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Pôle de lutte contre la cybercriminalité : la chambre criminelle tient sa première session

La mise en œuvre des nouvelles réformes juridiques relatives à l’opérationnalisation des chambres criminelles se poursuit. Après les Tribunaux de…

La mise en œuvre des nouvelles réformes juridiques relatives à l’opérationnalisation des chambres criminelles se poursuit. Après les Tribunaux de grande instance des communes V, III et IV du district de Bamako, ainsi que de Sikasso, c’était au tour du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité d’ouvrir la session inaugurale de sa chambre criminelle ce 21 mai 2026. Quatre affaires étaient inscrites au rôle, pour 8 accusés, poursuivis notamment pour injures et atteintes à la sûreté de l’État.

Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a tenu sa première session de sa chambre criminelle le 21 mai 2026, en présence du ministre de la Justice. Cette session marque le début d’une gestion plus efficace des dossiers et constitue une étape décisive pour réduire les lourdeurs des cours d’assises.
Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité joue un rôle important dans la pacification du cyberespace, a souligné le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture de la session. Compte tenu de l’ampleur de la présence des médias sur cet espace, son assainissement est indispensable.
Plus de célérité
« Le pôle a abattu un travail remarquable. Les infractions constatées avec acuité diminuent », a déclaré le ministre de la Justice, estimant que nos valeurs sociétales doivent être préservées sur cet espace.
Cette opérationnalisation vise à rendre la justice dans des délais raisonnables et à rapprocher davantage la justice des justiciables, ce qui permet également de remédier aux lourdeurs constatées lorsque les dossiers relevaient des cours d’assises.
Cette journée est le signe d’un renouveau de la justice, a déclaré pour sa part le Dr Adama Coulibaly, Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Elle permettra « plus de célérité, le respect des droits des parties et la garantie de procès équitables dans les conditions et délais raisonnables ». Cette œuvre commune, à laquelle participent les avocats et les autres acteurs de la justice, constitue un début pour assainir le cyberespace.
Au rôle de l’audience inaugurale figuraient 4 dossiers, avec 8 accusés, poursuivis pour injures et menaces sur les systèmes d’information, atteintes à la sûreté de l’État, ainsi que pour ententes en vue de commettre des infractions informatiques.
Au cours de l’année 2025, 1 388 procédures ont été traitées, a rappelé le Procureur. À ce jour, 8 personnes seulement sont sous mandat de dépôt. Parmi ces procédures, 200 ont été initiées par le parquet, tandis que 81 dossiers sont en instance de jugement.

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