L’année 2026 s’annonce comme celle des attentes pour les acteurs du front social. Alors qu’elle doit enregistrer l’entrée en vigueur de l’augmentation graduelle des salaires, elle constitue également une étape importante pour l’application du Pacte de stabilité sociale signé en 2023 entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
Les syndicats et autres acteurs sociaux placent de fortes attentes dans 2026, espérant la concrétisation de plusieurs engagements en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail. Ces attentes s’inscrivent dans le cadre du Pacte de stabilité sociale et de croissance signé le 25 août 2023 entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Présenté comme un accord historique destiné à l’apaisement du climat social, ce pacte, structuré autour du dialogue social et de la liberté syndicale, comporte 7 chapitres et prévoit 60 domaines d’activité, ainsi que 125 actions programmées sur 5 ans, conformément aux recommandations de la Conférence sociale d’octobre 2022.
L’année 2025 s’est inscrite dans la continuité de 2024 dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale. Selon Ousmane Almoudou Touré, membre de la Synergie des syndicats de l’enseignement, des ateliers d’évaluation ont toutefois mis en évidence des engagements non exécutés par le gouvernement. Si la revalorisation de la valeur indiciaire a été engagée, « beaucoup de procès-verbaux attendent encore d’être exécutés », souligne-t-il. À l’inverse, les partenaires sociaux auraient respecté leurs engagements, privilégiant le dialogue et la réduction des mouvements de grève, ce qui a contribué à un climat social relativement apaisé.
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Application mitigée
Concernant l’application du Pacte de stabilité sociale et de croissance, des insuffisances persistent, notamment sur les engagements financiers. Le leader syndical espère donc que 2026 marquera l’exécution de ces points, parmi lesquels figurent certaines primes, dont la prime spéciale très attendue par les syndicats. Selon lui, leur mise en œuvre permettrait de soulager les militants et de renforcer la crédibilité des partenaires sociaux.
Par ailleurs, le premier bras de fer social de l’année semble s’orienter vers un dénouement. Il concernait les enseignants des régions de Kidal et de Ménaka dont les salaires avaient été suspendus en raison de la non-reprise des postes liée à l’insécurité. Selon les informations disponibles, cette décision aurait été levée, les enseignants concernés se disant prêts à regagner leurs postes dès la reprise des vols vers ces zones.




