Auteur/autrice : massire Diop
Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en quart de finale face au Mozambique, un défi décisif
Les Aigles Dames du Mali ont brillamment validé leur ticket pour les quarts de finale de la 29ᵉ édition de l’Afrobasket féminin, organisée à Abidjan (Côte d’Ivoire) depuis fin juillet 2025. Avec deux victoires lors de la phase de groupes, elles ont terminé en tête du groupe B, devant le Cameroun et le Soudan du Sud, affichant une belle régularité et un collectif soudé.
Le début du parcours malien a été marqué par un match tendu, remporté de justesse 55-53 face au Soudan du Sud, adversaire coriace et prometteur du tournoi. La capitaine Djeneba N’Diaye et ses coéquipières ont ensuite confirmé leur solidité face au Cameroun en infligeant un large revers (75-49), montrant ainsi un équilibre entre défense et attaque.
Ce jeudi 31 juillet, le Mali affrontera le Mozambique en quart de finale, une étape cruciale qui pourrait ouvrir la voie vers le dernier carré. Le Mozambique a réussi à se qualifier en dominant largement la Guinée (91-38), mais le match s’annonce disputé. Les Mozambicaines sont réputées pour leur jeu physique et leur expérience sur la scène continentale.
Si les Aigles Dames s’imposent, elles retrouveront le Soudan du Sud, qui s’est imposé de justesse (69-68) contre l’Ouganda lors des huitièmes de finale, confirmant son statut d’équipe surprise du tournoi. Cette possible revanche promet une confrontation intense, avec en jeu une place en demi-finale.
Le basket féminin malien montre ainsi un net regain de compétitivité, porté par un groupe jeune mais talentueux, notamment grâce aux performances remarquées d’Alima Dembélé et Sika Koné. Leurs qualités individuelles alliées à une cohésion collective solide font du Mali une des équipes à suivre pour les phases finales.
Le Mali a ainsi une belle carte à jouer et un objectif clair visant à poursuivre l’aventure au-delà des quarts de finale pour renouer avec les grandes performances continentales et honorer ses ambitions.
Renforcement de l’engagement citoyen : Le NIMD réunit les acteurs nationaux
Les 24 et 25 juillet 2025, le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli une session nationale de dialogue multi-acteurs organisée par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD). L’objectif était de renforcer l’engagement citoyen dans la vie publique et de favoriser la refondation au Mali à travers la validation collective d’actions concrètes et inclusives.
Baccalauréat 2025 : le taux de réussite stagne à 27 %
Le ministère de l’Éducation nationale du Mali a rendu publics, le 25 juillet 2025, les résultats officiels du baccalauréat session de juin. Sur 157 821 candidats inscrits, 43 363 ont été déclarés admis, portant le taux de réussite national à 27,48 %. Ce résultat reste pratiquement identique à celui de l’année précédente, où il s’élevait à 27,42 %.
Cette stabilité confirme une tendance de fond : malgré les efforts engagés ces dernières années, notamment l’organisation des États généraux de l’éducation, les performances globales à l’examen de fin d’études secondaires ne montrent pas de progrès significatif.
Les États généraux de l’éducation, organisés à Bamako en janvier 2024, avaient pour objectif de redéfinir les priorités et les mécanismes du système éducatif malien. Neuf piliers stratégiques avaient été définis, incluant la professionnalisation du corps enseignant, la révision des curricula, l’intégration des langues nationales, l’inclusion scolaire, ainsi que la sécurisation des établissements. Ces recommandations s’inscrivaient dans le cadre plus large du PRODEC 2 et des Assises nationales de la refondation.
À ce jour, aucun indicateur national ne permet d’établir une amélioration sensible sur le terrain. Les syndicats d’enseignants comme plusieurs établissements d’enseignement privé signalent que les conditions d’apprentissage demeurent inchangées dans de nombreuses régions.
