Los Angeles célèbre Angélique Kidjo

Angélique Kidjo, chanteuse franco-béninoise, a dévoilé mardi 18 août l’étoile à son nom sur le prestigieux Walk of Fame (l’allée des célébrités) de Los Angeles. Elle devient ainsi la première chanteuse africaine à inscrire son nom sur cette avenue mythique.

La chanteuse franco-béninoise Angélique Kidjo a désormais son nom sur la célèbre Walk of Fame de Los Angeles, une reconnaissance qu’elle a officiellement reçue ce 18 août 2026. « C’est un moment historique pour mon pays, pour le continent africain et pour la culture en général », s’est-elle exprimée à l’issue de la cérémonie, tenue en présence de plusieurs sommités du cinéma et de l’industrie musicale.
Détentrice de cinq Grammy Awards, Angélique Kidjo s’est forgé une carrière internationale riche de 18 albums, qui s’étend sur plus de quarante ans. Repérée au début des années 1980 par Chris Blackwell, producteur de Bob Marley, elle a toujours brassé les influences, revisitant le Boléro de Ravel ou la pop des Talking Heads. Elle a collaboré plus récemment avec les poids lourds nigérians de l’afrobeat Davido et Burna Boy. En plus de sa carrière artistique, c’est une militante engagée pour la cause des femmes et des couches marginalisées. Habituée des sommets internationaux, comme le Forum économique mondial de Davos, elle y relaie le travail de sa fondation.
À plus de 60 ans, la chanteuse franco-béninoise a fait vibrer les plus grandes scènes musicales mondiales. Avec une énergie incroyable, elle allie magiquement les sonorités de son terroir avec celles du monde, donnant à sa musique une dimension planétaire.
Cette étoile sur Hollywood Boulevard vient couronner une riche et remarquable carrière, confirmant son statut d’une des voix les plus influentes de la planète.
Grâce à sa capacité à créer des passerelles entre les générations, les cultures et les continents, l’artiste a exploré de nombreux univers musicaux, mêlant sonorités africaines, jazz, funk, pop, rock et, plus récemment, afrobeats, contribuant largement à sa renommée mondiale.
Ali Sankaré

Festival Ali Farka Touré : vingt ans d’héritage vivant

La neuvième édition du Festival Ali Farka Touré se tiendra du 27 au 29 mars 2026. Une édition spéciale qui coïncide avec les 20 ans de la disparition d’Ali Farka Touré, musicien malien de renommée internationale et double lauréat des Grammy Awards. L’événement sera consacré à la célébration d’« Ali » dans toutes ses dimensions.

Disparu le 7 mars 2006, l’artiste malien est célébré chaque année à travers un festival qui entend perpétuer l’immense héritage laissé par l’homme et le musicien. Cette neuvième édition revêt un caractère particulier avec la commémoration des vingt ans de sa disparition.
Dédiée à la célébration d’Ali dans toutes ses dimensions — artistique, spirituelle et universelle — cette édition anniversaire revêt une importance particulière pour les organisateurs comme pour les admirateurs de l’artiste. Prévue dans le quartier de Lafiabougou, au sein même de la famille du disparu, la manifestation s’articulera autour de plusieurs activités : ateliers de formation artistique et musicale, foire-exposition-vente, scène de promotion des talents locaux, actions communautaires de sensibilisation et initiatives sociales et citoyennes.
Une dimension universelle
« Ali, 20 ans d’héritage vivant » : tel est le thème central de cette édition, qui célèbre bien plus qu’un artiste. Par son immense talent, Ali Farka Touré a porté le nom du Mali au-delà des frontières et contribué au rayonnement international du blues sahélien.
Après une carrière marquée par plusieurs albums majeurs, Ali Farka Touré est considéré comme l’un des plus grands guitaristes africains et une figure du blues contemporain. Parmi ses œuvres emblématiques figurent Talking Timbuktu (1994), enregistré avec Ry Cooder, qui lui vaut un premier Grammy Award en 1995, puis In the Heart of the Moon (2005), avec Toumani Diabaté, récompensé d’un second Grammy Award en 2006.
En 1997, il retourne à Niafunké, au nord du Mali, où il se consacre à l’agriculture. Élu maire, il contribue au développement local tout en poursuivant sa carrière musicale, affirmant son attachement à sa terre et à sa communauté.
Au-delà de son héritage musical, ses proches et admirateurs mettent en avant sa dimension humaine, fondée sur le partage, la solidarité et le vivre-ensemble. Cette édition rend hommage à celui qui fut un artisan du lien entre le blues africain et ses racines afro-américaines, et invite la communauté à réfléchir à ces vingt années d’héritage vivant afin de célébrer dignement sa mémoire et de s’inspirer de son parcours.

Ali Farka Touré : la renaissance d’un phénix

Une légende ne meurt jamais dit-on. La preuve avec la sortie d’un nouvel album posthume d’Ali Farka Touré ce vendredi 10 mars 2023. L’initiative, prise par le label bri- tannique World Circuit de son ami et producteur Nick Gold, et mise en œuvre en collaboration avec son fils, Vieux Farka Touré, vise à perpétuer l’œuvre du chanteur, disparu le 7 mars 2006. Dans Safari, un titre dévoilé́ du nouveau disque « Voyageur », on redécouvre la beauté́ de la musique du guitariste virtuose malien, qui a illuminé la planète avec son savoir-faire.

17 ans qu’Aly Farka Touré est mort, son art continue d’émerveiller le monde. Son ami et producteur Nick Gold et son fils Vieux Farka Touré lancent ce vendredi un nouvel album posthume de l’artiste. « Cela va bientôt faire près de 20 ans qu’il n’est plus. Etant le Président de la Fondation Ali Farka Touré, j’essaie de faire de mon mieux pour préserver son nom. Il le mérite pour tout ce qu’il a fait pour le Mali. Toutes nos actions [un festival sera également organisé du 17 au 19 mars Ndlr], qui se répètent d’année en année, visent à perpétuer son art », explique Vieux Farka. L’album posthume, intitulé « Voyageur », est une collection de huit titres qu’Ali Farka Touré avait enregistré pour d’autres albums de son vivant. « Avant son décès, il avait des projets et des enregistrements de côté. Chaque fois qu’un artiste enregistre un album, il produit plusieurs morceaux. Mais il y a toujours deux ou trois titres qu’on laisse de côté à la sortie du disque. Son producteur, Nick Gold, a donc voulu prendre quelques morceaux qu’il avait laissés de gauche à droite pour en faire un album posthume », explique le fils du défunt musicien, qui confie avoir passé « les deux ans de Coronavirus » à travailler sur la musique de son père.

Dans l’album, qui fait renaître la richesse de la musique du « Roi malien de la guitare », on le retrouvera en featuring sur trois titres avec la diva du Wassoulou Oumou Sangaré et aussi avec le musicien Cheick Tidiani Seck. L’association de musique malienne traditionnelle et de blues utilisée dans les morceaux du disque rappelle l’immense grandeur de la musique d’Ali Farka Touré, classé respectivement par les magazines musicaux américains Rolling Stone et Spin 71ème et 37ème dans leurs listes des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps. Ainsi que l’immortalité́ de l’artiste aux trois Grammy Awards, dont un posthume.