Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Mali a présenté le bilan de ses activités pour l’année 2025 lors d’un café de presse organisé le 17 février 2026 au siège de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Bamako. Au total 2,3 millions de personnes ont été touchées en 2025.
Face aux journalistes, le chef de délégation du CICR au Mali, Nicolas Lambert, et le directeur général de la Croix-Rouge Malienne, Nouhoum Maïga ont détaillé les réalisations de l’année écoulée et présenté les perspectives opérationnelles pour 2026.
Selon les chiffres communiqués, les actions du CICR ont permis de toucher environ 1 100 000 personnes en 2025, malgré une baisse de 15 % du budget. Les interventions ont concerné plusieurs secteurs clés, notamment la protection des personnes affectées par les conflits, la sécurité alimentaire, la santé, l’accès à l’eau et la prévention.
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Dans le domaine de la protection, 83 visites ont été effectuées dans 13 lieux de détention afin de suivre les conditions de détention et le traitement des détenus. Le rétablissement des liens familiaux est resté un axe fort : 22 222 appels téléphoniques ont été facilités entre personnes séparées, 641 messages Croix-Rouge échangés et huit familles réunifiées, dont des enfants.
Sur le volet sécurité alimentaire et économique, les équipes ont conduit des réponses d’urgence ciblées au profit de 22 970 ménages via une assistance alimentaire, tandis que 10 310 ménages ont reçu des biens ménagers essentiels. En parallèle, 11 808 ménages ont bénéficié d’un appui en semences, outils et intrants agricoles pour renforcer leurs moyens de subsistance.
Dans le secteur de la santé, plus de 24 000 patients ont été pris en charge, dont 13 784 blessés et cas urgents nécessitant des soins d’urgence ou chirurgicaux. Trente centres de santé ont également reçu un soutien, couvrant plus de 221 000 personnes à travers des programmes de santé communautaire.
L’accès à l’eau et l’habitat figurent aussi parmi les priorités. Au total, 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités, au bénéfice de 162 400 personnes. La solarisation de 42 infrastructures a été assurée pour garantir la durabilité et la continuité des services. Enfin, 17 sessions de formation en droit des conflits armés ont été organisées au profit de 214 militaires.
Des besoins persistants et une priorisation en 2026
Évoquant les perspectives, Nicolas Lambert a annoncé un budget prévisionnel de 33 milliards de FCFA pour 2026. Il a souligné que les besoins humanitaires restent élevés, avec une possible évolution de la cartographie des zones d’intervention. Toutefois, la stratégie restera concentrée principalement sur le centre et le nord du pays, avec une logique de priorisation des actions.
De son côté, la Croix-Rouge Malienne a présenté un bilan également soutenu. En 2025, près de 13 milliards de FCFA ont été mobilisés pour ses opérations, avec plus de 1,2 million de bénéficiaires atteints dans différents domaines.
Dans le domaine de la santé et du bien-être social, 938 251 personnes ont été touchées à travers des interventions en santé maternelle et infantile, la prévention des épidémies et le soutien psychosocial.
En gestion des catastrophes, 613 personnes ont été formées aux premiers secours et au dépistage, tandis que 116 074 personnes ont reçu une assistance d’urgence. En outre, 210 membres d’équipes d’intervention et volontaires ont été formés à la préparation et à la réponse aux urgences ainsi qu’aux activités génératrices de revenus.
Sur le plan de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, 3 830 bénéficiaires ont reçu des appuis via des formations agricoles, des dotations et des distributions alimentaires ou monétaires. Des transferts en cash d’un montant global de 807 698 000 FCFA ont été distribués à 11 887 ménages.
Les actions de protection et de cohésion sociale ont concerné plus de 62 000 personnes, notamment des migrants, déplacés internes et communautés hôtes. Des campagnes de sensibilisation ont touché près de 40 000 personnes sur les droits des migrants et les violences basées sur le genre.
Enfin, les programmes environnementaux et d’assainissement ont permis de sensibiliser plus de 68 000 personnes, d’organiser des journées de salubrité, de planter 2 000 plants et d’aménager deux périmètres maraîchers.




