Le rapport général des États généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a été remis le 19 février 2026 au président de la Transition. Parmi les 459 recommandations formulées, figure la proposition de consacrer 2027 à la femme, à l’enfant et à la famille.
Le document, officiellement transmis au palais de Koulouba par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme DIARRA Djénéba SANOGO, est l’aboutissement d’un processus national de concertation ayant mobilisé près d’un millier de participants. Les travaux ont débouché sur 459 recommandations et 349 actions prioritaires structurées autour de trois axes : le renforcement de la cellule familiale, l’autonomisation économique des femmes et leur participation à la vie publique, ainsi que la protection des enfants contre les violences, abus et formes d’exploitation.
Le rapport intervient dans un contexte où les indicateurs sociaux rappellent la persistance de nombreux défis. Les femmes, qui représentent près de la moitié de la population active, demeurent confrontées à un accès limité au financement, à la terre et aux opportunités économiques formelles. Les inégalités en matière d’éducation, notamment en milieu rural, continuent d’affecter les filles, avec des taux d’abandon scolaire encore élevés. Les mariages précoces, les violences basées sur le genre et les difficultés d’accès aux services de santé maternelle et infantile freinent également leur plein épanouissement.
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Pour les enfants, les contraintes sont multiples. La pauvreté, l’insécurité dans certaines régions, le travail des mineurs et l’insuffisance d’infrastructures scolaires et sanitaires compromettent l’exercice effectif de leurs droits. Les crises successives ont accentué la vulnérabilité des familles, limitant leur capacité à assurer protection, encadrement et accompagnement éducatif.
Les recommandations issues des États généraux entendent répondre à ces fragilités structurelles par une approche intégrée. Elles prévoient notamment le renforcement des mécanismes de prévention des violences, l’amélioration de l’accès des femmes aux ressources productives, la promotion de leur leadership dans les instances décisionnelles et la consolidation des dispositifs de protection de l’enfance. La proposition de faire de 2027 l’année dédiée à la femme, à l’enfant et à la famille s’inscrit dans cette dynamique, à l’occasion du trentième anniversaire du département ministériel concerné.
Les autorités présentent ces assises comme une initiative d’envergure nationale financée sur budget interne et soutenue au plus haut niveau de l’État. Le défi reste désormais celui de la mise en œuvre. La traduction effective des 349 actions prioritaires en programmes concrets, dotés de ressources suffisantes et assortis de mécanismes de suivi, sera déterminante pour transformer les engagements en améliorations tangibles.
La remise du rapport marque une étape institutionnelle importante. Elle ouvre une phase d’attente et d’exigence, dans laquelle la cohérence entre les ambitions affichées et les réalisations concrètes conditionnera la confiance des citoyens et l’impact réel sur la vie des femmes, des enfants et des familles.




