Du 18 juillet au 27 septembre 2026, l’Agence de promotion touristique du Mali organise la quatrième édition de Bamako City Tour. Porté par le département de la Culture, le programme vise à rapprocher les résidents des sites touristiques et à soutenir un secteur affaibli par la crise. Après trois éditions aux résultats jugés encourageants, l’enjeu est désormais de consolider l’élan.
Organisée en partenariat avec les agences de voyages et les guides touristiques, l’initiative s’installe progressivement dans l’agenda culturel du pays. Elle cherche à développer le tourisme intérieur et à rendre leur patrimoine plus accessible aux Maliens. Elle offre aux locaux l’occasion de découvrir des lieux souvent proches, mais encore absents de leurs habitudes de loisirs et de sorties.
« C’est un programme qui a révolutionné l’accessibilité et la promotion des sites touristiques auprès des résidents nationaux, majoritairement des enfants et adolescents, mais également des adultes », assure Sidy Keïta, Directeur général de l’APTM.
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Après trois éditions, l’Agence estime que Bamako City Tour a favorisé la valorisation des sites, le développement de parcours touristiques urbains et un nouveau regard des populations sur leur patrimoine. Le programme a aussi contribué à relancer l’activité des agences de voyages et des guides, dont le travail a été fortement touché par la crise.
Maintenir la dynamique
Selon le Directeur général de l’APTM, au moins une vingtaine de sites touristiques ont été valorisés à Bamako et dans les régions. Environ 40 000 personnes ont bénéficié de visites subventionnées à Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti et Kayes. Les contenus réalisés autour de ces sites auraient, pour leur part, touché près de 15 millions de personnes.
Chaque année, le programme mobilise plus de quinze agences de voyages et une vingtaine de guides. Il leur a également permis de proposer et de vendre des circuits touristiques au-delà de la période consacrée au City Tour, prolongeant ainsi les retombées de l’opération.
La pérennisation de ces acquis exige cependant des investissements importants. La Phase II, centrée sur les parcours interurbains, suppose des routes praticables, des sites entretenus, une signalisation adaptée et de meilleures conditions d’accueil et de visite. Plusieurs lieux historiques restent encore méconnus ou difficilement accessibles.
Maintenir la dynamique passe enfin par l’élargissement des circuits et des expériences proposés aux visiteurs. Bamako City Tour peut contribuer à la relance du tourisme intérieur, à condition que l’initiative gagne en régularité, consolide les professionnels mobilisés et améliore durablement l’accès au patrimoine.