Sur le plan statistique, la situation éducative au Mali reste préoccupante. Selon les données consolidées du secteur, près de 60 % de la population n’a jamais été scolarisée, un taux qui dépasse 64 % en milieu rural. L’analphabétisme affecte également 61 % des femmes, ce qui limite largement l’accès à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle.
Comparativement à d’autres pays de la région, les écarts sont marqués. Le Bénin, par exemple, a enregistré un taux d’admissibilité de 73,02 % en 2025. En Côte d’Ivoire, le taux de réussite au baccalauréat cette année est de 36,73 %. Le Sénégal affichait déjà 56,6 % en 2024. Ces données confirment que le Mali reste, à l’échelle ouest-africaine, l’un des pays où l’accès à l’enseignement supérieur demeure le plus faible après l’enseignement secondaire.
Le suivi-évaluation des recommandations issues des États généraux de l’éducation n’a pas encore permis de mesurer l’état de leur mise en œuvre. Le tableau de bord national des statistiques enseignantes, élaboré en partenariat avec l’UNESCO, reste en cours de déploiement.
Les autorités n’ont pour l’instant annoncé aucun ajustement spécifique à la politique d’évaluation ou au dispositif de préparation du baccalauréat pour 2026.
Environnement : la CIJ affirme que l’inaction climatique peut constituer un acte illicite international
Le 23 juillet 2025, la Cour internationale de justice a publié un avis consultatif unanime affirmant que l’inaction face au changement climatique peut relever du droit international. Si ces avis ne sont pas juridiquement contraignants, ils façonnent désormais un nouveau cadre juridique potentiellement mobilisable par les tribunaux ou les institutions onusiennes.
Nigeria : au moins 652 enfants morts de malnutrition au premier semestre 2025
Le Nigeria traverse une crise alimentaire sans précédent. Entre janvier et juin 2025, au moins 652 enfants sont décédés de malnutrition dans l’État de Katsina, au nord du pays, selon Médecins Sans Frontières (MSF). Le nombre de cas sévères a augmenté de 208 % par rapport à la même période en 2024, tandis que 70 000 enfants ont reçu des soins nutritionnels, dont presque 10 000 en état critique.
France: Un ancien agent de la DGSE placé en détention pour avoir organisé des viols en Afrique
Un siège judiciaire de Strasbourg a été saisi le 25 juillet 2025 d’un dossier hors du commun. Un ex-agent de la DGSE a été mis en examen pour traites d’enfants aggravées, viols et agressions sexuelles sur mineurs, et production de contenu pornographique mettant en scène des enfants. Il a été placé en détention provisoire pour ces accusations gravissimes.
Alino Faso retrouvé mort à Abidjan : les accusations ivoiriennes dévoilées
L’activiste burkinabè Alain Christophe Traoré, connu sous le pseudonyme Alino Faso, a été retrouvé pendu dans sa cellule à l’École de gendarmerie d’Abidjan le jeudi 24 juillet 2025 à 7 h 30. Le procureur a précisé que l’examen médico-légal concluait à un suicide après une tentative d’auto-mutilation du poignet avec une lame.
Action Anticipatoire : la Croix-Rouge malienne engage le dialogue national
À l’initiative de la Croix-Rouge malienne, la première édition de la plateforme de dialogue national sur l’Action Anticipatoire (AA) s’est ouverte ce mercredi 23 juillet au Centre international de conférences de Bamako. Placée sous le thème « Institutionnaliser l’action anticipatoire au Mali : vers un cadre national durable et inclusif », cette rencontre de trois jours vise à renforcer la résilience des communautés face aux catastrophes climatiques et humanitaires.
Mali/États‑Unis : Stevens plaide pour un partenariat global
En visite à Bamako les lundi 21 et mardi 22 juillet, William B. Stevens, sous‑secrétaire adjoint américain pour l’Afrique de l’Ouest, a multiplié les interventions soulignant la dimension sécuritaire, sanitaire et économique du partenariat entre les États‑Unis et le Mali.
