Un bâtiment à étage s’est effondré samedi 17 octobre à Tripanobougou, faisant dix morts et sept blessés selon l’Agence malienne de presse. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes du drame et situer les responsabilités.
Dix personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un bâtiment en construction survenu samedi 17 octobre, vers 15 heures, à Tripanobougou, un quartier de la ville de Dioïla. L’Agence malienne de presse fait également état de sept blessés pris en charge.
Parmi les victimes décédées figurent le propriétaire du chantier, ses deux enfants âgés de 7 ans et sept ouvriers. Des travailleurs, des visiteurs et les membres de la famille se trouvaient à l’intérieur du bâtiment au moment de l’accident.
La dalle du dernier étage venait d’être achevée lorsque la structure s’est écroulée. Sa chute a entraîné les deux niveaux du bâtiment, ensevelissant les personnes présentes. Cette chronologie est celle recueillie localement par l’agence publique. La cause technique de l’effondrement reste soumise aux constatations des enquêteurs.
Des secours mobilisés sur le chantier
Les sapeurs-pompiers, la Protection civile, la police et des habitants ont participé aux recherches dans les décombres. Le maire de la commune rurale de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, a également sollicité les moyens de l’entreprise BECGM pour appuyer les opérations.
Les secouristes ont extrait les dix corps et évacué les blessés vers les structures sanitaires. Le gouverneur de la région de Dioïla, le général de division Kéba Sangaré, s’est rendu dimanche auprès des blessés avant de rencontrer la famille endeuillée.
Le bilan de sept blessés retenu ici est celui publié dimanche par l’AMAP après la visite du gouverneur. Des comptes rendus diffusés pendant les premières heures des opérations évoquaient cinq blessés.
Une enquête conduite par le parquet
Le procureur de la République près le tribunal de Dioïla, Sarafily Coulibaly, a ouvert une enquête judiciaire. Le responsable du chantier a été conduit au poste de police pour les besoins des investigations.
L’enquête doit établir les conditions dans lesquelles le bâtiment a été conçu et exécuté, ainsi que les circonstances de l’effondrement. Les constatations techniques permettront au parquet de déterminer les responsabilités éventuelles et de retenir, le cas échéant, les qualifications pénales correspondantes.
La communication publiée dimanche ne fournit encore aucun résultat d’expertise sur les matériaux, la dalle, le coffrage ou les dispositifs de soutien utilisés pendant le bétonnage. Elle ne précise pas non plus les autorisations administratives obtenues pour la construction.
Kéba Sangaré a annoncé que les personnes ayant participé à la réalisation du bâtiment seraient entendues. Il a également demandé le respect des normes de construction. Le dossier relève désormais de l’enquête judiciaire ouverte à Dioïla.
Massiré Diop




