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Eaux en sachets : L’alerte à ne pas négliger

L’alerte venue du Sénégal ne doit pas être regardée comme une affaire lointaine. Des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop…

L’alerte venue du Sénégal ne doit pas être regardée comme une affaire lointaine. Des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop ont analysé 100 échantillons d’eaux en sachets, issus de 50 marques vendues à Dakar et à Mbour. Selon les résultats rapportés, 82% présentaient une contamination et seuls 2% étaient jugés satisfaisants. Au Mali, l’eau en sachets est entrée dans les habitudes. On la boit dans les écoles, les marchés, les gares, les bureaux, les cérémonies, les chantiers et les familles, surtout en période de forte chaleur.

Le problème n’est pas l’existence de cette eau. Elle répond à un besoin réel, dans un pays où l’accès à une eau potable disponible, fraîche et abordable est inégal. Le problème commence lorsque ce produit du quotidien échappe aux contrôles réguliers. Les questions de base sont pourtant simples : qui fabrique cette eau ? Avec quelle eau de base ? Dans quelles conditions d’hygiène ? Avec quels emballages ? Après quelles analyses ? Et sous la surveillance effective de quelle autorité ?

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Le Mali ne peut pas attendre qu’un scandale sanitaire éclate pour agir. Les boissons et eaux vendues au public touchent d’abord les enfants, les travailleurs modestes et les populations qui n’ont pas toujours d’autre choix. La sécurité alimentaire ne doit pas être visible seulement dans les textes. Elle doit se voir dans les inspections, les laboratoires, les autorisations, les sanctions et l’information du consommateur.

Encadrer ce secteur ne signifie pas tuer les petits producteurs. Cela signifie les former, les contrôler et protéger le public. L’eau est trop essentielle pour être abandonnée à une confiance aveugle.

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