Lutte contre l’insécurité : l’armée saisit un important lot de matériel attribué au FLA
Les forces armées maliennes ont annoncé, mardi, la saisie d’un important lot de matériel logistique présenté comme destiné au Front de Libération de l’Azawad (FLA), un groupe armé opérant dans le nord du pays. Selon un communiqué de l’État-major général, la cargaison, interceptée grâce à une opération de renseignement, comprenait notamment des équipements militaires et des effets vestimentaires.
Algérie–Mali : Tebboune propose une médiation sous conditions
Le président algérien a affirmé que son pays était prêt à faciliter un dialogue entre Bamako et les rebelles du nord si les autorités maliennes en faisaient la demande. Il a en parallèle réitéré son opposition à toute présence de mercenaires à la frontière. Ces déclarations interviennent alors que le Mali a rompu l’accord d’Alger de 2015 et relancé les hostilités contre les groupes armés du nord, qu’il accuse de terrorisme.
Sénégal : restitution de la dernière base militaire française à Ouakam
Ce jeudi 18 juillet 2025, la France a officiellement remis au Sénégal le Camp Geille, situé dans le quartier de Ouakam à Dakar. Cette restitution marque la fin de la présence militaire permanente française au Sénégal, initiée en 1960 à la suite de l’indépendance du pays.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef d’état-major général des armées sénégalaises, le général Mbaye Cissé, et du commandant des forces françaises au Sénégal, le général Pascal Ianni. Le Camp Geille abritait les Éléments français au Sénégal (EFS), dernière structure militaire française encore active dans le pays.
Depuis mars 2025, plusieurs sites militaires français ont été restitués aux autorités sénégalaises. Il s’agit notamment du camp Maréchal, du quartier Contre-Amiral Protet, de la station interarmées de communications de Rufisque et du camp Saint-Exupéry. La restitution du Camp Geille complète ce processus.
La coopération militaire entre la France et le Sénégal a débuté en 1960, à travers un accord bilatéral prévoyant le stationnement de troupes françaises sur le territoire sénégalais. Cette coopération s’est poursuivie à travers les Forces françaises du Cap-Vert (FFCV), puis les Éléments français au Sénégal (EFS) créés en 2011. Ces structures avaient pour missions la formation, l’appui logistique et le soutien aux opérations extérieures dans la région.
Le retrait des forces françaises du Sénégal s’inscrit dans un contexte de révision générale du dispositif militaire français en Afrique de l’Ouest. Depuis 2022, la France s’est retirée de plusieurs pays de la région, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Côte d’Ivoire.
La décision de mettre fin à la présence militaire permanente française au Sénégal fait suite à l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars 2024, de fermer toutes les bases militaires étrangères d’ici fin 2025.
La restitution du Camp Geille a pour effet la fin du stationnement permanent de troupes françaises au Sénégal. Cependant, les autorités françaises et sénégalaises ont indiqué que la coopération militaire entre les deux pays se poursuivra sous une autre forme. Des discussions sont en cours pour établir un nouveau cadre juridique fondé sur l’accord de défense signé en 2012 entre les deux États.
La France conserve une présence militaire sur le continent africain, notamment à Djibouti. Aucune autre base française n’est actuellement active en Afrique de l’Ouest à la date de juillet 2025.
Fonds de soutien patriotique : 24 milliards de FCFA alloués au secteur de l’électricité
Le gouvernement malien a procédé, le mercredi 16 juillet 2025, à la remise officielle d’une enveloppe de 24 milliards de francs CFA au ministère de l’Énergie et de l’Eau. Ce financement provient du Fonds de Soutien aux Infrastructures de Base et de Développement Social, récemment institué, et vise à renforcer l’approvisionnement en électricité.
Trafic de drogue : 4,2 kg de cocaïne saisie à l’aéroport de Bamako
Dans la nuit du 12 au 13 juillet 2025, la Cellule Aéroportuaire Anti‑Trafics (CAAT) de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) a saisi 4,2 kg de cocaïne dissimulés dans deux valises au départ de l’aéroport international Modibo‑Keïta. La passagère, une Malienne de 39 ans, était en partance pour Casablanca.
