Mahamet Traoré est analyste et consultant en gouvernance du football. Il nous livre son regard sur la crise actuelle au sein de la Femafoot et les perspectives pour le football malien. Propos recueillis par Mohamed Kenouvi.
Quel regard portez-vous sur la crise actuelle à la FEMAFOOT ?
Il s’agit d’une crise de gouvernance installée dans la durée, qui fragilise profondément l’institution. Au-delà des personnes, c’est le fonctionnement même de la fédération qui est en cause, avec des répercussions directes sur l’image du Mali. La CAN 2025 a été un révélateur : le talent seul ne suffit plus à compenser des dysfonctionnements structurels persistants. Le football malien a aujourd’hui besoin d’un projet clair, structuré, avec des objectifs précis, des mécanismes de suivi et une gouvernance responsable.
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Après la démission de l’ensemble du Bureau exécutif, quelle pourrait être la suite ?
Deux options sont juridiquement et institutionnellement envisageables : l’organisation d’une Assemblée Générale ou la mise en place d’un Comité de normalisation. Dans le contexte actuel, les autorités du pays sont les mieux placées pour apprécier la solution la plus appropriée afin de garantir une refondation durable du football malien.
Selon vous, que faut-il aujourd’hui pour un véritable renouveau du football malien ?
L’État a déjà consenti des efforts considérables, tant dans l’accompagnement des sélections nationales que dans la rénovation et le développement des infrastructures sportives. Ce fort engagement doit désormais être un levier pour amener l’ensemble des acteurs du football à se doter d’outils de gouvernance inclusifs, transparents et orientés vers la performance. C’est à cette seule condition que les résultats seront à la hauteur des attentes légitimes du peuple malien.




