Vague de chaleur : les risques sanitaires en hausse

Une alerte de Mali-Météo fait état d’une hausse généralisée des températures sur l’ensemble du territoire, avec des pointes pouvant atteindre…

Une alerte de Mali-Météo fait état d’une hausse généralisée des températures sur l’ensemble du territoire, avec des pointes pouvant atteindre 45°C. Cet épisode relance les préoccupations sur les effets de la chaleur sur la santé, alors que les populations font face à des conditions particulièrement éprouvantes.

Cette période de forte chaleur coïncide avec la dernière décade du Ramadan, un mois marqué par le jeûne quotidien. L’absence d’hydratation durant la journée expose davantage les organismes à la fatigue, aux malaises et aux risques de déshydratation, notamment lors des pics de température.

Dans les structures de santé, les effets sont déjà perceptibles. « On reçoit des malades dont les pathologies sont aggravées par la chaleur, notamment l’hypertension et la déshydratation », explique le Dr Boubacar Bathily, médecin au CSRéf de Yorosso. Plusieurs centres signalent une hausse des consultations en période de fortes températures, une situation accentuée par le jeûne.

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Sur le plan météorologique, cette chaleur correspond à la phase la plus intense de l’année, liée à un fort ensoleillement et à la remontée du front intertropical. Les régions du Nord et de l’Ouest du pays, notamment Kayes, Tombouctou et Gao, restent les plus exposées, même si l’ensemble du pays est concerné. Les spécialistes évoquent aussi l’influence du réchauffement climatique, qui renforce l’intensité et la durée de ces épisodes. Le météorologue Amadou Diakité souligne que ces températures résultent de facteurs atmosphériques combinés dans un environnement de plus en plus chaud.

Les conséquences sanitaires sont bien connues. Une exposition prolongée peut entraîner déshydratation, épuisement ou coup de chaleur, une urgence médicale potentiellement grave. Les enfants, les personnes âgées, les malades chroniques figurent parmi les plus exposés, tout comme les travailleurs en extérieur.

Rappelons qu’en avril 2024, un épisode similaire avait été associé à une surmortalité à Bamako, selon des analyses de la plateforme World Weather Attribution. Des températures proches de 48°C ont déjà été enregistrées dans certaines zones ces dernières années, et les scientifiques estiment que ces épisodes deviennent plus fréquents et plus intenses.

Fait notable, des températures dépassant les 40°C ont également été observées à Sikasso, pourtant considérée comme une zone plus tempérée. Cette évolution traduit une extension du phénomène à des régions jusque-là moins exposées.

Face à ces conditions, les recommandations restent simples : s’hydrater régulièrement, limiter l’exposition au soleil et veiller sur les personnes vulnérables. La prévention demeure essentielle pour réduire les effets de ces fortes chaleurs sur la santé.

 

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