La drogue, soigneusement cachée dans un double fond, a été détectée avant l’enregistrement. La suspecte, M.C., a affirmé que ces bagages ne lui appartenaient pas et les attribuait à une autre femme résidant à Bacodjicoroni, sans en préciser l’identité. Selon l’OCS, son accent « étranger » laisse présumer des liens avec un réseau au‑delà des frontières.
Cette saisie s’inscrit dans une vague récente d’interceptions menées par l’OCS. Un communiqué du 26 juin 2025 indique que près de 128 tonnes de stupéfiants et de médicaments illicites ont été détruites entre juin 2024 et juin 2025, dont 76,6 tonnes à Bamako. Sur cette période, plus d’une tonne de cannabis et environ 18 kg de cocaïne auraient été saisis, confirmant un trafic important.
Les bilans antérieurs confirment cette tendance : en 2023, l’OCS a saisi 26,6 kg de cocaïne, 36,9 tonnes de cannabis et environ 6 tonnes de médicaments contrefaits, pour un total de 45 tonnes d’ensemble et 543 interpellations. En 2024, les autorités ont détruit plus d’une tonne de cannabis, avec des saisies régulières notamment dans les régions de Bamako, Kayes et Sikasso, comme le soulignait Maliweb en juin 2025.
Ces données établissent un constat clair : le trafic, aux méthodes de plus en plus sophistiquées (mules, cachettes, conteneurs), se renforce. L’enquête est en cours pour remonter la filière et identifier les commanditaires. L’OCS salue la vigilance de la CAAT et appelle à soutenir les efforts de lutte contre le trafic.
AES : à Niamey, les droits des femmes en quête de réalité
Les ministres de la Promotion de la femme et du genre du Mali, du Burkina Faso et du Niger se retrouvent les 17 et 18 juillet 2025 à Niamey, après la réunion préparatoire des experts les 13 et 14 juillet. Cette rencontre vise à harmoniser les législations et à élaborer un mécanisme régional pour faire respecter les droits des femmes dans l’espace AES.
Les trois pays du Sahel arrivent à cette réunion avec des textes ambitieux mais des résultats inégaux. Au Mali, la loi n° 2015‑052 impose depuis dix ans un quota minimum de 30 % de femmes dans les fonctions électives et nominatives, mais le gouvernement en place ne compte que 18 % de femmes et leur présence reste faible dans les instances locales.
Au Burkina Faso, une loi cadre adoptée en 2009 fixe le même seuil, mais la représentation parlementaire plafonne à environ 18 % et la participation ministérielle peine à dépasser 20 %.
Au Niger, la loi de 2020 prévoyait 25 % de femmes sur les listes électorales, mais seules 15 % siègeaient au Parlement, tandis que plus de 70 % des filles y sont toujours mariées avant 18 ans et que l’accès à l’éducation secondaire demeure très limité.
Les ministres sont attendus pour valider une feuille de route et un mécanisme de suivi communs, en ciblant notamment la lutte contre les mariages précoces, les violences basées sur le genre, l’éducation des filles et la mise en œuvre effective des quotas. Pour l’AES, ce rendez-vous est présenté comme une étape vers une intégration plus concrète de la dimension genre dans ses politiques de souveraineté et de développement.
Cameroun : Paul Biya brigue un huitième mandat après quarante ans de pouvoir
Le président camerounais Paul Biya a officiellement annoncé, ce samedi 12 juillet 2025, sa candidature pour un huitième mandat à la tête de l’État. À 92 ans, et après plus de quarante années passées au pouvoir, le doyen des chefs d’État en exercice dans le monde entend prolonger son règne, entamé le 6 novembre 1982.
