Le gouvernement a tenu, ce 12 janvier 2026, une réunion de concertation consacrée aux filières karité, sésame et arachide, dans un contexte de tensions récurrentes sur l’approvisionnement des unités industrielles locales.
La rencontre s’est déroulée dans la capitale du Mali sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce Moussa Alassane Diallo. Elle a réuni producteurs, interprofessions et industriels de transformation afin d’examiner les conditions d’un approvisionnement plus régulier des usines nationales en matières premières.
Les échanges se sont appuyés sur des données qui confirment le poids stratégique du secteur. Le Mali produit chaque année plus de 200 000 tonnes d’amandes de karité, ce qui le place parmi les premiers producteurs mondiaux, tandis que la production d’arachide dépasse 350 000 tonnes et celle de sésame avoisine 50 000 tonnes. Malgré ces volumes, une part importante de la production continue d’être exportée à l’état brut, limitant l’activité des unités industrielles locales.
La réunion a permis d’aborder les difficultés rencontrées par les transformateurs face à la concurrence des acheteurs exportateurs et aux circuits informels. Les autorités ont rappelé leur volonté de renforcer l’organisation des filières et le rôle des interprofessions afin de mieux orienter les flux de matières premières vers le marché national.
Cette concertation s’inscrit dans la continuité des mesures récentes visant à privilégier la transformation locale des produits agricoles. Notamment le suivi du protocole d’accord signé le 31 octobre 2024 entre le gouvernement, les unités industrielles locales de transformation des produits oléagineux et les interprofessions des filières karité, sésame et arachide. L’accord est destiné à être un outil d’équilibre entre les besoins de production, de transformation et de régulation du marché. Elle constitue une étape de dialogue entre l’État et les acteurs économiques, en attendant d’éventuelles décisions réglementaires destinées à sécuriser durablement les filières oléagineuses.
A l’issue de la rencontre, il a été prévu qu’une évaluation claire de l’accord sera réalisée d’ici le 31 janvier 2026.




