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Bani-Sélingué : la phase II encadrée pour cinq ans

Le programme doit aménager 10 240 hectares supplémentaires et réaliser 135 kilomètres de pistes agricoles. Son coût total est évalué…

Le programme doit aménager 10 240 hectares supplémentaires et réaliser 135 kilomètres de pistes agricoles. Son coût total est évalué à 47,4 milliards de FCFA.

Le gouvernement a adopté le 9 octobre les textes portant création, organisation et fonctionnement de la deuxième phase du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué. Cette structure est créée pour une durée de cinq ans.

Les interventions concernent Sélingué, le Moyen Bani et Djenné. Elles portent sur la réalisation d’aménagements hydroagricoles et sur les conditions d’exploitation des terres équipées.

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La phase II avait été officiellement lancée le 19 juin 2025. La décision prise vendredi ne constitue donc pas le démarrage du programme. Elle lui donne un cadre administratif adapté à cette nouvelle période d’exécution.

Plus de 10 000 hectares à aménager

Le programme prévoit 10 240 hectares de nouveaux aménagements et 135 kilomètres de pistes agricoles. Ces voies doivent relier les zones de production aux villages, aux marchés et aux installations de stockage.

Le budget annoncé atteint 47,4 milliards de FCFA. La Banque ouest-africaine de développement finance 30 milliards et la contribution malienne s’élève à 900 millions. Lors du lancement de 2025, le gouvernement avait ainsi fait état d’un solde de 16,5 milliards de FCFA à mobiliser auprès d’autres partenaires.

Plusieurs marchés liés à la phase II ont déjà franchi l’étape de l’attribution. Les avis publiés par la BOAD concernent notamment l’aménagement des périmètres rizicoles de Woloni et de Sirimanso, la construction de cinq stations de pompage et d’exhaure ainsi que 40 kilomètres de pistes rurales dans le Moyen Bani.

Un autre marché porte sur des complexes de stockage de riz et de maïs ainsi que sur des hangars destinés au groupage et au conditionnement des produits maraîchers. Ces installations doivent accompagner la production après la récolte.

Produire avec une meilleure maîtrise de l’eau

Les aménagements hydroagricoles servent à conduire l’eau jusqu’aux parcelles et à mieux contrôler son utilisation. Ils comprennent notamment des canaux, des ouvrages de drainage, des stations de pompage et des équipements de régulation.

La maîtrise de l’eau permet de réduire l’exposition des cultures à l’irrégularité des pluies. Elle demande en contrepartie un entretien des canaux, des pompes et des pistes ainsi qu’une organisation claire entre les exploitants.

Lors du lancement de la deuxième phase, le gouvernement avait attribué à la première l’aménagement de 36 500 hectares et une production annuelle supplémentaire de 61 085 tonnes de riz paddy. Ces chiffres constituent le bilan présenté par les autorités.

La nouvelle phase devra aussi organiser l’attribution et l’exploitation des parcelles aménagées. Les documents publics disponibles présentent le coût global et les infrastructures prévues. Les listes de bénéficiaires, la répartition des superficies et le calendrier complet des chantiers relèvent des dossiers opérationnels.

La décision du 9 octobre apporte donc un cadre de fonctionnement sur cinq ans à un programme déjà lancé. Les attributions publiées montrent que des marchés portent sur les périmètres rizicoles, les stations de pompage, les pistes et les équipements de stockage.

Massiré Diop

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