UEMOA en crise : la présidence burkinabè contestée, les ministres de l’AES quittent la session
À Lomé, ce 11 juillet 2025, la 2ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a été marquée par le départ des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les trois pays, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont quitté la salle pour protester contre le refus d’entériner la présidence tournante du Conseil en faveur du Burkina Faso.
8ᵉ session ordinaire de l’ALG : les Chefs d’État fixent le cap pour une réorganisation d’ici fin 2025
Les Chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont participé, ce vendredi 11 juillet, par visioconférence à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Autorité de Développement Intégré du Liptako-Gourma. Ils ont décidé de réorganiser l’institution pour l’adapter aux objectifs de la Confédération des États du Sahel avant le 31 décembre prochain.
La révision de la Charte de la Transition promulguée : les responsables de la Transition désormais éligibles
La nouvelle loi portant révision de la Charte de la Transition a été promulguée, le 8 juillet, par le Président Assimi Goïta et rendue publique le 10 juillet. Le texte, adopté par le Conseil national de Transition (CNT) le 3 juillet, enterre l’interdiction faite aux autorités de la Transition d’être candidats aux prochaines élections, une disposition qui figurait dans la Charte adoptée en 2022.
Le texte promulgué est issu du projet de loi adopté en Conseil des ministres le 12 juin 2025, puis transmis et adopté sans amendement par le CNT le 3 juillet. Il consacre plusieurs modifications substantielles de la Charte, qui complète la Constitution du 22 juillet 2023. Le préambule révisé évoque désormais explicitement les « recommandations des Forces vives de la Nation » issues des consultations d’avril 2025 et insiste sur le caractère « patriotique » des évènements du 18 août 2020.
Dans son article 4 nouveau, la durée de la Transition est fixée à cinq ans renouvelables « autant de fois que nécessaire » à partir de la promulgation, jusqu’à la pacification du pays. Cette durée peut toutefois être écourtée dès que les conditions d’organisation d’élections « transparentes et apaisées » sont réunies. Selon les nouvelles dispositions, le Président de la Transition conserve ses prérogatives définies par la Charte et la Constitution.
La principale évolution par rapport à la Charte de 2022 se trouve dans les articles 9, 12 et 13 nouveaux, qui stipulent désormais clairement que le Président de la Transition, les membres du gouvernement et les membres du Conseil national de Transition (organe législatif) « sont éligibles » à l’élection présidentielle et aux élections générales qui marqueront la fin de la Transition. Cette éligibilité était explicitement exclue dans la version précédente de la Charte, qui précisait que les responsables de la Transition ne pouvaient pas se présenter aux scrutins organisés pour clore la période transitoire. Le texte de 2022 visait alors à éviter tout conflit d’intérêts et à garantir l’impartialité des institutions de Transition.
Les autres modifications portent sur la réaffirmation des valeurs de patriotisme, de probité, de mérite, d’intégrité et de réconciliation dans la conduite de la Transition (article 1 nouveau) ainsi que sur la confirmation des missions de sécurisation, de refondation institutionnelle, de réforme éducative, de bonne gouvernance, et de mise en œuvre des recommandations des Assises nationales et des consultations populaires.
La nouvelle Charte précise enfin que la Transition prendra fin avec l’élection présidentielle, la prestation de serment et la passation de pouvoir au président élu. Elle stipule que, en cas de contradiction entre la Charte et la Constitution de juillet 2023, c’est la Constitution qui prévaut.
Le CNT, qui a adopté la loi à la quasi‑unanimité le 3 juillet, avait justifié cette révision par la nécessité d’adapter la Transition à la situation sécuritaire persistante et aux recommandations issues des consultations populaires d’avril 2025.
Cette promulgation ouvre donc la voie à la participation du Président de la Transition, de ses ministres et des membres du CNT aux élections à venir, ce qui constitue une rupture avec l’esprit initial de la Charte de 2022, laquelle interdisait cette possibilité. Elle prolonge également, de manière potentiellement indéfinie, la durée de la Transition tant que la « pacification » du pays ne sera pas jugée acquise.
