Trésor : 60,5 milliards levés, jusqu’à 7,69 % de rendement

Le Mali a obtenu davantage que les 55 milliards de FCFA initialement recherchés sur le marché régional. La demande des investisseurs reste solide, mais les taux montrent que l’accès à cette liquidité aura un coût important pour les finances publiques.

Le Trésor malien a mobilisé 60,5 milliards de FCFA, mercredi 2 septembre, sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine. L’opération associait des bons du Trésor à un an et des obligations d’une durée de trois et cinq ans.
L’État cherchait initialement 55 milliards de FCFA. Les investisseurs ont proposé près de 68 milliards, soit un taux de couverture de 123,61 %. Le Trésor a retenu 60,5 milliards et rejeté environ 7,49 milliards.
Ce résultat montre que les banques et autres investisseurs régionaux continuent de souscrire aux titres maliens. Il n’indique toutefois pas que le financement est obtenu à faible coût. Le prix réel apparaît dans les rendements exigés.
Le coût du financement
Le rendement moyen pondéré atteint 4,89 % pour les bons arrivant à échéance le 1er septembre 2027. Il s’établit à 7,69 % pour les obligations remboursables en septembre 2029 et à 7,40 % pour celles arrivant à échéance en août 2031.
Les coupons nominaux des obligations sont inférieurs à ces rendements. Ils ont été fixés à 6 % pour le titre à trois ans et à 6,20 % pour celui à cinq ans. La différence vient notamment du prix auquel les investisseurs ont acheté les titres. Lorsqu’une obligation est acquise sous sa valeur nominale, son rendement effectif devient supérieur au coupon versé chaque année.
Pour les bons à un an, les intérêts sont précomptés. L’investisseur verse donc une somme inférieure à la valeur qui lui sera remboursée à l’échéance. Les 60,5 milliards correspondent au montant nominal retenu pour l’ensemble de l’opération et non nécessairement à la trésorerie nette immédiatement encaissée.
Une opération menée le 20 août avait permis au Mali de mobiliser 55 milliards de FCFA. Les rendements moyens atteignaient alors 4,39 % sur les bons, 7,54 % sur les obligations à trois ans et 7,42 % sur celles à cinq ans.
En deux semaines, le rendement des titres à court terme a donc augmenté d’un demi-point et celui des obligations à trois ans de quinze centièmes. Le taux à cinq ans est resté pratiquement stable. Une seule comparaison ne permet pas d’établir une tendance durable, mais elle montre que le coût varie d’une adjudication à l’autre selon la demande, les échéances et les conditions du marché.
Un rachat avant échéance
Le même jour, le Trésor a racheté pour 9,05 milliards de FCFA une obligation qui devait arriver à échéance le 29 septembre. L’opération a été effectuée avec un rendement moyen pondéré de 2,5 %.
Ce rachat ne constitue pas un nouvel emprunt. Il permet à l’État de rembourser par anticipation une partie d’une dette qui aurait dû être réglée quelques semaines plus tard. Il réduit donc le montant concentré sur l’échéance de fin septembre.
Les deux opérations répondent à des objectifs complémentaires. La première apporte de nouvelles liquidités pour financer les besoins budgétaires. La seconde réorganise une partie des remboursements proches.
La comparaison entre les 60,5 milliards levés et les 9,05 milliards rachetés ne permet pas de calculer directement un endettement net. Le Trésor effectue parallèlement d’autres remboursements, émissions et paiements d’intérêts qui doivent être intégrés au calcul global.
La demande ne règle pas la question de la dette
Une émission sursouscrite constitue un signal favorable sur la capacité immédiate du pays à accéder au marché. Elle ne suffit pas à mesurer la soutenabilité de la dette publique. Des investisseurs peuvent acheter un titre parce que sa rémunération est attractive, même lorsque le coût supporté par l’émetteur augmente.
Le budget rectifié de 2026 prévoit environ 3 372,9 milliards de FCFA de recettes pour 3 993,3 milliards de dépenses. Le déficit ressort à près de 620,4 milliards de FCFA. Les emprunts régionaux participent au financement de cet écart, aux côtés des autres ressources intérieures et extérieures.
Ces fonds entrent dans la trésorerie générale de l’État. Leur utilité doit donc être évaluée à travers l’exécution complète du budget, et non en attribuant artificiellement une émission particulière à une route, une école ou une dépense isolée.
Le véritable suivi porte sur le calendrier des échéances, le coût annuel des intérêts, la part des recettes mobilisée pour le service de la dette et les résultats obtenus grâce aux dépenses financées. Une dette utilisée pour un investissement productif ne produit pas le même effet qu’un emprunt servant uniquement à reporter une tension de trésorerie.
La publication régulière d’un calendrier consolidé des remboursements permettrait de repérer les années où plusieurs titres arrivent simultanément à échéance. Elle aiderait aussi à comprendre la fréquence des nouvelles émissions et des opérations de rachat.
Le Mali a trouvé les investisseurs nécessaires et obtenu 5,5 milliards de FCFA de plus que son objectif initial. Ce succès d’adjudication constitue un fait. Les rendements allant jusqu’à 7,69 % en constituent un autre. La bonne lecture de l’opération exige de tenir ensemble ces deux réalités à savoir l’accès au financement reste ouvert, mais chaque milliard levé crée une charge future qu’il faudra inscrire dans les comptes publics.
Massiré Diop

