annuelle. Sur les douze mois, chaque stagiaire percevra entre 267 864 et 574 440 francs CFA selon son diplôme. Les allocations mensuelles vont de 22 322 francs pour le CAP à 47 870 francs CFA pour le DEA ou le Doctorat, contre 28 914 francs pour le BT, 32 263 pour le DUT et 43 037 francs pour la Licence ou la Maîtrise. Au niveau le plus élevé, l’indemnité dépasse de 7 870 francs CFA le salaire minimum malien, fixé à 40 000 francs, tout en restant une allocation de stage.
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Insertion
Pour beaucoup de diplômés, cette année doit apporter l’expérience exigée lors d’un premier recrutement. Le Professeur Daman-Guilé Diawara observe que « les compétences acquises par les étudiants ne sont pas toujours en phase avec celles recherchées par les entreprises ». L’immersion peut réduire ce décalage, sans créer automatiquement un poste.
Le bénéficiaire conserve un statut de stagiaire. Après cette période, non renouvelable, il reçoit une attestation, tandis qu’une éventuelle embauche reste soumise à la décision de la structure d’accueil.
À titre de repère, 1 130 867 423 francs CFA avaient été attribués au treizième contingent, composé de 2 500 stagiaires. Rapportée à cet effectif, l’enveloppe représentait une moyenne théorique de 452 347 francs par personne, les montants individuels variant selon le diplôme.
Une évaluation menée en 2020 par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation établissait que 73,6% des anciens stagiaires interrogés occupaient un emploi. Le bilan du contingent dépendra des contrats proposés après les douze mois, de leur rémunération et de leur durée.




