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Iran–USA : les discussions nucléaires relancées à Genève

Washington et Téhéran doivent reprendre leurs discussions indirectes sur le nucléaire ce 26 février à Genève, sous médiation omanaise. Cette…

Washington et Téhéran doivent reprendre leurs discussions indirectes sur le nucléaire ce 26 février à Genève, sous médiation omanaise. Cette nouvelle session intervient dans un climat de pression militaire et d’escalade verbale.

Les États-Unis et l’Iran sont attendus ce jeudi à Genève pour un nouveau round de discussions indirectes sur le programme nucléaire iranien. L’annonce a été confirmée par le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, dont le pays assure la médiation entre les deux capitales. Cette rencontre fait suite à deux cycles précédents, organisés d’abord à Mascate puis à Genève le 17 février, où les parties ont convenu de principes généraux en vue d’un éventuel accord.
Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi doit faire face à l’émissaire spécial américain Steve Witkoff. Le chef de la diplomatie iranienne a évoqué « une bonne chance » d’aboutir à une solution diplomatique, tout en rappelant que Téhéran n’acceptera de discuter que de son programme nucléaire. Les questions relatives aux missiles balistiques ou aux alliances régionales de l’Iran sont exclues du cadre des négociations.
Le cœur du désaccord demeure l’enrichissement de l’uranium. Washington affirme que l’Iran ne doit conserver aucune capacité susceptible de conduire à la fabrication d’une arme nucléaire. Téhéran défend son droit souverain à l’enrichissement à des fins civiles. Les rapports récents de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) font état d’un niveau d’enrichissement élevé, alimentant les inquiétudes occidentales.
Ces discussions s’ouvrent alors que les États-Unis maintiennent une présence militaire renforcée au Moyen-Orient. Selon des responsables américains, des ajustements logistiques ont été observés dans plusieurs bases de la région, notamment au Qatar et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine. Des estimations évoquent entre 30 000 et 40 000 soldats américains déployés dans la zone. Le président Donald Trump a déclaré que l’option militaire restait envisageable en cas d’échec diplomatique.
L’Iran, de son côté, a averti par l’intermédiaire de sa mission auprès des Nations unies que toute attaque américaine visant ses intérêts entraînerait des représailles contre les bases et installations américaines dans la région.
Ces échanges se déroulent dans un climat intérieur tendu en Iran, où des rassemblements d’étudiants ont été signalés à Téhéran et dans plusieurs grandes villes après la répression de manifestations en janvier. Le précédent accord de 2015 reste fragilisé et aucune alternative formelle n’a encore émergé, laissant à la session de Genève la possibilité de préciser les contours d’un éventuel compromis.

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