La guerre contre l’Iran alimente un choc mondial de la dette

Il est admis que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué une forte hausse des prix du pétrole, du gaz et des denrées alimentaires, aggravant les difficultés économiques dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement. L’effet de ce conflit sur les coûts d’emprunt des États demeure, lui, moins bien compris. Dans l’ensemble du Sud mondial, ce qui avait commencé comme un choc des prix s’est transformé en choc de la dette.

 

Les germes de la crise actuelle ont été semés au cours des années 2010, dans un contexte de taux d’intérêt bas , lorsque les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur ont massivement emprunté en dollars. Nombre d’entre eux ont investi ces fonds de manière productive et ont bénéficié d’une croissance économique plus soutenue. Toutefois, après la pandémie de COVID-19, la remontée des taux d’intérêt mondiaux et l’appréciation du dollar américain ont rendu l’emprunt nettement plus coûteux.

 

En 2023, la dette extérieure cumulée des pays en développement atteignait 11 400 milliards de dollars, soit 99 % de l’ensemble de leurs recettes d’exportation. Le total des paiements d’intérêts était supérieur de 26 % à son niveau seulement deux ans auparavant, et un nombre sans précédent de 54 pays — dont près de la moitié en Afrique — consacraient au moins 10 % de leur budget public au remboursement des intérêts. L’année dernière, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a calculé que 3,3 milliards de personnes vivaient dans des pays dépensant davantage pour le remboursement de leur dette que pour des services essentiels tels que la santé ou l’éducation. La situation n’a fait qu’empirer depuis.

 

Après le COVID-19, de nombreux pays se sont certes tournés vers l’emprunt en monnaie locale pour atténuer leur exposition aux risques induits par les taux de change. Mais ces pays font désormais face à des taux d’intérêt plus élevés. Fin mars, le Fonds monétaire international recensait neuf pays en situation de surendettement, avec 23 autres à risque élevé et 27 à risque « modéré ». Cette qualification est lourde de conséquences : être en situation de surendettement signifie qu’un pays n’est plus en mesure d’honorer ses engagements envers ses créanciers, soit parce qu’il est déjà en défaut, soit parce qu’il n’y échappe encore que grâce au soutien du FMI.

 

Le choc énergétique déclenché par la guerre contre l’Iran a encore alourdi les coûts d’emprunt, en particulier pour les pays importateurs d’énergie, et cette tendance pourrait persister si les tensions géopolitiques actuelles se poursuivent.  À celà s’ajoutent des mutations structurelles plus profondes du paysage mondial de la dette, liées à l’évolution de la composition des créanciers et aux pics de remboursement à venir pour certains types de dettes, notamment les prêts bilatéraux. Ces tendances rendent particulièrement vulnérables les pays présentant d’importants besoins de refinancement à court terme.

 

Que faire ? Premièrement, le FMI devrait passer pleinement en mode de réponse à la crise. La réactivation d’ instruments tels que le guichet « chocs alimentaires » et l’élargissement de l’accès aux financements d’urgence aideraient les pays à faire face aux pressions immédiates.

 

Deuxièmement, les banques multilatérales de développement devraient augmenter leurs décaissements, comme elles l’ont fait durant la pandémie. Elles disposent aujourd’hui d’importants bénéfices non distribués , et les récentes réformes de leurs cadres d’adéquation des fonds propres ont accru leur capacité de prêt.

 

Troisièmement, les créanciers bilatéraux officiels devraient continuer à accélérer les processus de restructuration de la dette. Les récentes améliorations apportées au Cadre commun du G20 ont renforcé la coordination, mais la mise en œuvre reste trop lente au regard de l’ampleur et de l’urgence des besoins actuels.

 

Quatrièmement, les modalités du traitement de la dette doivent continuer d’évoluer. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir des résultats plus rapides et mieux coordonnés entre tous les groupes de créanciers. Bien que les créanciers privés participent déjà aux processus de restructuration, les difficultés de coordination et les retards continuent d’empêcher des résolutions en temps utile.

