Secteur culturel : vers une meilleure régulation des festivals et des centres

Le ministère de la Culture a réuni les acteurs du secteur lors d’un atelier consacré à la classification et à…

Le ministère de la Culture a réuni les acteurs du secteur lors d’un atelier consacré à la classification et à la catégorisation des centres culturels et des festivals. Cette initiative vise à mieux structurer et professionnaliser un domaine marqué ces dernières années par une forte expansion mais aussi par un manque d’encadrement.

L’atelier de validation de la classification et de la catégorisation des centres culturels et des festivals du Mali, organisé le 27 février par le ministère de la Culture avec les acteurs du secteur, constitue une étape importante dans l’opérationnalisation de la Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, selon les autorités.
Très attendue par les professionnels, l’initiative intervient dans un secteur où l’animation culturelle repose largement sur des initiatives privées, dans un contexte de structuration limitée et de soutien institutionnel jugé insuffisant. Une situation qui a favorisé l’installation progressive d’une « espèce d’anarchie », selon Adama Traoré, président de la FEDAMA.
Définir une identité
Pour restructurer le secteur et permettre à chaque acteur de jouer pleinement son rôle, des critères ont été proposés afin de classer les festivals selon leur nature, qu’ils soient d’intérêt national, international ou local ou communautaire. D’autres paramètres, liés notamment aux activités proposées, à la programmation artistique ou encore au niveau des budgets, ont également été définis.
Ainsi, un festival d’intérêt national devra répondre à un certain niveau d’exigence en matière de programmation et de budget, tandis que les festivals d’envergure internationale devront notamment accueillir des artistes, des compagnies et des programmateurs étrangers. Ces critères doivent permettre de mieux identifier les événements culturels et de structurer l’offre artistique.
La multiplication des festivals au Mali, aux orientations parfois similaires, pose la question de la fragmentation de l’espace culturel et de l’efficacité de ces manifestations, pourtant censées promouvoir la cohésion sociale. Cette situation alimente les réflexions sur l’opportunité de regrouper certaines initiatives afin d’en renforcer l’impact.
Dans ce processus, les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle important, puisqu’elles disposent notamment de prérogatives leur permettant d’autoriser ou, le cas échéant, d’interdire l’organisation d’un festival sur leur territoire.
Les festivals doivent également s’inscrire dans les Plans de développement économique, social et culturel (PDSEC), qui constituent les principaux instruments de planification des collectivités.

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