La CAN 2025 s’est achevée le 18 janvier 2026 par le sacre du Sénégal devant le Maroc, au terme d’une édition historique. Des records d’affluence, de recettes et de buts ont marqué la compétition, malgré des polémiques arbitrales venant nuancer un bilan globalement positif.
Sur le plan logistique, le Maroc a largement répondu aux attentes de la CAF. L’organisation, la sécurité, la qualité des infrastructures et la mobilisation du public ont été saluées tout au long de la compétition.
Avec 1,25 million de spectateurs cumulés dans les stades, la CAN 2025 a établi un record d’affluence. Les retombées économiques ont été à la hauteur de l’événement : selon la CAF, les revenus liés à la compétition ont progressé de plus de 90%, tandis que la billetterie a généré 55 millions de dollars, un niveau inédit pour le football africain.
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Sportivement, la CAN 2025 a également battu des records. Elle est devenue la plus prolifique de l’histoire, avec 121 buts inscrits en 54 matchs, soit une moyenne de 2,3 buts par rencontre.
Contrairement à certaines éditions précédentes, marquées par les éliminations précoces de favoris, les grandes nations africaines ont cette fois-ci tenu leur rang. Le dernier carré, composé de l’Égypte, du Nigeria, du Sénégal et du Maroc, illustre cette hiérarchie respectée.
Distinctions et controverses
Les distinctions individuelles ont mis en avant des figures majeures du tournoi. Le trophée du meilleur joueur a été décerné à Sadio Mané, leader du Sénégal, champion d’Afrique. Celui du meilleur gardien est revenu à Yassine Bounou du Maroc, décisif tout au long du tournoi. Quant au titre de meilleur buteur, il a été attribué à son coéquipier Brahim Diaz, avec 5 réalisations, malgré une finale cruelle marquée par une panenka ratée qui aurait pu lui offrir le titre. Les prix du fair-play et de l’équipe la plus fair-play ont été respectivement attribués à Achraf Hakimi et au Maroc.
Un point noir a toutefois terni le bilan : l’arbitrage. Plusieurs décisions controversées ont alimenté la polémique, avec des accusations de favoritisme envers le pays hôte.
La finale a cristallisé les tensions, entre un but refusé au Sénégal et un penalty accordé au Maroc dans les dernières secondes, provoquant une interruption de près de vingt minutes, après la sortie des Sénégalais en signe de protestation.
Toutefois, malgré ces controverses, la CAN 2025 restera globalement comme une édition réussie sur plusieurs plans.
Mohamed KENOUVI