 

Plus largement, il existe un débat international particulièrement actif sur l’amélioration des dispositifs relatifs à la dette souveraine. Parmi les pistes les plus discutées figurent les « conversions de dette » (debt swaps), par lesquelles un pays obtient un refinancement conditionné à l’investissement d’une partie des fonds dans des solutions fondées sur la nature, l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, la santé, l’éducation ou d’autres projets liés au développement.

 

Une autre idée à l’étude concerne les « clause de suspension temporaire du service de la dette» permettant à un pays de suspendre ses paiements de dette à la suite d’un événement météorologique extrême ou d’une autre catastrophe. Signe encourageant, certains créanciers privés se disent désormais disposés à inclure de telles clauses pour un éventail plus large de situations, à condition que les gouvernements fassent preuve d’une plus grande transparence quant à leur situation financière.

 

Par ailleurs, la Banque mondiale et le FMI sont en train de réformer leurs Analyses de viabilité de la dette afin de tenir compte des risques liés aux impacts climatiques et à la perte de biodiversité, ainsi que des bénéfices associés à leur atténuation – certains pays condusient également ce type d’analyses de leur propre initiative. Sous l’égide de la CNUCED, une nouvelle Plateforme des emprunteurs a été lancée pour aider les pays débiteurs à partager les meilleures pratiques et à s’exprimer d’une voix collective plus forte.

 

Le Sommet Africa Forward, récemment co-organisé par le Kenya et la France, a donné lieu à des échanges nourris sur la mise en place de nouvelles initiatives en matière de dette. Chacun a reconnu que l’évolution du contexte international appelait à de nouvelles réponses.

Malheureusement, malgré le potentiel des conversions de dettes, des clauses de suspension et d’autres innovations, ces mesures ont peu de chances de suffire ou d’ être déployées assez rapidement pour répondre au choc actuel. Il est rare aujourd’hui qu’un pays fasse brutalement défaut; la plupart sont plutôt contraints de réduire leurs investissements dans leur propre développement. Nous savons pourtant qu’un engagement précoce dans les mécanismes de restructuration peut contribuer à rétablir des marges budgétaires plus efficacement que l’attentisme ou le recours à de coûteux financements à court terme.

 

Lors de la crise du COVID-19, une action internationale coordonnée a permis à de nombreux pays de suspendre le service de leur dette afin de protéger leurs populations. Une réponse tout aussi ambitieuse s’impose aujourd’hui. Une fois de plus, une crise mondiale fait peser un fardeau disproportionné sur des pays qui n’en sont pas à l’origine. La communauté internationale a le devoir d’agir.

 

Moussa Faki Mahamat, ancien Premier ministre du Tchad et ancien Président de la Commission de l’Union africaine, est Envoyé spécial du Pacte pour les Peuples, la Prospérité et la Planète, qui regroupe 72 pays.

 

 Project Syndicate, 2026.
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L’initiative de l’ONU en matière de dette a changé

Le développement économique nécessite des financements abordables, accessibles et dont les échéances correspondent aux résultats du développement. Pourtant, pour la plupart des pays en développement, rien de tout cela ne s’applique. Au lieu de cela, une « catastrophe de la dette » de plus en plus grave est en train de se produire dans une grande partie du monde en développement, exacerbée par une série de crises mondiales en cascade.

 

On ne saurait trop insister sur l’urgence de la crise actuelle. Plus de la moitié des 68 pays éligibles au Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) du Fonds monétaire international (FMI) sont aujourd’hui confrontés au surendettement, soit plus du double qu’en 2015.

 

Ce chiffre ne rend cependant pas intégralement compte de l’ampleur du problème, car de nombreux pays qui ne relèvent pas du FRPC sont également aux prises avec un endettement écrasant et des problèmes de liquidité. Entre 2017 et 2023, le coût moyen du service de la dette des pays en développement a augmenté de près de 12 % par an, soit plus du double du taux de croissance de leurs exportations et de leurs envois de fonds. Par conséquent, la viabilité de la dette extérieure s’est détériorée dans deux tiers des pays en développement au cours de cette période, y compris dans 37 des 45 pays africains pour lesquels des données sont disponibles.

 

Malgré le poids insoutenable de leur dette, de nombreux pays hésitent à faire défaut, en raison de l’inefficacité des mécanismes de résolution de la dette et des coûts politiques et économiques prohibitifs. En conséquence, les pays endettés donnent la priorité à leurs obligations envers leurs créanciers plutôt qu’à leur propre développement. L’explosion des paiements au titre du service de la dette empêche ainsi les investissements vitaux dans les infrastructures et le capital humain, ce qui étouffe la croissance et retarde l’action en faveur du climat. Aujourd’hui, 3,3 milliards de personnes vivent dans des pays qui consacrent plus d’argent au service de la dette qu’aux soins de santé et à l’éducation, la grande majorité d’entre elles se trouvant dans des économies à revenu intermédiaire.

