Le 15 mai célèbre la Journée internationale des familles, instaurée en 1993 par les Nations unies pour rappeler le rôle essentiel de la famille, cellule de base de la société. Au Mali, la 33e édition sera célébrée sous le signe de la lutte contre les effets du changement climatique et les risques liés à la consommation de stupéfiants par les enfants.
« Rôle des pouvoirs publics et des communautés dans la protection de la famille et des enfants face aux effets du changement climatique et aux risques liés aux stupéfiants », c’est le thème national de l’édition 2026 de cette journée. Un thème qui parle des réalités des familles maliennes, confrontées à des pressions économiques, sociales et environnementales de plus en plus fortes. Il rappelle aussi, selon le ministère en charge de la protection de la famille, les défis liés aux effets néfastes des changements climatiques et à la consommation de stupéfiants par les enfants.
Le changement climatique affecte tous les aspects de la vie quotidienne. Le Mali, marqué par la variabilité de son climat, la fragilité de ses écosystèmes et la vulnérabilité de ses systèmes de production, reste particulièrement exposé en raison de faibles capacités d’adaptation. Cette situation touche directement les familles, fragilise les revenus, accroît les charges domestiques et accentue les inégalités au sein des ménages et des communautés. Les femmes, les filles, les enfants et les personnes vivant avec un handicap sont davantage vulnérables en raison d’un accès limité aux services, aux ressources et aux opportunités.
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S’adapter au changement
Dans ce contexte de mutations, les familles sont exposées à plusieurs risques, notamment l’exode des jeunes, les migrations, la déscolarisation ou les abandons scolaires. Ces réalités entraînent souvent des pertes de repères familiaux et sociaux. Lorsque l’encadrement familial s’affaiblit, certains enfants et jeunes deviennent plus exposés aux mauvaises fréquentations, aux trafics et à la consommation de stupéfiants.
Selon l’Office central des stupéfiants, les jeunes de 18 à 25 ans représenteraient 70 % des personnes interpellées pour consommation de drogue, dont 25 % de filles. Ces données interpellent les familles, les communautés, les écoles et les pouvoirs publics sur l’urgence d’une prévention plus proche des jeunes.
L’une des missions du ministère de la famille étant de maintenir le cadre familial comme « cadre d’équilibre des relations sociales », l’édition 2026 vise à renforcer la résilience des familles et à mobiliser les communautés pour protéger les enfants, accompagner la jeunesse et surmonter les crises actuelles et futures.
Exergue : « Les femmes, les filles, les enfants et les personnes vivant avec un handicap sont davantage vulnérables en raison d’un accès limité aux services, aux ressources et aux opportunités ».




