Saif al-Islam Kadhafi, fils aîné et figure politique centrale de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été tué dans la nuit du 3 février 2026 à Zintan, dans l’ouest de la Libye.
Selon son avocat Khaled al-Zaidi et son conseiller politique Abdullah Othman Abdurrahim, la mort est intervenue lors d’une attaque armée menée par des hommes masqués, sans précision officielle sur les circonstances exactes. Des médias locaux évoquent une intrusion après neutralisation des dispositifs de sécurité, suivie de tirs mortels.
Né le 25 juin 1972 à Tripoli, Saif al-Islam avait été capturé en 2011 après la chute du régime, puis condamné à mort en 2015 pour son rôle durant le soulèvement, avant d’être libéré en 2017 à la faveur d’une amnistie. Il faisait toutefois toujours l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.
Longtemps perçu comme un possible successeur réformateur, son image avait été durablement ternie par ses appels à la répression des opposants en 2011. Il avait ensuite tenté un retour politique en déposant sa candidature à l’élection présidentielle de 2021, un scrutin finalement jamais organisé, sa candidature ayant par ailleurs été invalidée.
Sa disparition intervient dans un contexte de fragmentation persistante du pouvoir en Libye, où rivalités politiques et influence des milices continuent de peser sur toute perspective de stabilisation. Elle résonne également dans l’espace sahélo-saharien, encore marqué par les conséquences sécuritaires de l’effondrement de l’État libyen en 2011, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso.