 

Si rien n’est fait, les contraintes de liquidité actuelles pourraient rapidement se transformer en une véritable crise de solvabilité. Une intervention urgente est donc nécessaire pour éviter une vague de défauts de paiement et mettre les pays endettés sur la voie de l’indépendance économique.

 

En réponse à l’escalade de la crise de la dette dans les pays du Sud, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a créé le groupe d’experts sur la dette en décembre 2024. Ses membres sont chargés d’identifier et de proposer des solutions politiques pour aider les économies en développement – en particulier les pays africains et les petits États insulaires en développement – à sortir du cercle vicieux du surendettement.

 

Bien que de précédents groupes de travail des Nations unies se soient penchés sur la question de la dette souveraine, plusieurs facteurs distinguent cette initiative. Le premier est le calendrier : les chocs économiques successifs ont contraint les pays en développement à emprunter, généralement à des taux d’intérêt élevés, ce qui a considérablement réduit leur marge de manœuvre budgétaire. À cinq ans de l’échéance de 2030 fixée pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), les pays en développement – entravés par un déficit de financement annuel persistant de 4 000 milliards de dollars – sont en passe d’en atteindre moins d’un cinquième.

 

Deuxièmement, alors que les initiatives précédentes se sont concentrées sur la capacité des pays en développement à rembourser et à assurer le service de leur dette, le groupe d’experts vise à s’assurer que toutes les solutions proposées soutiennent le développement durable.

 

Troisièmement, le groupe d’experts a pour objectif d’identifier et de promouvoir des solutions susceptibles d’obtenir un soutien politique et public aux niveaux mondial, régional et national. Si des mesures audacieuses et ambitieuses sont essentielles pour résoudre la crise actuelle de la dette et du développement, nous ne pouvons pas nous permettre de poursuivre des propositions qui ont peu de chances d’obtenir le soutien nécessaire pour conduire un changement significatif.

 

C’est dans cet esprit que le groupe d’experts cherche à développer des stratégies globales. Si les solutions ne s’appliquent qu’aux nouvelles dettes ou ne favorisent pas la croissance économique, la stabilisation de la dynamique de la dette pourrait prendre des années. Les compromis doivent également être soigneusement pris en compte ; un recours accru aux garanties, par exemple, pourrait mobiliser davantage de capitaux privés, mais pourrait réduire l’accès aux financements concessionnels et aux subventions pour les États souverains.

 

Enfin, la composition et la portée du groupe d’experts le placent dans une position unique pour aborder ces questions. Soutenu par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) et d’autres organismes internationaux, le groupe rassemble d’anciens et d’actuels fonctionnaires, des décideurs politiques et des universitaires de premier plan, alliant expertise technique et influence de haut niveau.

 

Les liens étroits que le groupe entretient avec des institutions et des réseaux clés – notamment les institutions financières internationales, le G20, Jubilee 2025 et diverses organisations et agences régionales et nationales – créent des opportunités précieuses pour engager les décideurs politiques, les universitaires, les représentants de la société civile et d’autres parties prenantes. En favorisant la coordination entre les États membres des Nations unies, le groupe peut contribuer à mobiliser la volonté politique et à affiner les propositions émergentes.

 

Trois rassemblements à venir – la quatrième conférence internationale sur le financement du développement en juillet en Espagne, le sommet du G20 en Afrique du Sud et la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30) en novembre au Brésil – pourraient particulièrement servir de plateformes essentielles pour promouvoir des solutions politiques réalistes et pratiques.

 

Certes, aucune réforme ne résoudra à elle seule la crise de la dette des pays en développement du jour au lendemain. La crise a toutefois mis en évidence les limites des approches conventionnelles, ce qui souligne le besoin urgent de repenser la structure et l’objectif de la dette souveraine afin que les pays ne soient plus contraints de choisir entre rembourser leurs créanciers et assurer leur avenir.

 

Compte tenu des enjeux, toute solution doit être à la fois rapide et capable d’unir une large coalition de parties prenantes. Mais la rapidité ne peut se faire au détriment du progrès à long terme. Pour briser le cycle du surendettement, les solutions doivent aller au-delà des solutions à court terme et servir de base au développement durable.

 

Mahmoud Mohieldin, envoyé spécial des Nations unies pour le financement du Programme de développement durable à l’horizon 2030, est coprésident du groupe d’experts sur la dette. Paolo Gentiloni, ancien commissaire européen à l’économie, est coprésident du groupe d’experts sur la dette. Trevor Manuel, ancien ministre des Finances d’Afrique du Sud, est coprésident du groupe d’experts sur la dette. Yan Wang, ancien économiste principal à la Banque mondiale, est chercheur universitaire principal au Global Development Policy Center de l’Université de Boston et coprésident du groupe d’experts sur la dette.

 

Project Syndicate, 2025.
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