L’insalubrité finit par donner une impression inquiétante, celle d’une voirie qui peine à suivre le rythme de la ville. Dans plusieurs quartiers de la Capitale des Trois Caïmans les déchets s’accumulent encore sur certains axes, autour des marchés et dans les bennes, jusqu’à déborder.
Odeurs nauséabondes, chaussées rétrécies et circulation ralentie, les désagréments deviennent parfois un véritable problème de salubrité publique. L’hivernage complique la collecte, mais il ne peut pas tout expliquer.
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Pourtant, l’État agit. En juillet, plus de 864 millions de francs CFA ont été consacrés à un nouveau dépôt de transit et à neuf engins destinés aux services urbains de Bamako. Le programme 2026 prévoyait aussi le curage de plus de 348 kilomètres de collecteurs et caniveaux pour 3,33 milliards de francs CFA. Fin juin, à Banconi, N’golonina et Niamakoro, l’évacuation des déchets demeurait toujours un défi.
Mais l’investissement perd son sens si les déchets ne quittent pas régulièrement les dépôts. Un dépôt de transit, comme son nom l’indique, ne doit pas devenir une décharge permanente. Même constat pour les bennes des marchés, dont le débordement finit par gagner la chaussée.
Les opérations de curage montrent également leurs limites lorsque les caniveaux nettoyés redeviennent quelques jours plus tard des dépotoirs à ciel ouvert. Dans plusieurs quartiers, des jeunes engagés s’investissent eux-mêmes dans le curage des caniveaux mais ils sont confrontés à des difficultés d’évacuation des déchets extraits.
L’État et les collectivités doivent assurer une collecte régulière, contrôler les prestataires et maintenir les équipements en état. Les citoyens ont leur part de responsabilité, mais le civisme se renforce aussi lorsque le service public assure régulièrement la collecte et l’évacuation des déchets.




