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Quand les arbres meurent

L’Europe brûle, l’Afrique du Nord suffoque et le Canada compte encore des centaines d’incendies actifs. Partout, la chaleur extrême, la…

L’Europe brûle, l’Afrique du Nord suffoque et le Canada compte encore des centaines d’incendies actifs. Partout, la chaleur extrême, la sécheresse et les vents transforment la moindre étincelle en catastrophe. Mais il serait trop simple d’accuser seulement le climat : les imprudences, les brûlis, les défrichements et d’autres activités humaines sont souvent à l’origine des départs de feu.

Sous le ciel malien, la crise avance sans images spectaculaires. Nos forêts, nos espaces boisés et nos espaces verts ne flambent pas toujours devant les caméras. Ils disparaissent lentement, sous les coupes abusives, les feux de brousse, l’urbanisation, le surpâturage et surtout l’indifférence. À Bamako comme ailleurs, beaucoup d’arbres agonisent faute d’eau, de protection et d’entretien. On plante lors de cérémonies, puis on oublie d’arroser, de remplacer les plants morts et de sanctionner ceux qui les détruisent.

En 2026, les services forestiers reconnaissent manquer de moyens humains, financiers et logistiques. Un programme prévoit pourtant de restaurer 400 000 hectares dans 87 communes. Il doit aussi créer des emplois verts et soutenir les revenus ruraux.

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Pourtant, l’arbre n’est ni un décor ni un luxe. Il rafraîchit les villes, protège les sols, freine l’érosion, retient l’eau, abrite la biodiversité et soutient des milliers de familles. Le perdre, c’est rendre nos quartiers plus chauds, nos terres plus pauvres et notre avenir plus fragile.

Les incendies observés ailleurs devraient donc nous servir d’avertissement. Le Mali ne doit pas attendre que ses dernières réserves brûlent ou disparaissent pour agir. Protéger l’existant, entretenir les plantations et faire respecter la loi valent mieux que mille campagnes sans lendemain.

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