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Le sacrifice sans issue

Depuis plus de trois ans, la crise énergétique ne cesse d’éprouver les ménages, les entreprises et l’activité économique. Les délestages…

Depuis plus de trois ans, la crise énergétique ne cesse d’éprouver les ménages, les entreprises et l’activité économique. Les délestages se prolongent, les charges explosent et le coût de la vie s’alourdit. Pourtant, les ressources ont bien été mobilisées. Au moins 24 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur de l’électricité dès juillet 2025, tandis qu’une partie des prélèvements sur les services télécoms, l’internet et le mobile money alimente le fonds de soutien aux infrastructures de base. Malgré cet effort, les coupures persistent et l’horizon reste flou.

Le vrai sujet n’est plus seulement financier. Il touche désormais à la confiance. Quand les populations acceptent de contribuer davantage, dans une période déjà marquée par la hausse du carburant, des denrées et du transport, elles attendent en retour des résultats visibles, ou, dans une moindre mesure, un partage clair de l’effort.

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Dans plusieurs pays confrontés à des crises sévères, des dirigeants ont choisi d’envoyer un signal fort. Au Ghana, des réductions volontaires de salaires au sommet de l’État avaient été annoncées pour accompagner les sacrifices demandés aux citoyens. Ailleurs, des dépenses de prestige ont été gelées afin de montrer que l’effort national ne reposait pas uniquement sur les ménages.

C’est cette dimension qui manque aujourd’hui au débat. Le sacrifice demandé à la population ne peut durablement tenir sans une perspective lisible ni un sentiment d’équité. Après un an de prélèvements exceptionnels sans amélioration notable du quotidien, la question que tout le monde se pose est de savoir jusqu’à quand peut-on encore demander aux populations de tenir si aucun signe concret de sortie de crise n’apparaît ?

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