La 2e édition du Forum international de la diaspora (FID) s’est tenue du 16 au 18 juillet 2026 autour du thème : « Diaspora malienne et investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort pour un développement durable ». Dans cet entretien, Mahamadou Cissé, président de l’Association Diaspor’Act et membre de la commission d’organisation du FID 2, revient sur la raison d’être de ce rendez-vous, précise ce que recouvre l’investissement productif et évoque les suites attendues.
Pourquoi organiser un tel forum ?
Cet événement répond à une forte aspiration de notre diaspora, estimée à environ six millions de Maliens. Établis à l’étranger, ils souhaitent contribuer au développement du pays. Ce rendez-vous doit permettre de rapprocher la volonté d’agir de la diaspora des mécanismes que l’État est prêt à mettre en place, afin que nous puissions œuvrer ensemble au développement du Mali.
Que recouvre concrètement l’investissement productif ?
La diaspora contribue déjà fortement au développement national : chaque année, le volume de ses transferts dépasse celui de l’aide publique au développement. Toutefois, près de 95% de ces fonds sont consacrés au social. Cet apport reste essentiel, car il permet notamment de construire des écoles, des infrastructures et des forages dans certaines localités. Mais une partie de ces ressources peut aussi être orientée vers des activités créatrices de valeur. Une entreprise rentable génère des bénéfices susceptibles de soutenir durablement les actions sociales financées par la diaspora. Il ne s’agit donc pas de délaisser le social, mais de compléter cet effort par l’investissement productif.
Comment amplifier cette dynamique d’investissement ?
Elle est déjà enclenchée. Lors de cette deuxième édition, au moins douze projets d’envergure ont été présentés. La diaspora investit donc déjà. Le rôle du forum est surtout d’identifier les mécanismes susceptibles de renforcer ce mouvement.
Dans cette logique, notre association a lancé le Club des 100, qui réunit des investisseurs partageant une même vision afin de financer des projets maliens.
Quelles suites concrètes attendez-vous de cette deuxième édition ?
La première avait déjà produit des résultats, avec plusieurs projets réalisés et la création du Club des 100. J’espère que les principales recommandations issues du FID 2 seront mises en œuvre avant la tenue du FID 3.




