Les chefs d’état-major du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis les 16 et 17 avril 2026 à Ouagadougou pour finaliser l’opérationnalisation de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel. Les travaux ont porté sur la validation des textes encadrant son déploiement, la revue de la situation sécuritaire et l’augmentation des effectifs, dans le cadre de la feuille de route de l’An II de l’AES.
La rencontre s’est tenue à l’état-major général des armées du Burkina Faso dans le cadre de la première session du Comité des chefs d’état-major de la Confédération. Elle a réuni le général de brigade Moussa Diallo pour le Burkina Faso, le général de division Oumar Diarra pour le Mali et le général de division Moussa Salaou Barmou pour le Niger, en présence du général de brigade Daouda Traoré, commandant de la force unifiée.
Les échanges ont permis d’examiner et de valider les documents préparés lors des travaux techniques conduits du 7 au 15 avril 2026, portant sur l’organisation, les règles d’engagement et les modalités de déploiement. Ces textes définissent la coordination entre les trois armées, la structuration du commandement ainsi que les conditions d’intervention sur l’espace commun des États membres.
Les responsables militaires ont également acté une montée en puissance des effectifs, avec une projection portée à 15 000 hommes, contre une capacité initiale annoncée de 5 000 soldats lors des premières communications officielles. Cette évolution s’accompagne d’une mutualisation des moyens en renseignement, en logistique et en opérations, avec un renforcement de la coordination sur les zones frontalières.
La force unifiée de l’AES a été officiellement lancée en décembre 2025 à Bamako, en marge de la deuxième session de la Conférence des chefs d’État de la Confédération, marquant le passage d’un cadre politique à une structuration militaire. Depuis, plusieurs réunions techniques et militaires ont été organisées afin de préparer son déploiement.
La rencontre de Ouagadougou a également permis de passer en revue la situation sécuritaire dans l’espace confédéral. Les conclusions des travaux doivent être soumises aux chefs d’État de l’AES pour validation, en vue de la mise en œuvre progressive des opérations conjointes sur le terrain.




