Maladies rénales : l’urgence de la prévention

À l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée le 12 mars, les acteurs de la santé rappellent l’importance de…

À l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée le 12 mars, les acteurs de la santé rappellent l’importance de la prévention face à la progression des maladies rénales. Malgré l’extension des centres de dialyse, l’accès aux soins et la prise en charge des patients restent confrontés à plusieurs défis.

Chaque année, la Journée mondiale du rein est organisée le deuxième jeudi de mars afin de sensibiliser à la santé rénale et aux maladies chroniques. Elle met l’accent sur la prévention, le dépistage précoce et l’accès équitable aux soins pour réduire l’impact des maladies rénales.
Au Mali, environ 500 malades chroniques sont recensés à Bamako par les associations. Si la décentralisation des centres de dialyse constitue une étape importante pour soulager les patients, plusieurs défis persistent. La Journée mondiale du rein offre l’occasion aux patients, aux soignants et aux décideurs de faire le point sur les progrès réalisés, mais aussi de renforcer les actions de sensibilisation.
L’insuffisance rénale chronique (IRC) constitue un problème de santé publique en Afrique subsaharienne, avec une prévalence estimée à 13 % chez les adultes. Elle est souvent diagnostiquée à un stade avancé, notamment chez des sujets jeunes. Principalement causée par l’hypertension artérielle, le diabète et certaines infections, cette pathologie reste marquée par un accès limité aux traitements spécialisés, notamment la dialyse.
À l’échelle mondiale, les maladies rénales touchent environ 10 % de la population, soit près de 850 millions de personnes. Au Mali, au moins 13 % de la population âgée de 20 à 50 ans serait touchée par une maladie rénale.
Des acquis à consolider
La dialyse est gratuite pour les malades chroniques programmés, assurent les soignants. Une dialyse d’urgence existe toutefois pour les patients référés, moyennant un forfait de 25 000 francs CFA.
Pour améliorer l’accès à ce traitement, l’État a ouvert de nouveaux centres de dialyse dans la capitale et dans certaines régions. À Bamako, ceux de l’hôpital du Point G, des communes IV et V et du Génie militaire sont fonctionnels.
Cependant, les ruptures d’intrants nécessaires à la dialyse restent un défi majeur. Des critiques liées à un manque de transparence ou à certaines pratiques jugées non éthiques sont également évoquées. Les autorités ont engagé une digitalisation afin d’établir un fichier fiable des patients bénéficiaires.
Malgré ces avancées, les spécialistes rappellent que la prévention demeure essentielle. La prévention commence par l’identification des principaux facteurs de risque : diabète, hypertension, obésité, maladies cardiaques, infections rénales récurrentes, antécédents familiaux ou usage prolongé de certains analgésiques.

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