À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée ce 8 mars 2026, la communauté internationale met l’accent sur l’urgence d’actions concrètes pour garantir les droits, l’accès à la justice et l’égalité réelle pour toutes les femmes et les filles.
Le thème retenu, « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », insiste sur la nécessité de passer des engagements aux résultats concrets. Il s’agit non seulement de protéger les acquis, mais surtout d’accélérer leur mise en œuvre effective.
À l’échelle mondiale, les progrès sont réels mais inégaux. Selon le rapport « Women, Business and the Law 2024 », publié par la Banque mondiale, les femmes bénéficient en moyenne de seulement 64 % des droits juridiques accordés aux hommes dans le monde.
L’édition 2026 du même rapport confirme ces constats et met en évidence un écart important entre les lois adoptées et leur application effective. Des discriminations subsistent dans l’accès à la propriété, à l’héritage, à l’emploi ou encore à la protection contre les violences.
Des avancées indéniables, mais fragiles
Des progrès ont pourtant été enregistrés. L’accès des filles à l’éducation primaire s’est considérablement amélioré dans plusieurs régions, réduisant les écarts de scolarisation.
La représentation féminine dans les parlements nationaux progresse également. Au 1er janvier 2025, les femmes occupaient 27,2 % des sièges parlementaires dans le monde, selon les données conjointes d’ONU Femmes et de l’Union interparlementaire. Une avancée notable par rapport aux décennies précédentes, mais encore loin de la parité.
De nombreuses réformes ont aussi été adoptées pour lutter contre les mariages précoces, renforcer les droits économiques des femmes et améliorer leur accès au marché du travail.
Toutefois, l’ONU rappelle que les crises successives, notamment les conflits armés, les chocs climatiques et l’instabilité économique, ont un impact disproportionné sur les femmes. Les violences basées sur le genre demeurent répandues, l’accès à la justice reste inégal, et les femmes sont surreprésentées dans les emplois précaires ou informels.
Transformer les engagements en actions
Le thème de 2026 met l’accent sur l’accès effectif à la justice. Dans de nombreux contextes, les lois existent, mais leur application reste limitée par des obstacles financiers, culturels ou institutionnels.
Les organisations internationales insistent sur la nécessité de renforcer les systèmes judiciaires, d’améliorer la collecte de données sexuées et d’accroître les financements dédiés à l’égalité des genres.
À l’horizon 2030, les Objectifs de développement durable rappellent que l’égalité entre les sexes constitue un levier transversal pour la réduction de la pauvreté, la stabilité politique et la croissance inclusive.
Mohamed Kenouvi




