Patrimoine : La cité légendaire d'Hamdallahi
Par Issa FAKABA SISSOKO - 08/06/2011
Bâtie en architecture de terre, la Cité historique d’Hamdallahi fait partie des richesses culturelles du patrimoine Malien en phase d’inventaire. Présentation.
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© imagessud.com
Naguère cité pieuse, Hamdallahi est aujourd’hui reconnu comme un site historique classé dans le patrimoine national. Située à 32 km au sud-est de la ville de Mopti, la Cité historique tient son nom de la formule islamique « Al-Hamdou Lillahi », louange à Allah, le bienfaiteur, le miséricordieux. La fondation d’Hamdallahi, qui remonte aux années 1819-1821, est attribuée à Sékou Amadou, qui en fait la Capitale de l’empire peul du Macina, Etat théocratique. A l’apogée de l’empire, Hamdallahi, cité aux doubles valeurs religieuse et historique, était une ville entièrement fortifiée par un rempart de 5.600m de périmètre construit en briques crues. Comme structures de première importance, la ville abritait la grande mosquée, le palais de Sékou Amadou, le secrétariat du Grand Conseil de la Diina, plusieurs marchés et de nombreuses écoles coraniques.
Au sens du Décret N°07-283/P-RM du 8 août 2007, portant classement de la Cité historique de Hamdallahi dans le patrimoine national, le site couvre une superficie de 246 hectares: le reste étant constitué du Tata en briques de terre crue, et le palais entouré d’une muraille de pierre sèches, plus les mausolées se trouvant dans l’enceinte du palais, la nouvelle mosquée bâtie sur les traces de la mosquée historique d’Hamdallahi.
Le premier (c'est-à-dire le reste du Tata) est appelé parfois Tata extérieur à contrario à la muraille en pierre qui entourait la concession de Sékou Amadou. Cette muraille représentait la structure défensive en terre qui entourait l’ensemble de l’ancienne ville d’Hamdallahi.
Quant au Palais (ou la concession du roi Sékou Amadou), il était entouré d’une muraille de pierres sèches de forme trapézoïdale. S’agissant de la mosquée, elle constitue le premier établissement en terre construit lors de la fondation de la ville. Elle était un vaste bâtiment d’une extrême simplicité, sans minaret, ni ornement ostentatoires pouvant contenir jusqu'à 3.000 fidèles.
1 COMMENTAIRES
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Nos autorités ne travaillent pas!
Par Tièfing09/06/2011 17:07
la Cité d'Hamdallahi, comme les nombreux sites du patrimoine culturel malien, doit être sauvagrdé et mis en valeur en vue de les rentabiliser. la Cité des Askia à Gao, le Togouna du pays Dogon, le Fort de Médine à Kayes, les reste des Tata de Sikasso, etc, sont des sites d'une importance capitale. Leur histoire doivent occuper plus de place dans les programmes scolaires. Mais en lieu place d'une conservation digne de ce nom, ces sites se meurent. Et des générations après, nous ne sauront plus que expliquer à nos progenitures. C'est dommage, mais c'est parce que nos autorités ne travaillent. C'est à tous les niveaux.
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